Catégories
Délivrabilité Email & Infrastructure : Guide Expert B2B

Guide complet de la délivrabilité email B2B

Vos emails arrivent-ils vraiment à destination ? La question peut sembler naïve, et pourtant. En B-to-B, la délivrabilité reste l’un des sujets les moins bien compris par les équipes marketing. On se concentre sur l’objet, sur le design, sur le ciblage, mais on oublie parfois l’essentiel : si le message n’atteint pas la boîte de réception, tout le reste ne sert à rien.

Un bon taux de délivrabilité se situe entre 95% et 98%. En dessous de 90%, il y a un problème sérieux à résoudre. Et entre ces deux seuils, chaque point de pourcentage représente des opportunités commerciales perdues.

La délivrabilité, un enjeu sous-estimé en B2B

Il faut d’abord clarifier un malentendu fréquent. Le taux de délivrabilité mesure le pourcentage d’emails qui ne génèrent pas d’erreur technique, autrement dit les messages qui arrivent quelque part sur le serveur du destinataire. Ce n’est pas la même chose que le taux d’aboutissement en boîte de réception.

Un email peut être « délivré » au sens technique et finir directement dans le dossier spam. Il peut être accepté par le serveur et ne jamais apparaître dans la boîte principale du destinataire. La formule est simple : nombre d’emails délivrés divisé par le nombre d’emails envoyés, multiplié par 100. Mais cette formule ne raconte qu’une partie de l’histoire.

En B-to-B, les enjeux sont particuliers. Les filtres antispam des entreprises sont souvent plus stricts que ceux des messageries grand public. Les administrateurs système configurent des règles spécifiques. Les politiques de sécurité internes peuvent bloquer certains expéditeurs sans même générer de message d’erreur.

Le taux d’ouverture moyen des emails en 2024 atteint 26,6% selon les études du secteur, en hausse par rapport à l’année précédente. Ce chiffre suggère que les bonnes pratiques paient. Mais il masque aussi une réalité : une part significative des emails n’arrivent tout simplement jamais à destination.

Les nouvelles règles du jeu depuis 2024

Février 2024 marque un tournant majeur. Google et Yahoo ont commencé à appliquer de nouvelles exigences pour les expéditeurs d’emails. D’abord des erreurs temporaires sur un petit pourcentage de messages non conformes, puis des rejets de plus en plus systématiques à partir d’avril.

En juin 2024, l’obligation du désabonnement en un clic est devenue effective. En avril 2025, Microsoft a rejoint le mouvement avec des exigences similaires pour Outlook.com, Hotmail et Live.com. Le 5 mai 2025, Microsoft a commencé à rejeter directement les emails non conformes, pas seulement à les envoyer en spam.

Concrètement, qu’est-ce qui a changé ? Pour les expéditeurs qui envoient plus de 5 000 emails par jour, trois protocoles d’authentification sont désormais obligatoires : SPF, DKIM et DMARC. Pour les volumes plus faibles, SPF ou DKIM suffit, mais mieux vaut avoir les trois.

Le seuil de plainte pour spam est fixé à 0,3% maximum. Idéalement, il faut viser moins de 0,1%. Au-delà, vos messages risquent d’être bloqués ou systématiquement envoyés en spam. Les messages doivent également inclure un mécanisme de désabonnement en un clic, avec un traitement effectif sous deux jours.

Ces règles concernent d’abord les messageries grand public. Mais elles ont un effet indirect sur le B-to-B. Les bonnes pratiques deviennent la norme, et les expéditeurs qui ne s’y conforment pas voient leur réputation globale se dégrader.

L’authentification technique : SPF, DKIM et DMARC expliqués simplement

Ces trois acronymes font peur à beaucoup de marketeurs. Pourtant, leur principe est assez simple à comprendre.

SPF, pour Sender Policy Framework, répond à une question basique : qui a le droit d’envoyer des emails au nom de votre domaine ? C’est une liste d’adresses IP autorisées, publiée dans les enregistrements DNS de votre domaine. Quand un serveur reçoit un email prétendant venir de votre domaine, il vérifie si l’IP de l’expéditeur figure dans cette liste.

DKIM, pour DomainKeys Identified Mail, ajoute une signature numérique à chaque email. Cette signature prouve que le message n’a pas été modifié en transit et qu’il provient bien du domaine annoncé. C’est un peu comme un sceau sur une enveloppe : si le sceau est intact, le contenu est authentique.

DMARC, pour Domain-based Message Authentication, Reporting and Conformance, combine les deux précédents et définit une politique d’action. Que faire si un email échoue aux vérifications SPF et DKIM ? Le rejeter, le mettre en quarantaine, ou le laisser passer ? DMARC permet aussi de recevoir des rapports sur les tentatives d’usurpation de votre domaine.

Pour vérifier que tout est bien configuré, plusieurs outils en ligne existent. MXToolbox permet de tester vos enregistrements DNS. La plupart des plateformes emailing proposent également des diagnostics intégrés. L’erreur la plus courante reste l’oubli de mettre à jour les enregistrements SPF quand on change de prestataire d’envoi.

La réputation d’expéditeur : IP et domaine

La réputation d’expéditeur fonctionne comme un score de crédit. Elle s’accumule au fil du temps, peut être endommagée rapidement, et met longtemps à se reconstruire.

Historiquement, cette réputation était attachée à l’adresse IP utilisée pour l’envoi. C’est encore le cas, mais une évolution majeure s’est produite ces dernières années : la réputation de domaine prend désormais le dessus. Les fournisseurs de messagerie évaluent l’ensemble de votre activité d’envoi, quelle que soit l’IP utilisée.

Cette évolution a des implications pratiques. Changer d’adresse IP ne suffit plus à repartir de zéro. À l’inverse, utiliser une IP partagée avec d’autres expéditeurs vertueux peut bénéficier aux petits volumes.

Les blacklists, ou listes noires, constituent l’autre face de la médaille. Spamhaus est la référence en matière de lutte antispam. Si votre IP ou votre domaine y figure, c’est qu’il y a un problème majeur. D’autres listes comme SpamCop ou Barracuda ont également un impact, quoique moins sévère.

Pour vérifier votre statut, le site check.spamhaus.org permet une consultation gratuite. MXToolbox teste votre adresse contre plus de 100 blacklists simultanément. Un contrôle régulier est recommandé, même en l’absence de problème apparent.

Sortir d’une blacklist demande du temps et des explications. Il faut d’abord identifier la cause du problème, la corriger, puis soumettre une demande de retrait accompagnée d’une explication crédible. La plupart des blacklists demandent des garanties sur les mesures prises pour éviter la récidive.

La qualité de la base de contacts, fondement de la délivrabilité

Aucune configuration technique ne compensera une base de contacts de mauvaise qualité. C’est la règle fondamentale de la délivrabilité. Une base mal qualifiée, incomplète ou obsolète entraîne des rebonds, une baisse de réputation, et à terme une chute de délivrabilité.

Les hard bounces, ou rebonds définitifs, signalent des adresses qui n’existent plus ou qui n’ont jamais existé. Un taux de hard bounce supérieur à 2% est un signal d’alarme. Ces adresses doivent être supprimées immédiatement et définitivement de vos listes.

Les soft bounces, ou rebonds temporaires, indiquent un problème ponctuel : boîte pleine, serveur indisponible, message trop volumineux. Ils méritent une ou deux tentatives supplémentaires, mais une adresse qui génère des soft bounces répétés doit être traitée comme un hard bounce.

Les spamtraps représentent un danger particulier. Ce sont des adresses créées spécifiquement pour piéger les spammeurs. Certaines sont des adresses recyclées, autrefois actives puis abandonnées et réactivées comme pièges. D’autres n’ont jamais été utilisées par de vrais humains. Envoyer un email à un spamtrap démontre que vous utilisez des listes non sollicitées ou mal entretenues.

Le double opt-in reste la meilleure protection. En B-to-B, on peut être tenté de le considérer comme superflu, mais il garantit que l’adresse est valide et que son propriétaire souhaite vraiment recevoir vos communications. Pour envoyer des emails en masse sans passer pour un spammeur, c’est un prérequis incontournable.

Un nettoyage régulier de la base s’impose. Supprimez les adresses inactives depuis plus de six mois ou un an selon votre fréquence d’envoi. Utilisez des solutions de validation d’emails pour vérifier les nouvelles inscriptions. Ces investissements se remboursent largement par l’amélioration de la délivrabilité.

Le contenu de l’email et son impact sur le filtrage

Les filtres antispam analysent le contenu des messages à la recherche de signaux suspects. Comprendre le fonctionnement des filtres antispam permet d’éviter les pièges les plus courants.

Certains mots et expressions déclenchent des alertes : « urgent », « gagnez de l’argent », « offre exclusive », « cliquez ici immédiatement ». Utilisés ponctuellement et dans un contexte légitime, ils ne posent pas de problème. Accumulés dans un même message, ils augmentent le score de spam.

Le ratio texte/image a également son importance. Un email constitué uniquement d’une grande image avec peu de texte sera suspect. Les filtres ne peuvent pas lire le contenu des images, ce qui les rend méfiants. Un équilibre raisonnable, avec du texte visible et des images complémentaires, fonctionne mieux.

Les liens contenus dans le message sont analysés. Leur réputation est vérifiée. Un lien vers un domaine blacklisté ou suspect peut suffire à faire passer tout votre email en spam. Évitez les raccourcisseurs d’URL publics, préférez les liens directs vers vos propres domaines.

Le lien de désinscription doit être clairement visible. Au-delà de l’obligation légale liée au RGPD, c’est un signal de confiance pour les filtres. Un expéditeur qui facilite le désabonnement est considéré comme plus fiable qu’un autre qui le cache en bas de page en petits caractères.

L’en-tête List-Unsubscribe permet un désabonnement en un clic directement depuis l’interface de messagerie, sans même ouvrir l’email. C’est désormais une exigence pour les gros expéditeurs, mais tous les marketeurs B-to-B ont intérêt à l’implémenter.

Surveiller et maintenir sa délivrabilité dans la durée

La délivrabilité n’est pas un sujet qu’on règle une fois pour toutes. Elle demande une surveillance continue et des ajustements réguliers.

Les indicateurs à suivre en priorité sont le taux de rebond, le taux de plainte spam, le taux d’ouverture et le taux de clic. Une dégradation soudaine de l’un de ces indicateurs signale un problème à investiguer rapidement. Une dégradation progressive peut passer inaperçue si on ne compare pas les performances dans le temps.

La régularité des envois contribue à maintenir une bonne réputation. Un expéditeur qui envoie des volumes stables chaque semaine ou chaque mois est considéré comme plus fiable qu’un autre qui alterne entre des périodes de silence et des pics de volume.

Après une période d’inactivité, il est recommandé de reprendre progressivement. Commencez par vos contacts les plus engagés, ceux qui ouvrent et cliquent régulièrement. Augmentez ensuite les volumes graduellement sur plusieurs jours ou semaines. Cette approche, parfois appelée « warming », permet de reconstruire la confiance sans déclencher d’alertes.

En cas de problème avéré, un audit complet s’impose. Vérifiez la configuration technique, analysez la qualité de votre base, examinez le contenu de vos dernières campagnes. Cherchez ce qui a changé récemment : nouveau domaine d’envoi, modification des templates, import de contacts d’une nouvelle source.

Les outils de monitoring comme Google Postmaster Tools fournissent des informations précieuses sur la façon dont Gmail perçoit vos envois. D’autres services comme Sender Score ou Talos Intelligence permettent d’évaluer votre réputation globale.

Questions fréquentes sur la délivrabilité email B2B

QUEL EST UN BON TAUX DE DÉLIVRABILITÉ EN B2B ?

Un taux entre 95% et 98% est considéré comme bon. En dessous de 90%, il faut impérativement auditer vos pratiques et corriger les problèmes identifiés. Attention à ne pas confondre délivrabilité technique et aboutissement en boîte de réception.

SPF, DKIM ET DMARC SONT-ILS VRAIMENT OBLIGATOIRES ?

Pour les expéditeurs de plus de 5 000 emails par jour vers Gmail, Yahoo ou Outlook, oui. Pour les autres, c’est fortement recommandé. Ces protocoles sont devenus le standard et leur absence nuit à votre réputation globale.

COMMENT SAVOIR SI JE SUIS SUR UNE BLACKLIST ?

Utilisez des outils comme MXToolbox ou check.spamhaus.org pour vérifier votre statut. Un contrôle régulier, même en l’absence de problème apparent, permet de détecter les inscriptions avant qu’elles n’impactent significativement vos envois.

À QUELLE FRÉQUENCE NETTOYER SA BASE DE CONTACTS ?

Un nettoyage mensuel des adresses en rebond est le minimum. Une analyse trimestrielle des contacts inactifs est recommandée. Les adresses sans aucune interaction depuis six mois à un an devraient être supprimées ou placées dans un segment de réactivation spécifique.

LE CONTENU DE L’EMAIL INFLUENCE-T-IL VRAIMENT LA DÉLIVRABILITÉ ?

Oui, mais moins qu’on ne le pense parfois. Les filtres modernes se basent davantage sur la réputation de l’expéditeur et l’engagement des destinataires que sur des mots-clés isolés. Cela dit, un contenu truffé de signaux suspects cumulés peut faire basculer un email vers le spam.

PEUT-ON RÉCUPÉRER UNE MAUVAISE RÉPUTATION D’EXPÉDITEUR ?

C’est possible mais cela prend du temps. Il faut d’abord identifier et corriger la source du problème, puis reconstruire progressivement la confiance en envoyant des messages de qualité à des destinataires engagés. Comptez plusieurs semaines à plusieurs mois selon la gravité de la situation.

FAUT-IL UNE IP DÉDIÉE OU UNE IP PARTAGÉE ?

Pour des volumes importants et réguliers, une IP dédiée offre un meilleur contrôle sur votre réputation. Pour des volumes plus modestes, une IP partagée avec d’autres expéditeurs vertueux peut être avantageuse. La réputation de domaine étant désormais prédominante, ce choix est moins déterminant qu’auparavant.

Catégories
Email Marketing B2B : Stratégies et Best Practices

Hard bounces et soft bounces : tout comprendre pour protéger vos campagnes emailing

Vous venez d’envoyer votre campagne emailing. Les statistiques commencent à tomber et là, surprise : une partie de vos emails n’est jamais arrivée à destination. Le rapport affiche des « bounces », des rebonds. Certains sont qualifiés de « hard », d’autres de « soft ». Et vous vous demandez ce que cela signifie concrètement pour vos prochains envois.

Ces rebonds ne sont pas qu’une ligne dans vos statistiques. Ils racontent quelque chose sur la santé de votre base de contacts et sur la perception que les fournisseurs de messagerie ont de vous en tant qu’expéditeur. Comprendre la différence entre hard bounce et soft bounce, c’est se donner les moyens d’agir avant que votre délivrabilité ne se dégrade durablement.

Hard bounce : quand l’email est définitivement rejeté

Un hard bounce, c’est un rejet permanent. Votre email n’arrivera jamais à cette adresse, peu importe le nombre de tentatives. Le serveur de réception a répondu de manière catégorique : cette adresse n’existe pas ou n’est plus accessible.

Les serveurs de messagerie communiquent entre eux via des codes de réponse. Un hard bounce se traduit généralement par un code de type 5XX, qui signifie une erreur définitive. Le serveur destinataire refuse de prendre en charge le message et ne reviendra pas sur sa décision.

Plusieurs situations provoquent un hard bounce. L’adresse email contient une faute de frappe, c’est plus fréquent qu’on ne le pense. Le compte a été supprimé par son propriétaire ou par le fournisseur de messagerie après une longue période d’inactivité. Le nom de domaine n’existe plus ou a été désactivé. Dans certains cas, le serveur de réception bloque définitivement votre domaine ou votre adresse IP car il vous considère comme indésirable.

L’échec d’authentification peut également générer un hard bounce. Si vos enregistrements SPF, DKIM ou DMARC sont mal configurés, certains serveurs refuseront catégoriquement vos emails. Ce problème technique est devenu plus fréquent depuis que Gmail et Yahoo ont renforcé leurs exigences en février 2024.

Soft bounce : un problème temporaire qui peut se résoudre

Le soft bounce est différent. L’adresse existe bien, le serveur l’a reconnue, mais le message n’a pas pu être délivré cette fois-ci. C’est un échec temporaire.

Les codes de réponse des soft bounces sont généralement de type 4XX. Le serveur indique qu’il ne peut pas traiter la demande maintenant, mais qu’une nouvelle tentative ultérieure pourrait aboutir.

La boîte de réception du destinataire est pleine. C’est un classique, surtout quand quelqu’un part en vacances sans avoir configuré de réponse automatique. Les emails s’accumulent jusqu’à saturation. Le serveur de messagerie du destinataire rencontre un problème technique temporaire ou est en maintenance. Votre email est trop volumineux et dépasse les limites acceptées par le serveur. Le contenu de votre message a déclenché un filtre anti-spam, mais le serveur vous laisse une chance de corriger le tir.

La plupart des plateformes emailing effectuent automatiquement plusieurs tentatives d’envoi lorsqu’elles reçoivent un soft bounce. Si après plusieurs essais, généralement entre trois et cinq, le message n’aboutit toujours pas, l’adresse est alors traitée comme un hard bounce.

La différence fondamentale entre les deux types de rebonds

La distinction est simple mais ses conséquences sont importantes. Un hard bounce signifie que l’adresse est définitivement inutilisable. Un soft bounce indique un problème ponctuel qui peut disparaître.

Caractéristique Hard bounce Soft bounce
Nature du problème Permanent Temporaire
Possibilité de récupération Aucune Possible après résolution
Action recommandée Suppression immédiate Surveillance et nouvelles tentatives
Impact sur la réputation Fort et immédiat Modéré si récurrent

Dans vos rapports de campagne, les deux types de bounces sont généralement distingués. Cette séparation vous permet d’adopter la bonne stratégie pour chaque catégorie. Supprimer un hard bounce est une évidence. Pour un soft bounce, la décision dépend de sa récurrence.

Pourquoi les bounces détériorent votre réputation d’expéditeur

Les fournisseurs de messagerie surveillent de près le comportement des expéditeurs. Chaque campagne que vous envoyez contribue à construire votre réputation. Un taux de bounce élevé envoie un signal négatif : vous ne maintenez pas correctement votre base de contacts.

Selon le rapport Validity Email Deliverability Benchmark 2024, environ un email sur six n’atteint jamais la boîte de réception de son destinataire. Le taux de placement inbox global se situe autour de 84%. Les bounces contribuent directement à cette déperdition.

Gmail a d’ailleurs durci ses politiques au cours de l’année 2024. Le taux de placement inbox sur Gmail est passé de 89,8% en début d’année à 87,2% au quatrième trimestre, suite à l’application des nouvelles exigences pour les expéditeurs de masse.

Au-delà de 2% de taux de bounce sur une campagne, votre délivrabilité commence à se dégrader. Les filtres anti-spam des fournisseurs d’accès internet prennent en compte ce taux pour décider s’ils acceptent vos prochains envois. Une proportion élevée de hard bounces peut conduire les serveurs à considérer vos messages comme du spam. Et une fois cette étiquette collée, il est difficile de s’en défaire.

Les taux de bounce varient selon votre secteur d’activité

Tous les secteurs ne sont pas égaux face aux bounces. Les données Mailchimp de décembre 2023, basées sur l’analyse de milliards d’emails, révèlent des écarts significatifs.

Le secteur de la construction affiche le taux de hard bounce le plus élevé avec 1,28%. À l’opposé, les sites de coupons et de bons plans atteignent seulement 0,13%. Le e-commerce se situe à 0,57%, le voyage et transport à 1,02%.

Ces différences s’expliquent en partie par les pratiques de collecte d’adresses. Certains secteurs récupèrent des contacts via des formulaires en ligne bien conçus avec double opt-in. D’autres accumulent des adresses depuis des années sans jamais faire le ménage. La qualité de la base se reflète directement dans le taux de bounce.

Le secteur B-to-B présente généralement des taux légèrement supérieurs au B2C. Les adresses professionnelles changent plus souvent : départs, changements de poste, fusions d’entreprises. Une adresse valide il y a six mois peut très bien avoir disparu depuis.

Les bonnes pratiques pour réduire vos bounces

Supprimer immédiatement les hard bounces de vos listes est non négociable. Continuer à envoyer des emails à des adresses qui n’existent plus dégrade votre réputation sans aucun bénéfice possible. Votre plateforme emailing devrait gérer cela automatiquement, mais vérifiez régulièrement que c’est bien le cas.

Pour les soft bounces, adoptez une approche différenciée. Un soft bounce isolé n’est pas dramatique. En revanche, si une adresse génère des soft bounces sur trois ou quatre campagnes consécutives, il est temps de la considérer comme un hard bounce et de la retirer de votre liste.

Le double opt-in reste le meilleur rempart contre les bounces. En demandant à chaque nouveau contact de confirmer son inscription via un email de validation, vous éliminez les fautes de frappe et les inscriptions fantaisistes. Oui, vous perdez quelques contacts qui ne confirmeront pas. Mais ceux qui restent sont de vraie qualité.

Validez les adresses email dès la collecte. Des outils de vérification en temps réel peuvent détecter les erreurs de syntaxe, les domaines inexistants ou les adresses jetables avant même qu’elles n’entrent dans votre base. C’est un investissement qui se rentabilise rapidement.

Nettoyer votre base email régulièrement devrait faire partie de votre routine. Une fois par trimestre au minimum pour les bases actives. Les adresses qui n’ouvrent jamais vos emails depuis plus d’un an méritent une campagne de réengagement. Si elles ne réagissent toujours pas, supprimez-les.

La configuration technique de votre domaine d’envoi n’est plus optionnelle. SPF, DKIM et DMARC doivent être correctement paramétrés. Depuis février 2024, Gmail et Yahoo exigent ces authentifications pour les expéditeurs de plus de 5000 emails par jour. Même en dessous de ce seuil, une bonne configuration améliore votre délivrabilité.

Maintenir une base saine : un investissement rentable

La gestion des bounces n’est pas une contrainte administrative. C’est un levier de performance pour vos campagnes emailing.

Une base propre, c’est un meilleur taux de délivrabilité. Un meilleur taux de délivrabilité, c’est plus de destinataires qui reçoivent effectivement vos messages. Et plus de messages reçus, c’est mécaniquement plus d’ouvertures, plus de clics, plus de conversions.

Les plateformes emailing facturent généralement au nombre de contacts ou au volume d’envoi. Conserver des adresses invalides dans votre base, c’est payer pour rien. Pire, c’est payer pour dégrader votre réputation.

L’hygiène de liste n’est pas un sujet excitant. Personne ne se lève le matin en se disant qu’il va passer une excellente journée à nettoyer sa base de contacts. Mais c’est ce travail de fond qui fait la différence entre une délivrabilité moyenne et une délivrabilité excellente. Entre des campagnes qui arrivent en boîte de réception et des campagnes qui finissent en spam.

Questions fréquentes sur les bounces

QUEL TAUX DE BOUNCE EST ACCEPTABLE POUR UNE CAMPAGNE EMAILING ?

Un taux de bounce inférieur à 2% est considéré comme acceptable. En dessous de 1%, votre base est en excellente santé. Au-delà de 2%, il est temps d’investiguer et de nettoyer votre liste de contacts pour éviter des problèmes de délivrabilité.

FAUT-IL SUPPRIMER UN CONTACT APRÈS UN SEUL SOFT BOUNCE ?

Non, un soft bounce isolé ne justifie pas une suppression. Attendez de voir si le problème se répète. Après trois à cinq soft bounces consécutifs sur différentes campagnes, vous pouvez considérer l’adresse comme un hard bounce et la retirer.

COMMENT SAVOIR SI MON TAUX DE BOUNCE EST DÛ À UN PROBLÈME TECHNIQUE ?

Si votre taux de bounce augmente brutalement sur une campagne alors qu’il était stable auparavant, vérifiez d’abord votre configuration technique. Un problème d’authentification SPF ou DKIM peut provoquer des rejets massifs. Consultez les codes d’erreur détaillés dans les rapports de votre plateforme.

LE DOUBLE OPT-IN RÉDUIT-IL VRAIMENT LES BOUNCES ?

Le double opt-in élimine quasiment tous les hard bounces liés aux erreurs de saisie et aux fausses adresses. C’est la méthode la plus efficace pour garantir que chaque adresse de votre base est valide et appartient bien à quelqu’un qui souhaite recevoir vos communications.

À QUELLE FRÉQUENCE FAUT-IL NETTOYER SA BASE DE CONTACTS ?

Un nettoyage trimestriel est un minimum pour une base active. Si vous envoyez des campagnes très fréquentes ou si votre base évolue rapidement, un contrôle mensuel est préférable. Pensez aussi à nettoyer avant chaque campagne importante.

LES BOUNCES AFFECTENT-ILS MA RÉPUTATION DE MANIÈRE PERMANENTE ?

Non, la réputation d’expéditeur se construit sur la durée. Quelques campagnes avec un taux de bounce élevé peuvent temporairement dégrader votre score, mais une amélioration de vos pratiques permet de le remonter progressivement. La constance dans l’hygiène de liste est la clé.

POURQUOI MES EMAILS REBONDISSENT-ILS SUR DES ADRESSES QUI FONCTIONNAIENT AVANT ?

Les adresses professionnelles ont une durée de vie limitée. Un collaborateur qui quitte une entreprise voit souvent son adresse supprimée. Les comptes personnels inactifs peuvent aussi être fermés par les fournisseurs de messagerie. C’est pourquoi le nettoyage régulier de votre base est indispensable.

Catégories
Email Marketing B2B : Stratégies et Best Practices

L’IA au service de l’email marketing B2B

L’intelligence artificielle serait-elle en train de révolutionner l’email marketing ? Les éditeurs de logiciels et les médias spécialisés ne manquent pas de le clamer. Pourtant, au-delà du battage médiatique, la réalité terrain est plus nuancée. L’IA ne remplace pas les fondamentaux du métier. Elle les amplifie. Et c’est précisément ce qui la rend intéressante pour les professionnels du B-to-B.

L’emailing reste le canal marketing direct le plus rentable, avec un retour sur investissement moyen de 32 euros pour chaque dollar investi selon la DMA UK. Ce chiffre n’a pas bougé malgré l’arrivée de nouveaux canaux. Ce qui change, c’est la manière dont on peut désormais optimiser chaque campagne grâce aux algorithmes.

L’email marketing B2B n’a jamais été aussi vivant

On annonce régulièrement la mort de l’email. Depuis 2007, les articles se multiplient pour opposer l’emailing aux réseaux sociaux et prédire son déclin. Force est de constater que ces prédictions ne se sont pas réalisées.

Les salariés des entreprises utilisent l’email depuis les années 90. Son usage s’est généralisé au début des années 2000 et, contrairement aux habitudes des particuliers qui évoluent avec les messageries instantanées, les modes de communication professionnels restent relativement stables. Un décideur B-to-B consulte sa boîte mail plusieurs fois par jour. C’est là qu’il reçoit les informations qui comptent pour son activité.

Le taux d’ouverture moyen des emails en 2024 atteint 26,6%, en hausse de 6% par rapport à l’année précédente selon les études du secteur. Les grandes entreprises affichent même des taux d’ouverture de 35,53%, ce qui suggère que la segmentation et la personnalisation portent leurs fruits.

L’arrivée de l’IA dans ce contexte n’est pas une rupture. C’est plutôt une évolution logique. Les plateformes emailing intègrent progressivement des fonctionnalités d’intelligence artificielle pour aider les marketeurs à mieux cibler, mieux rédiger, mieux envoyer. Selon le rapport State of Marketing 2024 de Salesforce, 32% des organisations marketing ont déjà pleinement intégré l’IA, et 43% sont en phase d’expérimentation.

Ce que l’IA change concrètement pour les marketeurs B2B

Parlons concret. Que peut réellement apporter l’intelligence artificielle au quotidien d’un responsable marketing ou d’un commercial B-to-B ?

Le premier apport, c’est le gain de temps. Selon le sondage State of AI réalisé par HubSpot, l’IA permet à 84% des professionnels interrogés de gagner du temps sur les tâches manuelles : planification, saisie de données, tâches répétitives. 64% d’entre eux estiment que ce temps libéré leur permet de se consacrer à des missions plus créatives. On passe moins de temps à formater des tableaux et plus à réfléchir à la stratégie.

Le deuxième apport concerne la personnalisation. L’IA analyse des volumes de données qu’aucun humain ne pourrait traiter manuellement. Elle identifie des patterns de comportement, des préférences, des moments propices à l’engagement. Elle permet d’adapter le message à chaque destinataire, non pas de manière superficielle avec un prénom dans l’objet, mais de manière plus profonde en fonction de l’historique d’interaction.

Le troisième apport est prédictif. L’IA ne se contente pas d’analyser le passé. Elle anticipe. Quel est le meilleur moment pour envoyer un email à tel prospect ? Quel objet aura le plus de chances d’être ouvert ? Quels contacts sont les plus susceptibles de convertir ? Ces questions trouvent désormais des réponses chiffrées, même si elles restent des probabilités.

La personnalisation passe à l’échelle industrielle

La personnalisation n’est pas un concept nouveau en email marketing. Cela fait des années qu’on insère le prénom du destinataire dans l’objet ou qu’on adapte le contenu selon le secteur d’activité. Ce qui change avec l’IA, c’est l’échelle à laquelle on peut opérer.

Les emails dotés de contenu dynamique affichent un taux de conversion trois fois supérieur aux emails classiques. L’IA permet de générer ce contenu dynamique automatiquement, en fonction du comportement de navigation du prospect, de ses interactions passées, de son profil.

Prenons un exemple concret. Un prospect visite votre site, consulte une page sur les solutions de délivrabilité, télécharge un livre blanc sur le sujet. L’IA peut déclencher automatiquement un email personnalisé qui reprend cette thématique, avec des ressources complémentaires adaptées à son niveau de maturité dans le tunnel de vente. Sans intervention humaine pour chaque envoi.

Les marketeurs qui segmentent leurs listes observent jusqu’à 760% d’augmentation des revenus générés par email. Avec l’IA, la segmentation de vos audiences devient dynamique. Elle s’ajuste en temps réel en fonction des comportements observés, sans qu’on ait à redéfinir manuellement les critères.

Il faut cependant relativiser. 93% des consommateurs estiment que les emails qu’ils reçoivent ne sont pas suffisamment pertinents. La barre est haute. L’IA est un outil puissant, mais pas une baguette magique.

L’optimisation des envois devient prédictive

À quelle heure envoyer sa campagne ? Quel jour de la semaine ? Ces questions occupent les marketeurs depuis toujours. Les réponses traditionnelles se basaient sur des moyennes statistiques : mardi matin, mercredi après-midi, éviter le lundi et le vendredi.

L’IA change la donne. Elle analyse le comportement individuel de chaque contact. Pierre ouvre ses emails le mardi à 9h, Marie plutôt le jeudi en fin de journée. L’envoi peut désormais être optimisé contact par contact, ce qui était impensable il y a quelques années.

Les résultats sont mesurables. Les emails automatisés ont des taux d’ouverture 52% plus élevés que les campagnes standards. Leurs taux de clic sont 332% supérieurs. Ces chiffres s’expliquent en partie par la pertinence du timing, mais aussi par la cohérence du message avec le contexte du destinataire.

L’optimisation des objets d’email constitue un autre champ d’application prometteur. L’IA peut suggérer des variantes d’objets, prédire leurs performances, et même effectuer des tests A/B automatisés à grande échelle. Certains outils rapportent une hausse de 44% des ventes via l’optimisation automatique des objets et contenus. Des chiffres à prendre avec du recul, car ils dépendent fortement du contexte.

Le marketing par email basé sur l’IA permettrait une augmentation de 13% des taux de clics et une hausse de 41% des revenus selon Adobe. Là encore, ces résultats varient selon la maturité de chaque organisation et la qualité des données disponibles.

Le scoring et la segmentation intelligente

Le scoring comportemental existe depuis longtemps dans les plateformes emailing. On attribue des points aux contacts en fonction de leurs actions : ouverture, clic, visite du site, téléchargement. L’IA enrichit cette approche de plusieurs manières.

D’abord, elle prend en compte davantage de signaux. Pas uniquement les interactions avec vos emails, mais aussi le comportement sur le site, les données CRM, les signaux externes quand ils sont disponibles. Elle construit un profil plus complet de chaque prospect, une vision à 360 degrés comme on dit parfois.

Ensuite, elle détecte des patterns invisibles à l’œil humain. Certaines combinaisons de comportements, certaines séquences d’actions peuvent indiquer une intention d’achat imminente. L’IA les identifie et permet de déclencher les bonnes actions au bon moment. Un commercial averti au moment précis où le prospect est mûr, ça change tout.

75% des commerciaux s’accordent à dire que les intégrations d’IA dans leur CRM stimulent les ventes, selon les données disponibles. 73% affirment que ces intégrations rendent les équipes plus productives.

Pour les équipes qui cherchent à automatiser leur prospection, l’IA offre des possibilités nouvelles. Elle permet de prioriser les contacts à traiter, d’identifier les comptes à fort potentiel, de personnaliser l’approche à grande échelle sans sacrifier la qualité.

Les limites à garder en tête

L’IA n’est pas une solution miracle. Plusieurs écueils guettent les organisations qui se lancent tête baissée sans prendre le temps de la réflexion.

Le premier écueil concerne les données. L’IA est aussi bonne que les données qui l’alimentent. Ni plus, ni moins. Une base de contacts mal qualifiée, des données obsolètes ou erronées produiront des résultats décevants. Selon le rapport Salesforce, seuls 31% des marketeurs sont pleinement satisfaits de leur capacité à unifier leurs sources de données clients. Le reste galère avec des silos et des incohérences.

Le deuxième écueil est le risque de biais. Amazon a dû abandonner un outil de recrutement basé sur l’IA après avoir découvert qu’il discriminait les candidatures féminines. Les algorithmes reproduisent et parfois amplifient les biais présents dans les données d’entraînement. En email marketing, cela peut se traduire par une sur-sollicitation de certains segments ou une exclusion involontaire d’autres profils pourtant intéressants.

Le troisième écueil est la déshumanisation. L’emailing B-to-B reste une affaire de relations humaines. Un email trop manifestement généré par une machine, trop lisse, trop parfait peut susciter la méfiance. Les destinataires apprécient de sentir qu’un humain s’est penché sur leur cas, qu’ils ne sont pas qu’une ligne dans une base de données.

D’ailleurs, seuls 5% des marketeurs s’appuient sur l’IA pour rédiger des articles entiers. 96% de ceux qui utilisent l’IA générative disent devoir apporter des modifications au texte avant publication. L’intervention humaine reste indispensable, et c’est probablement une bonne chose.

Comment intégrer l’IA dans sa stratégie emailing sans tout bouleverser

Faut-il tout repenser ? Pas nécessairement. L’intégration de l’IA peut se faire progressivement, en commençant par les fonctionnalités les plus matures et les moins risquées.

La première étape consiste à utiliser l’IA pour l’optimisation des moments d’envoi. La plupart des plateformes emailing proposent désormais cette fonctionnalité. Elle ne nécessite pas de changement dans vos processus de création de contenu, juste d’activer l’option et de laisser l’algorithme faire son travail.

La deuxième étape concerne l’optimisation des objets. L’IA peut suggérer des variantes, tester automatiquement plusieurs versions, identifier les formulations qui fonctionnent le mieux auprès de votre audience. C’est un bon moyen de se familiariser avec ces outils sans prendre de risque majeur.

La troisième étape, plus avancée, implique la personnalisation dynamique du contenu. Elle nécessite une bonne qualité de données et une réflexion sur les différents scénarios à couvrir. On ne s’y lance pas à la légère, mais les résultats peuvent être significatifs.

En 2024, 81% des décideurs B2B considèrent comme important que leurs logiciels d’emailing intègrent des fonctionnalités d’IA. La demande est là. L’offre aussi. Il reste à trouver le bon équilibre entre automatisation et contrôle humain.

L’essentiel est de garder la main sur la stratégie. L’IA optimise l’exécution, elle ne définit pas les objectifs. C’est à vous de décider quel message vous voulez faire passer, à qui, et pourquoi. L’IA vous aide simplement à le faire plus efficacement, avec moins d’efforts répétitifs et plus de pertinence.

Questions fréquentes sur l’IA et l’email marketing B2B

L’IA PEUT-ELLE RÉDIGER ENTIÈREMENT MES EMAILS DE PROSPECTION ?

Techniquement oui, mais ce n’est pas recommandé. Les textes générés par IA nécessitent presque toujours des ajustements pour sonner naturels et refléter votre ton de marque. Utilisez plutôt l’IA pour des suggestions et une première ébauche que vous retravaillerez ensuite.

QUEL BUDGET PRÉVOIR POUR INTÉGRER L’IA DANS SA STRATÉGIE EMAILING ?

La plupart des fonctionnalités d’IA sont désormais intégrées aux plateformes emailing existantes. Le surcoût est souvent nul ou marginal. Ce qui demande un investissement, c’est la mise en qualité des données et la formation des équipes à ces nouveaux outils.

L’IA VA-T-ELLE REMPLACER LES ÉQUIPES MARKETING ?

Non. L’IA automatise les tâches répétitives et assiste la prise de décision. Elle ne remplace pas la créativité, la stratégie et la connaissance fine des clients. Les équipes marketing qui maîtrisent l’IA deviennent plus performantes, elles ne disparaissent pas.

COMMENT SAVOIR SI MES EMAILS SONT PERÇUS COMME GÉNÉRÉS PAR IA ?

Un email trop parfait, sans aspérité, avec des formulations consensuelles peut éveiller les soupçons. Gardez un style personnel, ajoutez des références contextuelles, variez les structures de phrases. L’authenticité reste le meilleur antidote à la méfiance.

QUELLES SONT LES FONCTIONNALITÉS D’IA LES PLUS UTILES EN EMAIL MARKETING B2B ?

L’optimisation des moments d’envoi et le scoring prédictif offrent les résultats les plus rapides. La personnalisation dynamique du contenu demande plus de maturité mais génère les meilleurs rendements à long terme.

L’IA AMÉLIORE-T-ELLE VRAIMENT LA DÉLIVRABILITÉ ?

Indirectement, oui. En envoyant des messages plus pertinents aux bons moments, vous améliorez vos taux d’engagement. Les fournisseurs de messagerie interprètent ces signaux positivement, ce qui favorise l’aboutissement de vos campagnes en boîte de réception.

FAUT-IL INFORMER SES CONTACTS QUE L’ON UTILISE L’IA ?

Aucune obligation légale ne l’impose pour l’email marketing. Le bon sens suggère de rester transparent si la question se pose. Ce qui compte vraiment, c’est la valeur apportée au destinataire, pas la méthode utilisée pour la produire.

Catégories
Email Marketing B2B : Stratégies et Best Practices

Tendances email marketing 2026 : ce qui change vraiment pour les professionnels

L’email marketing a été déclaré mort une bonne dizaine de fois depuis 2010. Et pourtant, il continue de générer des résultats que la plupart des canaux digitaux lui envient. En 2026, le paysage évolue sur plusieurs fronts : intelligence artificielle, authentification renforcée, réglementations plus strictes. Mais toutes les tendances annoncées ne se concrétisent pas au même rythme. Voici ce qui mérite vraiment votre attention cette année, et ce qu’il faut relativiser.

L’email reste le canal marketing le plus rentable

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon les projections Statista et Radicati, on compte 4,73 milliards d’utilisateurs de messagerie dans le monde en 2026, avec environ 392 milliards d’emails envoyés et reçus chaque jour. Le volume ne faiblit pas, bien au contraire.

Côté retour sur investissement, les études convergent. Litmus estime le ROI moyen à 36 dollars pour chaque dollar investi. La DMA UK va plus loin avec un ratio de 38:1, soit 38 dollars récupérés par dollar dépensé. Certains secteurs comme le e-commerce affichent même des performances supérieures, jusqu’à 45:1 selon les benchmarks Litmus par secteur d’activité.

La France n’est pas en reste. Avec 8,3 milliards d’emails envoyés quotidiennement, elle se positionne au 4e rang mondial, à égalité avec les Pays-Bas et le Royaume-Uni. Seuls les États-Unis font mieux avec 9,7 milliards par jour. L’email-marketing reste un canal incontournable pour les entreprises françaises, et les chiffres de 2026 ne font que confirmer cette réalité.

Le marché de l’email marketing lui-même est évalué à 7,5 milliards de dollars selon Statista, avec une projection à 17,9 milliards d’ici 2027. Un taux de croissance annuel de 13,3% qui témoigne de la confiance des annonceurs dans ce canal.

L’IA promet beaucoup, mais les plateformes n’y sont pas encore

On ne compte plus les articles annonçant la révolution de l’IA dans l’email marketing. Agents autonomes, personnalisation en temps réel, optimisation automatique des envois. La promesse est séduisante : des campagnes qui s’optimisent toutes seules pendant que vous dormez.

La réalité est plus nuancée. Oui, certaines plateformes proposent de l’envoi prédictif, c’est-à-dire la capacité d’envoyer chaque email au moment où le destinataire est le plus susceptible de l’ouvrir. Klaviyo ou ActiveCampaign intègrent ces fonctionnalités.

Mais cela concerne une minorité d’annonceurs dans le domaine de e-commerce. Pour la majorité des entreprises françaises qui utilisent des solutions plus généralistes, l’IA reste une promesse marketing plutôt qu’une réalité opérationnelle.

D’ailleurs, même les éditeurs les plus en pointe reconnaissent que leurs outils restent des assistants plutôt que des décideurs autonomes. On parle d’agents IA qui suggèrent, recommandent, proposent. Pas encore de systèmes qui gèrent une stratégie email de bout en bout sans intervention humaine. Ce jour viendra peut-être, mais en 2026, nous n’y sommes pas.

Ce qui fonctionne concrètement : la génération assistée de lignes d’objet, les suggestions de segmentation basées sur le comportement passé, et l’optimisation des heures d’envoi. Des gains d’efficacité réels, mais loin de la révolution annoncée.

L’hyper-personnalisation remplace la segmentation classique

Le prénom dans l’objet de l’email, c’était la personnalisation de 2015. En 2026, les attentes ont changé. Selon McKinsey, 71% des consommateurs attendent désormais des expériences personnalisées basées sur leurs préférences et leur historique. Pas juste leur nom, mais des contenus qui correspondent vraiment à leurs centres d’intérêt.

La segmentation comportementale prend le dessus sur la segmentation démographique. Plutôt que de cibler « les hommes de 35-45 ans en région parisienne », on cible « les contacts qui ont ouvert les 3 derniers emails sur le sujet X et cliqué sur Y ». La différence de performance est significative.

Le concept de cycle de vie client s’impose également. Un prospect qui vient de s’inscrire ne reçoit pas les mêmes messages qu’un client fidèle depuis 3 ans. Les séquences automatisées s’adaptent à chaque étape : bienvenue, activation, fidélisation, réactivation. Les taux d’ouverture sur ces flux automatisés dépassent régulièrement les 50%, là où les campagnes standards plafonnent autour de 20% en France selon la DMA France.

Pour les stratégies d’emailing B2B d’acquisition, cette approche change la donne. On ne bombarde plus une liste de prospects avec le même message générique. On adapte le contenu en fonction des signaux d’engagement, de l’activité sur le site web, des interactions précédentes.

Le contenu dynamique permet d’aller encore plus loin. Un même email peut afficher des produits différents selon le profil du destinataire, des offres adaptées à son historique d’achat, des recommandations personnalisées. Les plateformes qui proposent ces fonctionnalités rapportent un doublement du ROI par rapport aux emails statiques.

Les emails interactifs AMP : prometteurs mais quasi inutilisables en B2B

AMP for Email fait parler de lui depuis plusieurs années. Le principe : intégrer des éléments interactifs directement dans le corps de l’email. Formulaires fonctionnels, carrousels cliquables, sondages avec soumission sans quitter la boîte de réception. Les tests montrent des résultats impressionnants : 5,2 fois plus de réponses aux sondages intégrés par rapport aux liens vers des formulaires externes.

Sur le papier, c’est révolutionnaire. En pratique, le déploiement pose problème.

Gmail et Yahoo supportent AMP. Mail.ru aussi, ce qui compte surtout pour le marché russe. Ces trois clients de messagerie représentent environ 40% des ouvertures d’emails à l’échelle mondiale. C’est une moyenne qui cache des disparités importantes selon les cibles.

En B2B, la situation est catastrophique. Outlook, qui domine largement le marché professionnel, ne supporte pas AMP. Microsoft avait lancé une phase de test en 2019 avant de l’abandonner en septembre 2020. Apple Mail ne le supporte pas non plus. Or ces deux clients représentent la majorité des ouvertures en environnement professionnel, particulièrement en France où Outlook reste la référence dans les entreprises.

Résultat : si votre cible est constituée de décideurs B2B qui consultent leurs emails sur Outlook ou Apple Mail, vos efforts AMP seront tout simplement invisibles. Ils verront la version de repli, un email classique sans interactivité.

Pour une cible grand public avec une forte proportion d’utilisateurs Gmail, AMP peut valoir le coup. Pour du B2B, mieux vaut investir ailleurs. La technologie reste un gadget tant que les clients professionnels ne suivent pas.

BIMI et authentification : un investissement à relativiser

L’authentification email n’est plus optionnelle. SPF, DKIM et DMARC constituent désormais le socle minimum pour espérer atteindre la boîte de réception. Les fournisseurs de messagerie sont de plus en plus stricts, et un domaine mal configuré voit ses messages atterrir directement en spam.

BIMI va plus loin en permettant d’afficher le logo de votre marque à côté de vos emails dans les boîtes de réception compatibles. Gmail, Yahoo et Apple Mail supportent cette fonctionnalité. L’impact annoncé : jusqu’à 90% d’augmentation de la confiance des destinataires et 4 à 6% d’amélioration des taux d’ouverture selon Red Sift.

Mais le coût d’entrée est élevé. Pour obtenir un VMC (Verified Mark Certificate), comptez entre 1 000 et 1 500 dollars par an. Le CMC (Common Mark Certificate), introduit en 2024-2025 pour les entreprises sans marque déposée, coûte environ 1 100 dollars annuels. Pour une TPE ou une PME, c’est un budget conséquent.

Et ce n’est pas une garantie d’affichage. Gmail se réserve le droit de ne pas afficher votre logo même si vous disposez du certificat. Les critères exacts restent opaques. Avoir le certificat est une condition nécessaire mais pas suffisante.

Pour les grandes entreprises avec des budgets marketing confortables et un fort volume d’envoi, BIMI peut se justifier. Pour les structures plus modestes, l’investissement est difficilement rentabilisable. Mieux vaut d’abord s’assurer que les bases sont solides : SPF, DKIM et DMARC correctement configurés, réputation de domaine surveillée, hygiène de liste irréprochable.

Zero-party data : la collecte consentie remplace les cookies tiers

Le paysage de la donnée marketing se transforme. Safari et Firefox bloquent déjà les cookies tiers par défaut. Chrome a longtemps annoncé leur suppression avant de faire machine arrière, mais la tendance de fond est claire : le tracking publicitaire traditionnel devient de plus en plus difficile.

Dans ce contexte, l’email prend une importance stratégique nouvelle. C’est le canal idéal pour collecter ce qu’on appelle les zero-party data, ces informations que les utilisateurs partagent volontairement : préférences, centres d’intérêt, intentions d’achat.

Le concept a été formalisé par Forrester Research en 2018. Contrairement aux données comportementales qu’on déduit des actions des utilisateurs, les zero-party data sont explicitement communiquées. Un sondage envoyé par email, un centre de préférences bien conçu, un quiz interactif : autant de moyens de collecter des informations précieuses avec le consentement actif du contact.

L’avantage est double. D’une part, ces données sont plus fiables car directement déclarées. D’autre part, leur collecte respecte naturellement les exigences réglementaires puisqu’elle repose sur une démarche volontaire de l’utilisateur.

Les marques qui investissent dans des mécanismes de collecte zero-party construisent un actif durable. Une base email enrichie de préférences déclarées permet une personnalisation beaucoup plus pertinente que des segments construits sur des suppositions comportementales.

Le taux d’ouverture n’est plus un indicateur fiable, et ça risque d’empirer

Le taux d’ouverture a longtemps été l’indicateur roi de l’email marketing. Simple à comprendre, facile à suivre, il permettait de comparer les performances d’une campagne à l’autre. Ce temps est révolu.

Apple Mail Privacy Protection, lancé en 2021, a changé la donne. Avec un taux d’adoption de 95% chez les utilisateurs Apple, cette fonctionnalité précharge les images des emails, y compris les pixels de tracking. Résultat : des « ouvertures » sont comptabilisées alors que le destinataire n’a jamais réellement consulté le message. Selon Litmus, Apple Mail représente désormais 49% des ouvertures email. Autant dire que près de la moitié des données d’ouverture sont potentiellement faussées.

Les statistiques traditionnelles deviennent inexploitables sans filtrage. Chez Ediware, nous proposons une option permettant de filtrer les ouvertures et clics générés par les robots et les systèmes de protection de la vie privée. C’est le seul moyen de retrouver des métriques exploitables et de piloter ses campagnes sur des données fiables.

Mais la situation pourrait encore se dégrader. En France, la CNIL a lancé en juin 2025 une consultation publique sur un projet de recommandation concernant les pixels de suivi. Le texte envisage d’exiger un consentement explicite et spécifique avant tout tracking d’ouverture. Concrètement, il faudrait obtenir deux consentements distincts : un pour recevoir les emails marketing, un autre pour le suivi statistique.

L’Alliance Digitale a vivement réagi, estimant que les taux d’acceptation pour ce double opt-in se situeraient entre 1% et 5%. Une telle réglementation, sans équivalent dans les autres pays européens, créerait une spécificité française pénalisante pour les annonceurs.

La décision définitive est attendue début 2026. En attendant, le conseil est clair : ne plus piloter ses campagnes sur le taux d’ouverture. Privilégier les clics réels, les conversions, le chiffre d’affaires généré. Ces indicateurs restent fiables et reflètent un engagement concret du destinataire.

Catégories
Email Marketing B2B : Stratégies et Best Practices

Taux de conversion en emailing B2B : comment le mesurer et l’améliorer concrètement

TL;DR

En emailing B2B, le taux de conversion mesure le pourcentage de destinataires ayant réalisé l’action souhaitée après réception d’un email : demande de devis, téléchargement d’un contenu, prise de rendez-vous. Contrairement au B2C, la conversion B2B s’inscrit dans un cycle de vente long où chaque interaction compte. Pour l’améliorer, il faut travailler la qualité de sa base, la pertinence du message et optimiser ses campagnes de manière itérative plutôt que par A/B testing classique.

1. Ce que signifie vraiment « convertir » en emailing B2B

En B2C, la conversion est souvent binaire : le destinataire achète ou n’achète pas. Un email promotionnel génère une vente dans les heures qui suivent, et le tour est joué. Les volumes permettent de raisonner en statistiques pures.

En B2B, c’est une autre histoire.

Le cycle d’achat s’étale sur des semaines, parfois des mois. Plusieurs interlocuteurs interviennent dans la décision. Et surtout, l’acte d’achat ne se fait quasiment jamais directement depuis un email. Un dirigeant de PME ne va pas commander une solution logicielle ou signer un contrat de prestation en cliquant sur un bouton.

Du coup, la notion de conversion prend des formes très différentes selon l’objectif de la campagne :

  • Une demande de devis ou de rappel téléphonique
  • Le téléchargement d’un livre blanc ou d’une étude de cas
  • L’inscription à un webinaire
  • Une prise de rendez-vous avec un commercial
  • La simple visite d’une page produit stratégique

Toutes ces actions constituent des conversions valables en B2B. Elles marquent une avancée dans le parcours d’achat, même si elles ne génèrent pas de chiffre d’affaires immédiat.

C’est d’ailleurs là que beaucoup d’entreprises se trompent. Elles mesurent leur taux de conversion en comptant uniquement les ventes directes. Résultat : des chiffres désespérément bas qui ne reflètent pas la réalité de l’efficacité de leurs campagnes.

Un prospect qui télécharge votre guide pratique n’est pas encore client. Mais il vient d’entrer dans votre radar. Il a manifesté un intérêt. Et si vos commerciaux font bien leur travail, ce contact peut se transformer en affaire signée quelques semaines plus tard.

La vraie question à se poser avant de lancer une campagne : quelle action concrète voulez-vous que vos destinataires accomplissent ? C’est cette action qui définira votre conversion, et donc votre taux de conversion.

2. Comment calculer son taux de conversion

La formule de base est simple : on divise le nombre de conversions par le nombre d’emails, puis on multiplie par 100 pour obtenir un pourcentage.

Mais la vraie question, c’est : quel nombre d’emails prendre comme base de calcul ?

Emails envoyés, délivrés ou cliqués ?

Prenons un exemple concret. Vous envoyez 5 000 emails. 4 500 arrivent en boîte de réception (les autres sont des NPAI ou finissent en spam). 450 destinataires cliquent sur votre lien. Et au final, 45 personnes remplissent votre formulaire de contact.

Votre taux de conversion peut donc être de :

  • 0,9 % si vous prenez les emails envoyés comme base (45 / 5 000)
  • 1 % si vous prenez les emails délivrés (45 / 4 500)
  • 10 % si vous prenez les cliqueurs (45 / 450)

Trois chiffres très différents pour la même campagne. Aucun n’est faux, mais ils ne mesurent pas la même chose.

Le taux calculé sur les envois donne une vision globale de la performance, incluant les problèmes de délivrabilité. Celui basé sur les emails délivrés isole mieux l’efficacité du message lui-même. Quant au taux calculé sur les cliqueurs, il mesure la capacité de votre landing page à transformer l’intérêt en action.

Ce que je recommande en B2B

Pour piloter vos campagnes au quotidien, le plus pertinent reste de calculer le taux de conversion sur les emails délivrés. Cela vous permet de comparer des campagnes entre elles sans être parasité par des variations de qualité de base.

En revanche, gardez un œil sur le taux calculé depuis les cliqueurs. Si beaucoup de gens cliquent mais peu convertissent, le problème se situe sur votre page d’atterrissage, pas dans votre email. C’est une information précieuse pour savoir où concentrer vos efforts d’optimisation.

D’ailleurs, certaines plateformes emailing comme Ediware permettent de suivre ces différentes métriques séparément et de croiser les données avec vos outils analytics pour avoir une vision complète du parcours.

3. Les benchmarks à connaître en B2B

Quand on parle de taux de conversion en emailing B2B, la première question qui revient est toujours la même : c’est quoi un bon taux ?

La réponse honnête : ça dépend.

Les moyennes du marché

Les études disponibles donnent des fourchettes assez larges. En emailing B2B, on observe généralement des taux de conversion situés entre 1 % et 5 % sur les emails délivrés. Certains secteurs comme les services informatiques ou le conseil affichent des moyennes plus basses, autour de 1 à 2 %. D’autres activités avec des cycles de décision plus courts peuvent atteindre 5 % voire davantage.

Pour les campagnes de prospection à froid sur des fichiers loués ou achetés, les taux sont logiquement plus faibles. Obtenir 0,5 % de demandes de contact sur une base de prospects qui n’ont jamais entendu parler de vous, c’est déjà un résultat honorable.

À l’inverse, sur une base de clients existants ou d’abonnés à votre newsletter, viser 3 à 5 % de conversion est réaliste.

Pourquoi ces chiffres ne veulent pas dire grand-chose

Le problème avec les benchmarks, c’est qu’ils comparent des choses incomparables.

Une campagne qui propose le téléchargement gratuit d’un livre blanc n’a rien à voir avec une campagne qui demande une prise de rendez-vous commercial. La première exige un engagement minimal. La seconde demande au destinataire de bloquer du temps dans son agenda. Forcément, les taux diffèrent.

De même, envoyer un email à 500 contacts ultra-qualifiés que vos commerciaux ont rencontrés en salon n’a rien à voir avec un envoi massif sur 50 000 adresses issues d’une base de prospection. Les volumes et les taux ne jouent pas dans la même catégorie.

La seule comparaison qui vaille

Plutôt que de vous mesurer à des moyennes abstraites, comparez vos campagnes entre elles. Votre taux de conversion sur la campagne de septembre est-il meilleur ou moins bon que celui de juin ? Vos emails avec un objet orienté « bénéfice client » convertissent-ils mieux que ceux avec un objet plus descriptif ?

C’est cette approche itérative qui permet de progresser. Les benchmarks externes donnent un ordre de grandeur pour ne pas être complètement à côté de la plaque. Mais votre vraie référence, c’est votre propre historique.

4. Les leviers qui font vraiment la différence

Améliorer son taux de conversion ne relève pas de la magie. C’est un travail méthodique sur plusieurs éléments qui, mis bout à bout, font la différence entre une campagne qui génère des contacts et une autre qui passe inaperçue.

La qualité de la base de contacts

C’est le point de départ de tout. Vous pouvez avoir le meilleur message du monde, si vous l’envoyez aux mauvaises personnes, il ne convertira pas.

En B2B, la qualité d’une base se mesure à plusieurs critères : les adresses sont-elles valides et à jour ? Les contacts correspondent-ils à votre cible ? Sont-ils décideurs ou prescripteurs sur votre sujet ?

Envoyer une offre de logiciel de comptabilité à des directeurs techniques, c’est perdre son temps. Même chose si votre fichier contient 30 % d’adresses obsolètes. Avant de chercher à optimiser vos messages, assurez-vous que votre base est propre et bien ciblée.

La vérification régulière des adresses email via un service dédié permet d’éliminer les NPAI et d’améliorer mécaniquement votre délivrabilité. Et qui dit meilleure délivrabilité dit plus de chances de conversion.

La pertinence du message et de l’offre

Un email qui convertit, c’est un email qui répond à un problème concret de son destinataire. Pas un email qui parle de vous et de vos formidables produits.

La question à se poser : qu’est-ce que mon destinataire y gagne ? Quel problème je l’aide à résoudre ? Quel bénéfice tangible va-t-il retirer en cliquant ?

Un livre blanc intitulé « Nos solutions innovantes » n’intéresse personne. Le même contenu présenté comme « Comment réduire de 30 % le temps de traitement de vos factures » parle directement aux préoccupations de votre cible.

D’ailleurs, la personnalisation joue un rôle important ici. Mentionner le secteur d’activité du destinataire, son poste, ou faire référence à une problématique spécifique de son métier augmente significativement l’impact du message. Les plateformes emailing permettent d’intégrer des variables de personnalisation dans le corps du message et même dans l’objet.

Le CTA et la landing page

Votre destinataire a ouvert l’email. Il a lu votre message. Il est intéressé. Maintenant, il faut qu’il passe à l’action.

L’appel à l’action doit être clair, visible et formulé de manière incitative. « Cliquez ici » ne dit rien. « Télécharger le guide » ou « Réserver mon créneau » indique précisément ce qui va se passer.

Et puis il y a la page d’atterrissage. Trop d’entreprises négligent cette étape. Le destinataire clique, arrive sur une page confuse avec trop d’informations, et abandonne. La landing page doit prolonger naturellement le message de l’email, avec un formulaire simple et un chemin de conversion fluide. Chaque champ supplémentaire dans votre formulaire fait baisser le taux de conversion. En B2B, demander le nom, l’email et éventuellement le nom de l’entreprise suffit généralement pour un premier contact.

Le timing et la relance

Le moment d’envoi compte, même si son impact est souvent surestimé. En B2B, les envois en milieu de semaine, le mardi ou le jeudi matin, donnent généralement de meilleurs résultats. Évitez le lundi où les boîtes mail débordent et le vendredi après-midi où les esprits sont déjà au week-end.

Mais le vrai levier, c’est la relance. Un prospect qui n’a pas réagi à votre premier email n’est pas forcément indifférent. Il était peut-être occupé, distrait, ou votre message est passé au mauvais moment. Une relance bien pensée, quelques jours plus tard, avec un angle légèrement différent, permet souvent de récupérer des conversions qui auraient été perdues autrement. Pour approndir ce sujet, lisez notre article sur les relances automatiques.

5. Tester en conditions réelles plutôt qu’en laboratoire

En B2C, l’A/B testing est roi. On envoie deux versions d’un email à des échantillons de 10 000 personnes, on mesure laquelle performe le mieux, et on généralise. Les volumes permettent d’obtenir des résultats statistiquement fiables en quelques heures.

En B2B, cette approche fonctionne rarement.

Pourquoi l’A/B testing classique atteint ses limites

Le problème est mathématique. Quand vous envoyez une campagne à 2 000 contacts, diviser en deux groupes de 1 000 personnes ne donne pas assez de volume pour tirer des conclusions solides. Si vous obtenez 12 conversions d’un côté et 15 de l’autre, est-ce une vraie différence ou simplement du bruit statistique ? Impossible à dire.

Et puis il y a la réalité du terrain. En B2B, les bases de prospection ne sont pas infinies. Vos fichiers de contacts ciblés représentent un nombre limité d’entreprises. Utiliser la moitié de votre base pour un test, c’est autant de prospects qui ne recevront pas votre meilleur message.

Sans compter que les cycles de décision sont longs. Un destinataire peut convertir trois semaines après avoir reçu votre email. Attendre les résultats définitifs d’un A/B test avant de lancer la suite de votre campagne, c’est perdre un temps précieux.

L’approche itérative : apprendre campagne après campagne

Plutôt que de tester deux versions en parallèle, testez sur des campagnes successives. Changez un élément à la fois entre deux envois et observez l’évolution de vos résultats sur la durée.

Par exemple, sur votre campagne de janvier, vous utilisez un objet centré sur le problème client. En février, vous testez un objet orienté bénéfice. En mars, vous essayez une approche plus directe avec une question. Au bout de quelques mois, vous avez une vision claire de ce qui fonctionne auprès de votre cible.

Cette méthode demande de la rigueur. Il faut documenter ce que vous changez, noter vos hypothèses, et suivre vos métriques dans le temps. Mais elle colle à la réalité du B2B : des volumes modestes, des cycles longs, et une connaissance fine de sa cible qui se construit progressivement.

Ce qu’il faut tester en priorité

Tous les éléments n’ont pas le même impact sur la conversion. Concentrez vos tests sur ce qui compte vraiment :

L’objet de l’email, parce qu’il conditionne l’ouverture et donc tout le reste. L’offre proposée, parce qu’un livre blanc ne génère pas le même engagement qu’une demande de rendez-vous. Le format du message, court et percutant ou plus détaillé et argumenté. Et la landing page, qui reste souvent le maillon faible de la chaîne.

En revanche, passer des heures à tester la couleur d’un bouton ou la position exacte d’une image a peu de sens quand vos volumes ne permettent pas de mesurer des écarts subtils.

6. Relier l’emailing au parcours d’achat B2B

Un email de prospection B2B ne génère quasiment jamais une vente immédiate. Ce n’est pas son rôle. Il s’inscrit dans un parcours plus long, jalonné de plusieurs points de contact avant la signature.

Comprendre où se situe l’emailing dans ce parcours permet de définir des objectifs de conversion réalistes et d’optimiser chaque étape.

L’email comme déclencheur, pas comme finisseur

En B2B, le rôle de l’email est d’ouvrir une porte. Attirer l’attention d’un prospect, susciter son intérêt, l’amener à faire un premier pas vers vous. La suite du travail appartient à vos commerciaux, à vos contenus, à vos rendez-vous.

Un prospect qui télécharge votre livre blanc suite à un email n’est pas un client. C’est un contact qui a manifesté un intérêt. Il entre dans votre pipeline. Reste à le faire avancer jusqu’à la décision d’achat.

Cette distinction est importante pour mesurer correctement votre taux de conversion. Si vous attendez des ventes directes depuis vos campagnes emailing, vous serez forcément déçu. En revanche, si vous mesurez les leads générés et leur progression dans le tunnel de vente, vous aurez une vision juste de l’efficacité de vos emails.

Le nurturing : convertir sur la durée

Tous les prospects ne sont pas prêts à acheter au moment où ils reçoivent votre email. Certains sont en veille. D’autres ont un projet à moyen terme. D’autres encore ne savent pas encore qu’ils ont un besoin.

C’est là qu’intervient le nurturing. L’idée est de maintenir le contact avec ces prospects au fil du temps, en leur envoyant régulièrement des contenus utiles, jusqu’au moment où ils seront mûrs pour passer à l’action.

Concrètement, cela peut prendre la forme d’une séquence d’emails automatisés après un premier téléchargement. Ou d’une newsletter mensuelle qui apporte de la valeur sans être trop commerciale. Ou encore de relances ciblées basées sur le comportement des contacts, par exemple un email spécifique à ceux qui ont visité votre page tarifs.

Le taux de conversion ne se mesure plus alors sur une seule campagne, mais sur l’ensemble du parcours. Un prospect peut recevoir cinq ou six emails avant de finalement demander un rendez-vous. C’est normal en B2B. Et c’est rentable, à condition de s’en donner les moyens.

Synchroniser l’emailing avec l’action commerciale

L’emailing B2B ne fonctionne pas en vase clos. Les meilleurs résultats s’obtiennent quand il est articulé avec le travail des commerciaux.

Un exemple classique : vous envoyez un email à 2 000 prospects. 50 cliquent sur le lien et consultent votre page produit. Parmi eux, 10 remplissent le formulaire de contact. Mais les 40 autres ? Ils ont manifesté un intérêt sans aller jusqu’au bout. Récupérer la liste de ces cliqueurs et la transmettre à vos commerciaux pour un appel de suivi peut doubler ou tripler vos conversions finales.

Les plateformes emailing comme Ediware permettent d’extraire en temps réel la liste des ouvreurs et des cliqueurs avec leurs coordonnées complètes. Synchronisées avec votre CRM, ces données alimentent directement le travail de vos équipes commerciales.

7. Mesurer et suivre ses conversions efficacement

Avoir un bon taux de conversion, c’est bien. Savoir d’où il vient et comment il évolue, c’est mieux. Sans un suivi rigoureux, impossible d’identifier ce qui fonctionne et ce qui mérite d’être amélioré.

Les outils indispensables

Le premier outil, c’est votre plateforme emailing. Elle vous donne les métriques de base : emails délivrés, ouvertures, clics, désabonnements. Chez Ediware, ces statistiques sont disponibles en temps réel avec la possibilité d’extraire les fichiers détaillés par campagne.

Mais la plateforme emailing ne voit que ce qui se passe jusqu’au clic. Pour mesurer la conversion réelle, il faut suivre ce qui se passe après, sur votre site.

C’est là qu’intervient Google Analytics. En ajoutant des paramètres UTM à vos liens, vous pouvez tracer précisément les visiteurs qui viennent de vos campagnes emailing et mesurer leurs actions : pages visitées, formulaires remplis, téléchargements effectués. La plupart des plateformes emailing proposent d’ajouter automatiquement ces paramètres de tracking à vos liens.

Enfin, votre CRM joue un rôle central pour relier les conversions aux affaires signées. Un lead généré par email en janvier qui devient client en avril, c’est une information précieuse. Elle vous permet de calculer le vrai retour sur investissement de vos campagnes, au-delà du simple taux de conversion immédiat.

Les métriques à surveiller

Le taux de conversion brut ne suffit pas. Pour piloter efficacement vos campagnes, suivez plusieurs indicateurs complémentaires.

Le taux de délivrabilité d’abord, parce qu’un email qui n’arrive pas en boîte de réception ne convertira jamais. Si ce taux chute, inutile de chercher ailleurs le problème.

Le taux d’ouverture ensuite, qui mesure l’efficacité de votre objet et de votre réputation d’expéditeur. Un taux d’ouverture faible signale soit un problème de ciblage, soit un objet qui n’accroche pas, soit une délivrabilité dégradée.

Le taux de clic, qui indique si votre message donne envie d’en savoir plus. Et le taux de réactivité, qui rapporte les clics aux ouvertures et mesure la qualité de votre contenu indépendamment de la délivrabilité.

Enfin, le taux de conversion lui-même, calculé selon la méthode qui fait sens pour votre activité.

Ce que les statistiques ne disent pas

Les chiffres donnent une vision partielle de la réalité. Quelques points méritent votre vigilance.

Premièrement, les ouvertures sont de moins en moins fiables. Les protections de confidentialité d’Apple Mail et de certains webmails gonflent artificiellement les taux d’ouverture en préchargeant les images. À l’inverse, les messageries qui bloquent les images par défaut empêchent la détection de certaines ouvertures réelles. Prenez ce chiffre comme une tendance, pas comme une vérité absolue.

Deuxièmement, un clic n’est pas toujours un clic humain. Les filtres anti-spam de certaines entreprises analysent les liens contenus dans les emails et génèrent des clics automatiques. Sur des campagnes B2B ciblant de grandes structures, ce phénomène peut fausser significativement vos statistiques. Les plateformes avancées intègrent des mécanismes pour filtrer ces clics robots et vous donner des chiffres plus proches de la réalité.

Troisièmement, la conversion finale peut intervenir par un autre canal. Un prospect reçoit votre email, visite votre site, puis vous appelle directement sans remplir de formulaire. Dans vos statistiques, cette campagne affiche zéro conversion. Dans la réalité, elle a généré un lead. Croiser les données emailing avec les remontées terrain de vos commerciaux permet de ne pas passer à côté de ces conversions invisibles.

8. Questions fréquentes

QU’EST-CE QU’UN BON TAUX DE CONVERSION EN EMAILING B2B ?

En prospection B2B, un taux entre 1 % et 3 % sur les emails délivrés est considéré comme correct. Sur une base de clients existants ou d’abonnés engagés, vous pouvez viser 3 % à 5 %. Ces chiffres varient selon le secteur, le type d’offre et le niveau d’engagement demandé au destinataire.

QUELLE DIFFÉRENCE ENTRE TAUX DE CONVERSION ET TAUX DE CLIC ?

Le taux de clic mesure le pourcentage de destinataires ayant cliqué sur un lien dans votre email. Le taux de conversion mesure ceux qui ont réalisé l’action finale souhaitée après le clic : formulaire rempli, téléchargement effectué, rendez-vous pris. Un bon taux de clic avec un faible taux de conversion signale un problème sur la landing page.

COMMENT AMÉLIORER LE TAUX DE CONVERSION SANS CHANGER LE MESSAGE ?

Travaillez votre landing page. Simplifiez le formulaire en réduisant le nombre de champs. Vérifiez que la page se charge rapidement et s’affiche correctement sur mobile. Assurez-vous que le contenu de la page prolonge naturellement la promesse de l’email. Ces ajustements techniques peuvent améliorer significativement vos résultats sans toucher au message lui-même.

FAUT-IL MESURER LES CONVERSIONS SUR LES EMAILS ENVOYÉS OU DÉLIVRÉS ?

Privilégiez les emails délivrés pour comparer vos campagnes entre elles. Ce calcul isole l’efficacité de votre message sans être parasité par les problèmes de délivrabilité. En revanche, gardez un œil sur le taux calculé depuis les envois pour avoir une vision globale incluant la qualité de votre base de contacts.

POURQUOI MON TAUX DE CONVERSION EST-IL FAIBLE MALGRÉ UN BON TAUX DE CLIC ?

Le problème se situe probablement après le clic. Votre landing page peut être trop lente, mal adaptée au mobile, ou trop éloignée du message de l’email. Un formulaire trop long décourage aussi les conversions. Analysez le parcours utilisateur après le clic pour identifier le point de friction.

COMMENT SUIVRE LES CONVERSIONS QUI PASSENT PAR LE TÉLÉPHONE ?

Demandez systématiquement à vos commerciaux d’où viennent les appels entrants. Vous pouvez aussi utiliser un numéro de téléphone dédié à vos campagnes emailing ou ajouter un champ « Comment nous avez-vous connu ? » dans vos formulaires. Ces données manuelles complètent le tracking automatique pour une vision plus complète.

À QUELLE FRÉQUENCE ANALYSER SES TAUX DE CONVERSION ?

Analysez chaque campagne individuellement dans les jours qui suivent l’envoi, puis faites un bilan mensuel ou trimestriel pour observer les tendances. En B2B, les conversions peuvent arriver plusieurs semaines après l’envoi. Laissez le temps aux prospects de réagir avant de tirer des conclusions définitives.

9. Ce qu’il faut retenir

Le taux de conversion reste l’indicateur ultime de l’efficacité de vos campagnes emailing. Mais en B2B, il demande une lecture adaptée aux réalités du terrain.

Convertir, ce n’est pas forcément vendre. C’est amener un prospect à franchir une étape dans son parcours d’achat. Télécharger un contenu, demander un rappel, s’inscrire à un événement. Chaque action compte et mérite d’être mesurée.

Les benchmarks donnent un ordre de grandeur, rien de plus. Votre vraie référence, c’est votre propre historique. Comparez vos campagnes entre elles, identifiez ce qui progresse et ce qui régresse, ajustez en continu.

Les leviers d’amélioration sont connus : qualité de la base, pertinence du message, clarté de l’appel à l’action, fluidité de la landing page. Rien de révolutionnaire, mais un travail méthodique sur chacun de ces points fait la différence.

Oubliez l’A/B testing tel qu’on le pratique en B2C. Vos volumes ne le permettent pas. Testez sur des campagnes successives, changez un élément à la fois, documentez vos apprentissages. Cette approche itérative colle à la réalité du B2B.

Et surtout, ne mesurez pas l’emailing de manière isolée. Articulez-le avec le travail de vos commerciaux, synchronisez les données avec votre CRM, suivez les leads jusqu’à la signature. C’est là que se joue le vrai retour sur investissement.

L’email reste le canal d’outbound marketing le plus rentable en B2B. À condition de savoir ce qu’on mesure et pourquoi on le mesure.

Catégories
Plateforme Email Marketing B2B Premium France

C’est quoi l’emailing ? Définition et guide complet

En résumé

L’emailing désigne l’envoi groupé d’emails à une liste de destinataires dans un cadre commercial ou marketing. Canal le plus rentable du marketing digital avec un ROI moyen de 36€ pour 1€ investi, il reste incontournable en B2B comme en B2C. Sa réussite repose sur une base qualifiée, un contenu pertinent, une bonne délivrabilité et le respect du RGPD.

Introduction

Chaque jour, des milliards de mails professionnels sont échangés à travers le monde. Mails de confirmation de commande, newsletters, offres promotionnelles, relances commerciales. L’email est présent dans la boîte de réception de tous les salariés depuis plus de 20 ans. Et malgré les annonces de sa mort périodique, il n’est pas prêt de disparaître, bien au contraire.

Chaque jour, des milliards de mails professionnels sont échangés à travers le monde. Mails de confirmation de commande, newsletters, offres promotionnelles, relances commerciales. L’email est présent dans la boîte de réception de tous les salariés depuis plus de 20 ans. Et malgré les annonces de sa mort périodique, il n’est pas prêt de disparaître, bien au contraire.

L’email reste le canal de communication marketing qui génère le plus de retours pour le moins de frais. La preuve en est chaque année par le biais des études de cas : pour 1€ dépensé, une campagne d’emailing bien ficelée rapporte en moyenne 36€ (source Statista). Aucun autre levier marketing ne parvient à se hisser à ce niveau de performance.

Mais que recouvre réellement la notion d’emailing? Quelles sont les différentes typologies de campagnes d’emails courants? Quelles sont les bonnes pratiques à adopter et les résultats que l’on peut en attendre? Autant de questions auxquelles nous allons tenter de répondre. Nous verrons dans un premier temps ce qui différencie l’email marketing des autres formes de communication digitale, les bonnes pratiques à suivre pour espérer réussir ses campagnes d’emailing, ainsi que les principaux KPIs que tout marketer se doit de suivre afin de mesurer la performance de ses campagnes.

L’email reste le canal de communication marketing qui génère le plus de retours pour le moins de frais. La preuve en est chaque année par le biais des études de cas : pour 1€ dépensé, une campagne d’emailing bien ficelée rapporte en moyenne 36€. Aucun autre levier marketing ne parvient à se hisser à ce niveau de performance.

Mais que recouvre réellement la notion d’emailing? Quelles sont les différentes typologies de campagnes d’emails courants? Quelles sont les bonnes pratiques à adopter et les résultats que l’on peut en attendre? Autant de questions auxquelles nous allons tenter de répondre. Nous verrons dans un premier temps ce qui différencie l’email marketing des autres formes de communication digitale, les bonnes pratiques à suivre pour espérer réussir ses campagnes d’emailing, ainsi que les principaux KPIs que tout marketer se doit de suivre afin de mesurer la performance de ses campagnes.

Définition de l’emailing

L’emailing consiste à adresser un même email à un ensemble de destinataires. On parle également d’email marketing ou de campagne email. Le concept est simple : au lieu d’écrire un mail à une seule personne, on adresse un même message à plusieurs centaines, milliers ou même millions de contacts en seulement quelques clics.

Au premier abord, cela pourrait paraître évident. Pourtant, il ne faut pas confondre l’emailing et l’email individuel que vous envoyez à un collègue ou à un client. Le mail individuel est un message que l’on peut qualifier de conversationnel ou one-to-one. L’emailing est un mail de masse qui passe par une plateforme dédiée qui va orchestrer l’envoi, faire un suivi des statistiques et s’assurer que tout est fait en accord avec la loi.

Et puis, si vous vous dites  » Tiens, et si j’essayais d’envoyer une campagne mails via Outlook ou Gmail?  » et que vous mettez en copie cachée 50, 100, 300 personnes, c’est tout simplement une idée à ne pas faire. Les services mails n’aiment pas ce genre de pratiques et vous sanctionneront très vites. Sans compter que cela ne vous permettra pas de savoir si vos destinataires ont ouvert votre message, s’ils ont cliqué sur un des liens contenus dans le mail, etc.

Pourquoi utiliser une plate forme « emailing »? Parce que cela va vous permettre de disposer d’outils complémentaires pour construire votre base de contact mais aussi de vous permettre de rédiger vos messages en HTML, de personnaliser votre contenu selon la cible, de programmer vos campagne, mais surtout, de suivre vos statistiques. Taux d’ouverture, de clic, de désabonnement… Autant de chiffres qui vous permettront de progresser au fil du temps

Aujourd’hui, l’emailing est utilisé principalement dans deux contextes. En B2C, les marques l’utilisent pour envoyer des mails à leurs clients : offres promotionnelles, newsletter, programme de fidélité… En B2B, l’emailing est devenu l’une des techniques de prospection & de nurturing les plus efficace. En effet, les professionnels consultent leur boite mail plusieurs fois par jour. Autant dire qu’un mail bien ciblé, avec un contenu à forte valeur perçue, a beaucoup de chance d’être lu.

Les différents types d’emailing

On distingue différents types d’emails marketing. En effet, selon la finalité, le format, le contenu et la fréquence d’envoi peuvent être très différents. Voici les différentes grandes familles que vous serez amené à côtoyer.

La newsletter

La newsletter est sans doute la forme d’emailing la plus connue. Son but : entretenir une relation avec une audience, informer, la fidéliser. Ainsi, une société publiant régulièrement du contenu sur son blog pourra envoyer une newsletter mensuelle pour relayer les articles qu’elle a écrit au cours du mois. Un e-commerçant pourra utiliser ce canal pour mettre en avant ses nouveautés ou des utilisations de ses produits.

La newsletter se caractérise avant tout par sa régularité. Elle peut être hebdomadaire, bimensuelle ou mensuelle et créer ainsi un rendez-vous avec son lecteur. A ce jour, le contenu contient rarement de l’information commerciale. Il s’agit bien souvent d’informer et/ou de former en apportant de la valeur, et de se positionner comme expert d’une thématique donnée. Il ne s’agit de faire de la vente dans l’immédiat, mais plutôt de participer à la création d’un besoin/faisant murir la réflexion de l’acheteur potentiel.

En BtoB, la newsletter est un excellent vecteur de diffusion de contenus comme les études de cas, les retours d’expérience ou les actualités du secteur. Les professionnels ont tendance à apprécier tout contenu leur permettant de se former et/ou de progresser dans leur domaine d’activité.

L’email de prospection

Cet email est un email à objectif 100% commercial. Le but premier de l’email de prospection est de générer des demandes entrantes, donc du chiffre d’affaires. Il s’agit de contacter des prospects qui ne nous connaissent pas encore ou très peu, afin de leur présenter une offre qui pourrait les intéresser.

En BtoB, ce type de mail est soumis à des règles strictes par le RGPD, mais reste autorisé sous conditions. Il est tout à fait possible de contacter des personnes pour qui l’offre que vous proposez présente un intérêt, et ce, sans leur avoir demandé leur accord préalablement. Par exemple, un éditeur de logiciel de comptabilité peut prospecter des experts-comptables. Par contre, il ne ferait pas de mal à ces professionnels de la finance en leur proposant un programme de coaching sportif.

Ce type de mail fonctionne en BtoB. C’est le constat que nous faisons tous les jours chez Ediware avec nos clients. Mais il ne s’improvise pas. Il demande du travail en amont : un ciblage précis, un message adapté à sa cible, un argument de vente clair. Envoyer un mail générique à une liste de contacts achetée au hasard, c’est l’assurance de se faire haïr des destinataires et d’avoir une réputation d’expéditeur totalement ruiné.

L’email promotionnel

L’email promotionnel a pour objectif de déclencher directement une vente. Ventes privées, soldes, offres promotionnelles du type « 10% de réduction sur votre 1ère commande », opérations de Noël, Black Friday, Fête des Mères… Vous y verrez tout un tas d’offres vendu par un copywriting percutant en « 2 clics 3€ Livraison Offerte »  » + bouton call-to-action pour acheter ici! pour profiter de l’offre! » … etc.

Si l’on a tendance à penser que cette forme d’email marketing est efficace, il appartient d’opérer avec la plus grande parcimonie. Si vous bombarder quotidiennement vos contacts avec des campagnes promotionnelles, ils finiront bien évidemment par vous détester. Leur taux d’ouverture s’effondrera et taux de désinscription à vos listes de diffusion s’envolera. Mieux vaut réserver ces campagnes à des moments dédiés de l’année (fête des mères, noir vendredi, Noël, lancement de produit, fin de stock,..) / Saison et juxtaposées avec un peu de contenu à valeur ajouté!

Le timing est également un paramètre à ne pas négliger. Une campagne promotionnelle lancée au bon moment, auprès d’un contact ayant montré un intérêt pour votre offre récemment, donnera des résultats largement plus efficaces qu’une campagne envoyée à la va-vite, à une base non segmentée.

L’email transactionnel

L’email transactionnel a une place à part. Il n’est pas vraiment dans la case « marketing » au sens strict, mais il est indissociable de la relation client. Il s’agit de tous les emails qui sont envoyés automatiquement suite à une action de l’internaute : validation de commande, avis de livraison, réinitialisation du mot de passe, facture.

Dans la plupart des cas, ces emails ont des taux d’ouverture exceptionnels, souvent supérieurs à 80%. Normal : le destinataire les attend. Pourtant, c’est une cible que l’on a souvent tendance à oublier. Une confirmation de commande peut contenir en footer des recommandations de produit. Un avis de livraison peut terminer sur un « Suivez-nous sur les réseaux sociaux ».

Parfois, il est difficile de poser la frontière entre l’email transactionnel et l’email marketing. Le tout est que l’aspect promotionnel ne soit pas majoritaire sur l’information attendue par le destinataire.

L’email de relance

Le dernier type d’emails concerne la réactivation. Avec le temps, une partie de votre base de contacts s’inactive. Des personnes qui, à une époque, ouvraient vos emails et y réagissaient, d’autres qui n’ont jamais terminé leur parcours d’achat après avoir rempli leur panier.

L’email de relance va tenter de rallumer la flamme auprès de ces contacts. Pour les inactifs, on pourra envoyer un mail du type « Vous nous manquez » avec un code promo pour les motiver à revenir. Pour les abandons de panier, une relance quelques heures après l’abandon, pourquoi pas avec un code promo, suffira parfois à déclencher la commande.

Ces emails automatisés, envoyés suite aux actions du contact, font partie des scénarios de marketing automation les plus rentables. Ils s’adressent à des personnes qui ont déjà manifesté une forme d’intérêt. La moitié du travail est déjà faite.

Pourquoi les entreprises ont tout intérêt à se tourner vers l’emailing?

Malgré le nombre croissant de canaux de communication, l’emailing reste un levier plébiscité par les marketeurs pour de multiples raisons. Zoom sur celles-ci.

Une rentabilité parmi les plus belles du marché

En chiffres, cela donne quoi? Selon les études de la Data and Marketing Association (DMA), le marketing par email doit être l’un des plus performants avec 38€ de chiffre d’affaires généré par euro investi. Le tout à un coût de diffusion extrêmement faible.

Envoyer un email ne coûte que quelques cents voire moins à l’heure. Le tout est bien ciblé puisque les destinataires ont donné leur consentement pour recevoir vos emails ou correspondent parfaitement à votre cible. Le marketing par email est également extrêmement personnalisable, ce qui booste les taux de conversion.

En B2B, le ressenti est le même. Selon les études e-routeurs publiées chaque année par la DMA France, le canal email reste considéré comme le plus stratégique par 91% des marketeurs, devant les réseaux sociaux à 83%.

Un canal 100% sous contrôle, et 100% mesurable

C’est peut-être le plus grand oublié des avantages du marketing par email. Si vous travaillez votre audience sur Facebook, Instagram ou LinkedIn, vous n’en êtes jamais le propriétaire. Ces plateformes peuvent changer leurs algorithmes du jour au lendemain, réduire la portée organique de vos publications, voire fermer votre compte. Vous êtes à la merci de leurs décisions.

Avec l’email, c’est différent. Votre liste de contacts vous appartient, elle fait partie du patrimoine de l’entreprise, comme votre base clients dans votre CRM. Personne ne peut vous l’enlever et personne ne décidera à votre place qui verra vos emails.

L’autre avantage, c’est la mesurabilité. Chaque campagne permet de récolter tout un tas de statistiques : Combien d’emailings ont été ouverts? Combien de destinataires ont cliqué? Sur quels liens? Combien de désinscriptions? etc. Autant d’informations qui permettent de mesurer ce qui fonctionne (ou pas) et de chercher à améliorer ses résultats. Essayez d’obtenir le même niveau de détail pour une campagne d’affichage ou un spot radio.

Des tarifs ultra accessibles

Comparé aux autres canaux d’acquisition, le marketing par email reste très abordable. Pas besoin de plusieurs milliers d’euros pour se faire la main. Une petite société peut démarrer des campagnes avec quelques centaines d’euros par an, plateforme comprise.

Le modèle économique des outils de marketing par email oscille entre une facturation d’un abonnement mensuel qui dépend de la taille de la base et un système de crédits sans engagement comme chez Ediware. Vous payez ce que vous consommez, sans abonnement qui court même quand vous n’envoyez rien.

Une des raisons pour lesquelles l’emailing est souvent le premier levier digital des TPE et PME? Le ticket d’entrée est très bas, les résultats visibles très vite. On peut démarrer petit et s’étoffer au fur et à mesure.

Comment réussir une campagne emailing?

Disposer d’une plateforme emailing ne suffit pas. Encore faut-il savoir s’en servir. Voici les bases qu’il faut maitriser pour obtenir des résultats.

Constituer une base de contacts qualifiée

Tout commence par la base de données. Pas de destinataires, pas de campagne. Mais attention : la quantité ne fait pas tout. Mieux vaut 1 000 contacts bien ciblés que 50 000 adresses piochées à l’arrache.

En B2C, c’est simple : il faut que la personne donne son consentement explicite avant que vous lui envoyiez des emails commerciaux. On appelle ça l’opt-in. Un formulaire d’inscription sur votre site, une case à cocher au moment d’un achat… Le contact doit avoir fait une démarche volontaire.

En B2B, c’est un peu différent. Le RGPD autorise la prospection par email auprès de professionnels sans consentement préalable à condition que le message soit en rapport avec leur activité. On parle d’intérêt légitime. Un fournisseur de matériel médical peut cibler des médecins. Un éditeur de logiciel de gestion peut démarcher des DAF.

Mais dans tous les cas, évitez d’acheter des bases d’emails auprès de prestataires peu recommandables. Ces fichiers contiennent souvent des adresses en partie obsolètes, des adresses pièges à spams, voire des contacts qui n’ont jamais existé. Résultat des courses : votre réputation d’expéditeur prend un coup et vos emails finissent en spam, y compris ceux que vous envoyez à vos vrais clients.

En B2B, des bases comme celle de DataProspects permettent d’accéder à des contacts qualifiés, qu’on met à jour régulièrement, et qui sont conformes au RGPD. C’est un budget… mais c’est la garantie de travailler sur des données fiables.

Travailler l’objet et le preheader

L’objet, c’est la première chose que voit le destinataire d’un email. En quelques fractions de secondes il décide si oui ou non il le lit. Tout se joue à ce moment.

L’objet a intérêt à être court. Visez 50 caractères maximum pour qu’on puisse le lire en entier sur un mobile. Il doit donner envie d’en savoir plus… sans tout dire. Evitez les formulations trop commerciales, les MàJUSCULES,TROP DE!!!!, points d’exclamation, etc. Tous ces signaux qui font tourner les filtres anti-spam et exaspèrent les destinataires.

Le preheader c’est le texte qui apparaît juste à côté de l’objet dans la liste des emails. Sur mobile, c’est souvent là qu’on le voit avant même d’ouvrir l’email. Beaucoup de marketeurs le négligent alors qu’il constitue une 2e chance d’accrocher le destinataire. Servez-vous en pour compléter l’objet… mais pas pour répéter la même chose.

Testez plusieurs versions. Les plateformes emailing permettent de faire de l’A/B testing. Le principe : on envoie 2 versions d’objet à un échantillon de la base… puis on choisit d’envoyer à tout le monde la n°1 ou la n°2 selon lequel a obtenu le meilleur taux d’ouverture.

Faire un contenu pertinent et responsive

Une fois l’email ouvert, il faut retenir. Le contenu devra répondre à une attente du lecteur. Quelque chose qui l’intéresse, l’informe utilement, le fait avancer, etc.

Sur le fond, c’est autant le fond que la forme qui comptent. Sur mobile, les emails trop longs… qui découragent la lecture. Allez à l’essentiel. Une accroche claire, un call-to-action visible. Vous avez beaucoup de choses à raconter? Faites plusieurs mailings, mais ne diluez pas.

Le design doit être responsive, c’est-à-dire qu’il doit pouvoir s’adapter automatiquement à la taille de l’écran. Plus de la moitié des emails sont aujourd’hui lus sur des smartphones. Si votre message ne s’affiche pas bien sur un mobile, il finit bien souvent à la poubelle. Des logiciels emailing comme celui d’Ediware vous offrent déjà des templates responsive, donc inutile de passer des heures à chercher la mise en page parfaite.

Pensez aussi à l’équilibre entre le texte et les images. Un email qui ne serait constitué que d’images impliquerait plusieurs problèmes. Certain clients mail n’affichent pas les images par défaut. Les filtres anti-spam ne font pas confiance aux emails qui n’ont aucun texte. Et en plus, si les images ne se chargent pas, le message est tout simplement illisible.

Respecter la loi (RGPD)

Le RGPD encadre très strictement la façon de recueillir et d’utiliser les données personnelles, et cela inclut les adresses email. Et si vous ne respectez pas les règles, cela peut coûter très cher. C’est donc mieux d’en être informé.

En B2C, il faut absolument le consentement de la personne avant de lui envoyer des emails commerciaux. Et ce consentement doit être plus qu’une simple case cochée rapidement. Il doit être libre, spécifique, éclairé et sans ambiguïté. Et vous devez être en mesure de prouver que le contact vous a donné l’autorisation de le solliciter.

En B2B, on peut envoyer des emails de prospection sans consentement préalable si on s’appuie sur notre intérêt légitime… mais dans certaines limites bien tracées. L’offre doit correspondre à l’activité pros de la personne à qui vous vous adressez. Dans chaque email, il doit toujours y avoir un lien qui permet de se désinscrire. Et les données ne doivent pas être conservées indéfiniment.

En tout cas, chaque email doit permettre au destinataire de se désinscrire facilement et simplement. Un clic, sans avoir à se justifier. Les plateformes d’envoi gèrent automatiquement les désinscriptions et font le ménage dans la liste de contacts.

Travailler la délivrabilité

La délivrabilité, c’est la capacité à ce que vos emails parviennent effectivement dans la boîte de réception des destinataires. Parce qu’entre le moment où vous cliquez sur  » envoyer  » et le moment où on peut lire votre message, beaucoup de choses peuvent mal tourner. Filtres anti-spam, blocages par des fournisseurs de messagerie, adresses invalides…

Premier point : l’authentification technique. Les protocoles SPF, DKIM et DMARC permettent aux serveurs de messagerie de vérifier que vous êtes bien celui que vous prétendez être et que vous avez le droit d’envoyer ces emails. Si vous ne l’avez pas configurée, beaucoup vous traiteront comme des spams. Les plateformes sérieuses la font automatiquement.

Second point : la réputation d’envoyeur. Les fournisseurs d’accès à Internet comme Orange, les services de messagerie comme Gmail ou Yahoo, attribuent une note à chaque expéditeur en fonction de son historique. Trop de plaintes, trop d’emails envoyés vers des adresses qui n existent pas et cette note chute. Vos emails finissent en boîte spam.

Troisième point : la qualité de votre base. Des adresses qui n’existent plus, des adresses pièges à spam, des contacts qui n’ont plus ouvert un de vos mails depuis des années ne sont jamais bons pour vos statistiques d’envoi et encore moins pour votre réputation. Il faut donc nettoyer sa base régulièrement. Des outils comme CleanMyList.email peuvent s’avérer utiles. Ils permettent de vérifier avant envoi si les adresses sont valides mais aussi de repérer les contacts à risque.

Les indicateurs essentiels à suivre

Parmi les nombreux avantages de l’email marketing, figure la formidable capacité à tout mesurer.

Chaque campagne génère une multitude de données qui permettent d’en analyser les résultats et d’évaluer des axes d’amélioration. Encore faut-il savoir ce que l’on doit regarder!

Taux d’ouverture

Le taux d’ouverture indique le pourcentage de destinataires qui ont ouvert votre e-mail. Ainsi, si vous envoyez 1000 e-mailings et que 200 destinataires ouvrent les e-mails reçus, votre taux d’ouverture est de 20%.Il s’agit de la métrique la plus suivie et souvent, la première que l’on va regarder.

Ce taux reflète en grande partie la qualité de votre objet ainsi que la confiance/curiosité pour votre marque. Un expéditeur connu chez le destinataire et un objet percutant ou intriguant génèrent des ouvertures. Un expéditeur inconnu associé à un objet quelconque passe en général inaperçu.

Les moyennes varient suivant les secteurs. En B2B, un taux d’ouverture compris entre 15 et 25 % correspond à une performance acceptable. Les newsletters apportant beaucoup de valeur peuvent dépasser les 30 %. Les e-mailings de prospection à froid tournent plutôt autour de 10-15 %.Par ailleurs, un point important : depuis 2021, les ouvrants sur des clients mails Apple et autres solutions préservant la vie privée impactent les mesures d’ouverture. Il se peut donc que vous constatiez des ouverturestout au long de la journée alors même que vous n’avez pas forcément envoyé de campagne du jours. Le taux d’ouverture reste pertinent pour comparer vos differentes campagnes entre elles, mais il faut désormais un policier avec.

Taux de clic

Le taux de clic indique le pourcentage de destinataires qui ont cliqué au moins une fois sur un des liens de votre e-mail. C’est une métrique plus fiable que le taux d’ouverture car elle montre un vrai engagement. En effet, celui qui clique, non seulement a ouvert l’e-mail, mais en plus a trouvé le contenu assez intéressant pour aller plus loin.

On peut distinguer parfois le taux de clic global, calculé sur la totalité des destinataires, et le taux de réactivité, calculé uniquement sur les ouvreurs. Ce dernier indicateur permet d’évaluer la qualité du contenu, indépendamment de la performance de l’objet.

En B2B, un taux de clic compris entre 2 et 5 % correspond à une situation normale. Ce taux dépendra beaucoup de la nature du message et de la visibilité de votre call to action. Plus clair et visible sera votre bouton, généralement plus vous obtiendrez de clics. Un e-mail présentant un seul lien bien mis en valeur obtiendra généralement plus de clics qu’un e-mail présentant 10 liens éparpillés.

Taux de conversion

Le taux de conversion ira plus loin que le simple clic. Il indiquera le pourcentage de destinataires qui auront réalisé la(s) action(s) attendue(s) suite à la consultation de la page sur laquelle ils ont été redirigés après le clic. L’action attendue peut être un achat, une demande de devis, une inscription à un webinar, le téléchargement d’un document…

Cette métrique demande à aller plus loin dans la traçabilité. Il faut être en mesure de relier le clic dans l’e-mail avec l’action concrète effectuée sur le site web. Les plateformes d’emailing permettent généralement d’automatiser ça avec l’ajout de paramètres de tracking sur les URL. Il est ensuite possible de suivre les conversions dans Google Analytics ou d’autres outils d’analyse.

Le taux de conversion est l’indicateur qui montrera le retour sur investissement réel de votre action. En effet, un e-mail peut avoir un très beau taux d’ouverture et de clic, mais s’il ne génère aucune conversion, alors on peut légitimement penser que sa seule finalité été de servir à quelque chose.

Taux de rebond et taux de désinscription

Les rebonds correspondent aux e-mails qui n’ont pas pu être délivrés. On distingue les rebonds  » hard « , définitifs, provoqués par une adresse e-mail invalide ou inexistante, et les rebonds  » soft « , temporaires, causés par exemple par une boîte e-mail pleine ou un serveur momentanément indisponible.

Un taux de rebond élevé est un des signaux alarmes. Au delà de 2-3%, la qualité de votre base de données pose problème. Les fournisseurs d’accès surveillent ce taux. Trop de rebonds et ils commencent à bloquer vos envois.

Le taux de désinscription correspond à la proportion de personnes qui se désabonnent après réception d’un e-mail. Un taux de désinscription inférieur à 0,5% est satisfaisant. Au delà c’est que quelque chose ne va pas. Soit vous envoyez trop souvent, soit le contenu ne correspond pas aux attentes, soit la base n’était pas qualifiée au départ.

Ces deux métriques sont des indicateurs à surveiller d’autant plus qu’ils impactent votre réputation d’expéditeur et donc votre délivrabilité future.

Emailing et marketing automation

Jusqu’à présent, nous avons principalement évoqué des campagnes à l’unité. Vous décidez de lancer une campagne, vous la créez, vous la programmez, elle part. Mais l’emailing peut également être un processus automatique, sans sollicitation de votre part à chaque envoi.

Le marketing automation, c’est la possibilité d’envoyer des emails automatiquement, en lien avec la situation ou le profil du destinataire. Un internaute télécharge un livre blanc sur votre site? Il reçoit automatiquement un email de remerciement, puis une série d’emails sur le même sujet. Un prospect n’a pas ouvert vos 3 derniers emails? Un scénario de réactivation va automatiquement se déclencher. Un client n’a pas commandé depuis 6 mois? On va lui envoyer automatiquement une offre pour le réactiver…

Ces scénarios, une fois qu’ils sont mis en place, tournent sans arrêt. Ils travaillent pour vous 24h/24, 7j/7. Le gain de temps est énorme, surtout si vous faites partie d’une équipe marketing réduite, et qu’on ne peut pas tout faire à la main.

L’autre avantage, c’est que c’est ultra pertinent. Un email envoyé automatiquement suite à une action bien précise, c’est généralement le bon moment. Le contact vient tout juste de s’intéresser à ce que vous proposez, il est réceptif. C’est bien plus puissant qu’un envoi de masse auquel on aurait pensé un mardi matin…

Il y a plein de scénarios qui sont les plus basiques, et qui sont très simple à mettre en place. L’email de bienvenue, qui est envoyé automatiquement suite à une inscription. La séquence de nurturing, qui permet d’accompagner un prospect dans sa phase de réflexion avec des contenus « pédagogiques ». La relance de panier abandonné pour les e-commerçants. L’email d’anniversaire avec une réduction personnalisée.

Il y a des scénarios un peu plus évolué qui permettent d’aller un peu plus loin. On peut brancher un système de scoring qui va prendre en compte l’engagement du contact, puis selon le niveau d’intérêt, envoyer soit des propositions commerciales à des prospects chauds, soit continuer à envoyer du contenu à des prospects tièdes. Et tout ça sans qu’un commercial ne soit obligé d’intervenir.

Chez Ediware, notre solution permet de construire ces scénarios de relance automatique, mais aussi de les lier à d’autres outils grâce à Zapier. On peut connecter plus de 1000 applications pour automatiser des process qui iraient du formulaire de contact jusqu’à la synchronisation avec votre CRM.

Pourquoi choisir une plateforme emailing française?

Le marché des plateformes emailing est loin d’être saturé par les acteurs. Des solutions américaines comme Mailchimp, ou des alternatives européennes se partagent une bonne partie du marché. Pourtant, choisir une solution made in France, c’est avoir des avantages bien réels, que beaucoup d’entreprises ont tendance à sous-estimer.

Première raison : la proximité, et la qualité du support. Vous êtes lundi soir, vous avez un bug pour envoyer votre newsletter, est-ce que vous préférez vous prendre la tête à essayer de vous comprendre avec un robot / un support anglophone et mal-aimable? Ou alors on peut vous dépanner gentiment dans la langue de Molière? Chez les plateformes internationales, on vous propose souvent de l’aide… par chat, par email, en anglais, dans un délai qui varie, et qui revient souvent à « nous vous répondrons par email… ». Chez Ediware, c’est inclus dans l’abonnement, c’est du dépannage par téléphone avec une vraie personne… et gratuitement!

Deuxième raison : la data. Le RGPD c’est bien, mais cela devra pas être un frein à votre business et stratégie emailing. Depuis l’abrogation du Privacy Shield, le transfert de données hors Union Européenne est devenu plus compliqué. Le souci, c’est que vos données… elles partent sur des serveurs, qui eux, sont basés aux Etats-Unis. Et jusqu’à nouvel ordre, ce pays-ci, c’est assez loin de l’Union Européenne en terme de législation sur la protection des données. Et puis il y a l’autre réalité : beaucoup de vos destinataires sont bel et bien basés en Europe, et vous devez pouvoir la respecter. Avec une solution française, vos données stockées pour que vous puissiez envoyer des emails, restent chez nous : en France, ou au pire en Europe. La conformité, c’est dans l’ADN.

Troisième raison : le marché local. Le B2B, c’est pas une science exacte, et encore moins en France. Entre les lois, les bonnes pratiques et les attentes des pros, y’a pas à discuter, nos chers marketers ont une course de plus à gagner :  » Comment je crée une campagne email B2B qui fonctionne avec des décideurs Français?  » Et bien d’emblée, une plateforme pensée et conçue pour le marché français, va intégrer en natif et même par défaut que :  » Les Français sont sensibles aux belles templates, mais aiment bien connaître la vérité, les tutos sont en français, et puis merde les marketeurs vont donner autre chose en jupytehébergé et bien le dire clairement et précisément « , Et ça, c’est bien tous les détails qui font que les marketeurs Français ne se sentent plus comme des abonnés à un club anglais, s’il vous plait!

Alors, on peut parler sur le marché depuis 2002 chez Ediware. Plus de 20 années d’expérience derrière nous sur le marché du B2B, une des plus belles infrastructures techniques pour l’envoi d’emails (des IP dédiées et beaucoup de process pour vous), une équipe Ediware 100% basée en France, qui aime son rôle d’accompagnateur pour ses clients. Sans oublier : un écosystème inclus dans l’abonnement, incluant la solution où on envoie les emailings, une base de données B2B pour trouver des contacts comme DataProspects, et une solution pour vérifier l’email de ces contacts, CleanMyList. Tout ce qu’il faut pour faire des campagnes qui cartonnent!

Questions fréquentes

C’est quoi l’emailing exactement ?

L’emailing désigne l’envoi groupé d’emails à une liste de destinataires dans un cadre commercial ou marketing. Contrairement à l’email individuel, il nécessite une plateforme spécialisée pour gérer les envois, suivre les statistiques et respecter la réglementation. On parle aussi d’email marketing.

Quelle est la différence entre emailing et newsletter ?

La newsletter est un type d’emailing parmi d’autres. Elle vise à informer et fidéliser avec un contenu éditorial régulier. L’emailing englobe aussi les emails promotionnels, transactionnels, de prospection ou de relance. Chaque format répond à un objectif différent.

L’emailing est-il toujours efficace en 2026 ?

Oui, l’emailing reste le canal marketing digital avec le meilleur retour sur investissement. Les études montrent un ROI moyen de 36€ pour 1€ investi. Les taux d’ouverture restent stables malgré la sur-sollicitation des internautes, à condition de respecter les bonnes pratiques.

Peut-on faire de la prospection par email en B2B ?

Oui, le RGPD autorise la prospection B2B sans consentement préalable sous certaines conditions. L’offre doit être en rapport avec l’activité professionnelle du destinataire. Un lien de désabonnement doit figurer dans chaque message. C’est ce qu’on appelle l’intérêt légitime.

Comment éviter que mes emails arrivent en spam ?

Plusieurs facteurs entrent en jeu. Authentifiez vos envois avec SPF, DKIM et DMARC. Maintenez une base de contacts propre en supprimant les adresses invalides. Évitez les objets trop commerciaux et les contenus uniquement composés d’images. Utilisez une plateforme professionnelle avec une bonne réputation d’expéditeur.

Quel taux d’ouverture viser pour mes campagnes ?

En B2B, un taux d’ouverture entre 15 et 25% est considéré comme correct. Les newsletters à forte valeur ajoutée peuvent atteindre 30% ou plus. Ces moyennes varient selon le secteur et la qualité de la base de contacts. Comparez surtout vos campagnes entre elles pour mesurer votre progression.

Faut-il acheter des bases d’emails pour prospecter ?

Évitez les bases vendues à bas prix par des sources douteuses. Elles contiennent souvent des adresses obsolètes ou piégées qui ruinent votre délivrabilité. En revanche, des bases de données professionnelles B2B comme DataProspects proposent des contacts qualifiés, mis à jour régulièrement et conformes au RGPD.

Quelle plateforme emailing choisir ?

Le choix dépend de vos besoins. Pour le B2B français, privilégiez une solution avec support en français, hébergement des données en Europe et expertise du marché local. Vérifiez aussi les fonctionnalités de personnalisation, les capacités d’intégration avec vos outils existants et le modèle tarifaire.

L’essentiel à retenir

L’emailing n’est pas mort. Alors que l’on n’a cessé de le prédire, il reste et de loin le canal le plus rentable et le plus sûr pour communiquer avec ses clients ou prospects. Et les chiffres sont là pour le confirmer chaque année.

Il doit son succès à plusieurs choses. Un coût à l’envoi qui est presque négligeable. Une audience sur laquelle vous avez le contrôle totalement contrairement aux réseaux sociaux. Des statistiques dans le moindre détail possible pour mesurer et optimiser chaque campagne. Une puissance de personnalisation qui permet de faire parvenir le bon message à la bonne personne au bon moment.

Cela dit, l’e-mailing ne doit pas être pris à la légère. Les résultats dépendent de la qualité de votre base de contacts, de la pertinence ressenti par vos destinataires de vos messages, du respect des règles en matière de délivrabilité et également des règles du jeu en matière de règlementation. Les temps du mass-mailing où l’on shootait dans le tas sont révolus. C’est désormais la qualité qui fait la différence.

Vous souhaitez vous lancer dans vos premières campagnes ou travailler l’amélioration de vos performances? Ediware, c’est plus de 20 ans d’expérience au service des entreprises françaises, porté par une plateforme complète, un support client aux petits soins et une expertise forte en Marketing B2B. On vous montre tout lors d’une démo?

Catégories
Email Marketing B2B : Stratégies et Best Practices

Glossaire de l’email marketing : 80+ définitions essentielles

TL;DR

Ce glossaire rassemble plus de 80 termes essentiels de l’email marketing B2B. De la délivrabilité aux protocoles d’authentification (SPF, DKIM, DMARC), en passant par les métriques de performance et la conformité RGPD, chaque définition est expliquée simplement avec des exemples concrets. Un outil de référence pour les professionnels du marketing qui veulent maîtriser le vocabulaire technique et optimiser leurs campagnes.

Introduction

L’e-mail marketing est un univers rempli de termes techniques qui peuvent déconcerter même les plus chevronnés des marketeurs. Entre les acronymes liés à l’authentification, les indicateurs de performance ou le charabia de la délivrabilité, il n’est pas toujours aisé de s’y retrouver.
Depuis 2002, Ediware accompagne les entreprises françaises dans leurs campagnes d’e-mail marketing B2B. Au fil des années, nous avons constaté qu’une chose faisait souvent la différence entre une campagne qui tire son épingle du jeu et une autre qui finit dans les spams : c’est la maîtrise du vocabulaire technique.
Ce glossaire a pour vocation de vous apporter cette maîtrise : il regroupe plus de 80 définitions, classées par thématique. Pour chaque terme, nous tâchons de l’expliquer avec des mots simples, d’illustrer par un exemple concret et de vous donner une bonne pratique à retenir. Que vous soyez responsable marketing, commercial ou dirigeant de PME, vous trouverez ici les clés pour comprendre et réussir vos campagnes d’e-mail marketing.

Délivrabilité & Infrastructure

BLACKLIST (LISTE NOIRE)

Définition : Une blacklist est une liste d’adresses IP ou de domaines identifiés comme sources de spam. Les fournisseurs de messagerie et les filtres antispam consultent ces listes pour décider de bloquer ou non un email entrant. Il existe des dizaines de blacklists, certaines très influentes comme Spamhaus ou Barracuda.

Exemple : Votre campagne emailing affiche soudainement un taux de délivrabilité en chute libre. En vérifiant sur mxtoolbox.com, vous découvrez que votre IP d’envoi figure sur la blacklist de Spamhaus suite à un pic de plaintes.

À retenir : Surveillez régulièrement vos IPs d’envoi avec des outils comme MXToolbox. Une inscription en blacklist peut ruiner vos performances en quelques heures.

Voir aussi : Whitelist | Réputation d’expéditeur | Spam trap

Pour aller plus loin : La blackliste Backscatterer

BIMI

Définition : BIMI (Brand Indicators for Message Identification) est un standard qui permet d’afficher le logo de votre entreprise à côté de vos emails dans la boîte de réception du destinataire. Pour fonctionner, BIMI nécessite une politique DMARC stricte et un certificat VMC (Verified Mark Certificate) délivré par une autorité reconnue.

Exemple : Les emails de La Poste affichent leur logo jaune et bleu directement dans Gmail. Cette visibilité immédiate renforce la confiance du destinataire et améliore le taux d’ouverture.

À retenir : BIMI représente un investissement conséquent (certificat à renouveler chaque année) et n’est pas adapté à la prospection par email. En cas de signalements comme spam, l’affichage du logo n’est pas garanti, notamment dans Gmail.

Voir aussi : DMARC | DKIM | SPF

BOUNCE (REBOND)

Définition : Un bounce désigne un email qui n’a pas pu être délivré et qui revient à l’expéditeur avec un message d’erreur. On distingue deux types : le hard bounce (échec permanent) et le soft bounce (échec temporaire). Le taux de bounce est un indicateur clé de la qualité de votre base de données.

Exemple : Vous envoyez une campagne à 10 000 contacts. 250 emails reviennent en erreur, soit un taux de bounce de 2,5%. Parmi eux, 180 sont des hard bounces (adresses invalides) et 70 des soft bounces (boîtes pleines).

À retenir : Un taux de bounce supérieur à 2% signale un problème d’hygiène de liste. Nettoyez votre base régulièrement pour préserver votre réputation d’expéditeur.

Voir aussi : Hard bounce | Soft bounce | NPAI

DÉLIVRABILITÉ

Définition : La délivrabilité mesure la capacité de vos emails à atteindre la boîte de réception de vos destinataires, et non leur dossier spam ou un blocage complet. Elle dépend de nombreux facteurs : réputation de l’expéditeur, authentification technique, qualité du contenu et engagement des destinataires.

Exemple : Votre plateforme emailing indique 95% d’emails délivrés. Mais en réalité, 20% de ces emails atterrissent en spam. Votre délivrabilité réelle en boîte de réception n’est donc que de 75%.

À retenir : Un email délivré n’est pas forcément un email vu. La vraie mesure de succès, c’est l’arrivée en boîte de réception principale.

Voir aussi : Réputation d’expéditeur | SPF | DKIM

Pour aller plus loin : Délivrabilité en emailing B2B : comment rester dans la boîte de réception

DKIM

Définition : DKIM (DomainKeys Identified Mail) est un protocole d’authentification qui ajoute une signature cryptographique à vos emails. Cette signature permet au serveur destinataire de vérifier que le message provient bien du domaine affiché et qu’il n’a pas été modifié pendant le transport.

Exemple : Vous configurez DKIM pour votre domaine entreprise.fr. Chaque email envoyé contient désormais une signature unique. Gmail vérifie cette signature et affiche une coche de vérification, ce qui améliore votre délivrabilité.

À retenir : DKIM est devenu obligatoire depuis février 2024 pour envoyer vers Gmail et Yahoo. Sans lui, vos emails risquent le dossier spam.

Voir aussi : SPF | DMARC | Délivrabilité

DMARC

Définition : DMARC (Domain-based Message Authentication, Reporting and Conformance) est une politique de sécurité qui indique aux serveurs destinataires comment traiter les emails qui échouent aux vérifications SPF et DKIM. DMARC permet aussi de recevoir des rapports sur les tentatives d’usurpation de votre domaine.

Exemple : Vous configurez une politique DMARC en mode « quarantine » pour votre domaine. Les emails qui échouent à l’authentification sont automatiquement placés en spam plutôt que délivrés normalement.

À retenir : Commencez par une politique DMARC en mode « none » pour analyser les rapports, puis passez progressivement à « quarantine » puis « reject » une fois votre configuration stabilisée.

Voir aussi : SPF | DKIM | BIMI

DNS

Définition : Le DNS (Domain Name System) est l’annuaire d’Internet qui traduit les noms de domaine en adresses IP. En email marketing, les enregistrements DNS de votre domaine hébergent les configurations d’authentification (SPF, DKIM, DMARC) et indiquent aux serveurs où livrer les emails via les enregistrements MX.

Exemple : Quand vous envoyez un email à contact@entreprise.fr, le serveur d’envoi interroge le DNS pour trouver l’enregistrement MX d’entreprise.fr et savoir vers quel serveur de messagerie acheminer le message.

À retenir : Vos enregistrements DNS doivent être correctement configurés avant tout envoi. Une erreur de DNS peut bloquer la délivrabilité de toutes vos campagnes.

Voir aussi : MX (Mail Exchanger) | SPF | DKIM

DOMAINE D’ENVOI

Définition : Le domaine d’envoi est le nom de domaine utilisé dans l’adresse expéditeur de vos emails (la partie après le @). C’est sur ce domaine que repose votre réputation d’expéditeur et que se configurent les authentifications SPF, DKIM et DMARC.

Exemple : Vous envoyez vos campagnes depuis newsletter@votreentreprise.fr. Le domaine d’envoi est votreentreprise.fr. C’est la réputation de ce domaine qui détermine en grande partie votre délivrabilité.

À retenir : Évitez les adresses gratuites (gmail.com, orange.fr) pour vos campagnes professionnelles : elles échouent systématiquement aux contrôles d’authentification. Chez Ediware, nous proposons par défaut un nom de domaine d’envoi dédié à votre compte afin de préserver la réputation de votre domaine principal. Nous pouvons aussi utiliser votre propre nom de domaine comme sender, avec la procédure pour configurer SPF, DKIM et éventuellement DMARC.

Voir aussi : Réputation d’expéditeur | DKIM | SPF

FEEDBACK LOOP (FBL)

Définition : Un feedback loop est un mécanisme par lequel les fournisseurs de messagerie (Orange, Microsoft, Yahoo…) signalent à l’expéditeur les emails marqués comme spam par leurs utilisateurs. Ces retours permettent d’identifier les destinataires mécontents et de les retirer de vos listes d’envoi.

Exemple : Un destinataire clique sur « Signaler comme spam » dans Outlook. Grâce au feedback loop de Microsoft, votre plateforme emailing reçoit cette information et désabonne automatiquement ce contact de vos futures campagnes.

À retenir : Inscrivez-vous aux feedback loops des principaux fournisseurs. C’est gratuit et cela vous évite de continuer à envoyer des emails à des contacts qui ne veulent plus vous lire.

Voir aussi : Réputation d’expéditeur | Blacklist | Délivrabilité

GREYLIST

Définition : Le greylisting est une technique antispam qui rejette temporairement un email provenant d’un expéditeur inconnu. Le serveur destinataire renvoie un message demandant de réessayer plus tard. Les serveurs légitimes retentent l’envoi et passent, tandis que beaucoup de spammeurs abandonnent.

Exemple : Votre premier email vers un nouveau prospect est temporairement rejeté avec un code 451. Votre plateforme emailing retente automatiquement l’envoi 15 minutes plus tard et l’email passe sans problème.

À retenir : Le greylisting peut retarder la livraison de vos emails de quelques minutes à quelques heures lors du premier contact. Une plateforme emailing professionnelle gère automatiquement ces retentatives.

Voir aussi : Soft bounce | Délivrabilité | Throttling

HARD BOUNCE

Définition : Un hard bounce est un email qui n’a pas pu être délivré de façon permanente. Les causes principales sont une adresse email invalide, un domaine inexistant ou un serveur qui rejette définitivement le message. Contrairement au soft bounce, un hard bounce ne se résoudra jamais.

Exemple : Vous envoyez un email à jean.dupont@entreprise-fermee.fr mais l’entreprise a cessé son activité et le domaine n’existe plus. Votre serveur reçoit un code d’erreur 550 « User unknown ».

À retenir : Supprimez immédiatement les hard bounces de votre liste. Un taux supérieur à 2% nuit gravement à votre réputation d’expéditeur et peut vous faire blacklister.

Voir aussi : Soft bounce | Bounce | NPAI

IP DÉDIÉE

Définition : Une IP dédiée est une adresse IP réservée exclusivement à vos envois d’emails. Contrairement à une IP mutualisée partagée entre plusieurs expéditeurs, vous êtes seul responsable de sa réputation. C’est un atout pour les entreprises qui envoient des volumes importants et réguliers.

Exemple : Votre entreprise envoie 200 000 emails par mois. Avec une IP dédiée, vos performances ne dépendent plus des pratiques des autres utilisateurs de la plateforme. Vous construisez votre propre réputation.

À retenir : Une IP dédiée nécessite un volume d’envoi régulier pour maintenir sa réputation. En dessous de 50 000 emails par mois, une IP mutualisée de qualité est souvent préférable. Ediware fourni un pool d’IP dédiées à tous les comptes disposant d’un abonnement.

Voir aussi : IP mutualisée | IP warming | Réputation d’expéditeur

IP MUTUALISÉE

Définition : Une IP mutualisée est une adresse IP partagée entre plusieurs expéditeurs sur une même plateforme emailing. La réputation de cette IP dépend des pratiques de tous les utilisateurs qui l’utilisent. C’est la solution standard pour les entreprises avec des volumes d’envoi modérés.

Exemple : Votre entreprise envoie 15 000 emails par mois via une IP mutualisée. La plateforme veille à ce que tous les utilisateurs de cette IP respectent les bonnes pratiques pour maintenir une réputation collective satisfaisante.

À retenir : Choisissez une plateforme emailing rigoureuse sur la qualité de ses expéditeurs. Une IP mutualisée mal gérée peut pénaliser votre délivrabilité à cause des mauvaises pratiques d’autres utilisateurs.

Voir aussi : IP dédiée | Réputation d’expéditeur | Délivrabilité

IP WARMING

Définition : L’IP warming (ou échauffement d’IP) est le processus qui consiste à augmenter progressivement le volume d’envoi depuis une nouvelle adresse IP. Cette montée en charge graduelle permet de construire une réputation auprès des fournisseurs de messagerie et d’éviter d’être identifié comme spammeur.

Exemple : Vous migrez vers une nouvelle plateforme avec une IP dédiée. Au lieu d’envoyer immédiatement vos 100 000 emails, vous commencez par 5 000 la première semaine, puis 15 000, puis 30 000, jusqu’à atteindre votre volume habituel en 4 à 6 semaines.

À retenir : Ne précipitez jamais l’échauffement d’une nouvelle IP. Pendant cette période, envoyez en priorité à vos contacts les plus engagés pour maximiser les ouvertures et construire une bonne réputation.

Voir aussi : IP dédiée | Réputation d’expéditeur | Délivrabilité

MX (MAIL EXCHANGER)

Définition : Un enregistrement MX (Mail Exchanger) est une entrée DNS qui indique quel serveur est responsable de la réception des emails pour un domaine donné. Quand vous envoyez un email, le serveur d’envoi consulte les enregistrements MX du domaine destinataire pour savoir où livrer le message.

Exemple : L’enregistrement MX de entreprise.fr pointe vers mail.entreprise.fr avec une priorité 10. Tous les emails envoyés à @entreprise.fr sont acheminés vers ce serveur de messagerie.

À retenir : Un domaine sans enregistrement MX valide ne peut pas recevoir d’emails. Lors de la validation d’adresses, la vérification des MX permet de détecter les domaines inexistants.

Voir aussi : DNS | Hard bounce | Délivrabilité

NPAI

Définition : NPAI signifie « N’habite Pas à l’Adresse Indiquée ». En email marketing, ce terme désigne les adresses email invalides qui génèrent un retour d’erreur permanent. Les NPAI regroupent les hard bounces : comptes supprimés, domaines inexistants, adresses mal orthographiées.

Exemple : Après une campagne, votre plateforme emailing identifie 150 NPAI. Ces adresses sont automatiquement marquées comme invalides et exclues des prochains envois pour préserver votre réputation.

À retenir : Extrayez et supprimez régulièrement vos NPAI. Chez Ediware, le traitement des NPAI est automatique : les adresses en erreur permanente sont retirées de vos prochains envois sans intervention de votre part.

Voir aussi : Hard bounce | Bounce | Délivrabilité

RÉPUTATION D’EXPÉDITEUR

Définition : La réputation d’expéditeur est un score attribué par les fournisseurs de messagerie à votre domaine et vos IPs d’envoi. Ce score, calculé à partir de vos taux de plaintes, bounces, engagement des destinataires et historique d’envoi, détermine si vos emails arrivent en boîte de réception ou en spam.

Exemple : Vos campagnes génèrent un taux de plainte de 0.05%, un taux de bounce de 1% et un bon taux d’ouverture. Gmail considère que vous êtes un expéditeur fiable et place vos emails en boîte principale.

À retenir : La réputation se construit sur le long terme mais peut se détruire en quelques envois. Privilégiez la qualité de vos listes et la pertinence de vos messages plutôt que le volume.

Voir aussi : Délivrabilité | Blacklist | Feedback loop

Pour aller plus loin : Délivrabilité en emailing B2B : comment rester dans la boîte de réception

SOFT BOUNCE

Définition : Un soft bounce est un email qui n’a pas pu être délivré de façon temporaire. Les causes principales sont une boîte de réception pleine, un serveur momentanément indisponible ou un message trop volumineux. Contrairement au hard bounce, un soft bounce peut se résoudre lors d’une prochaine tentative.

Exemple : Vous envoyez un email à marie.martin@entreprise.fr mais sa boîte est pleine (quota dépassé). Votre plateforme emailing reçoit un code d’erreur 452 et retente automatiquement l’envoi quelques heures plus tard.

À retenir : Ne supprimez pas immédiatement les soft bounces de votre liste. En revanche, une adresse qui génère des soft bounces répétés sur plusieurs campagnes doit être considérée comme inactive et retirée.

Voir aussi : Hard bounce | Bounce | Greylist

SPF

Définition : SPF (Sender Policy Framework) est un protocole d’authentification qui liste les serveurs autorisés à envoyer des emails pour votre domaine. Cette liste est publiée dans un enregistrement DNS. Le serveur destinataire vérifie que l’email provient bien d’un serveur autorisé avant de l’accepter.

Exemple : Vous configurez un enregistrement SPF pour votreentreprise.fr qui autorise les serveurs d’Ediware. Quand Gmail reçoit un email de votre domaine, il vérifie que le serveur d’envoi figure dans votre SPF avant de le délivrer.

À retenir : SPF est obligatoire depuis février 2024 pour envoyer vers Gmail et Yahoo. Vérifiez que votre enregistrement SPF inclut bien tous les services qui envoient des emails en votre nom (plateforme emailing, CRM, etc.).

Voir aussi : DKIM | DMARC | DNS

SPAM TRAP (PIÈGE À SPAM)

Définition : Un spam trap est une adresse email créée spécifiquement pour détecter les spammeurs. Ces adresses n’appartiennent à aucun utilisateur réel et ne peuvent recevoir d’emails légitimes. Envoyer un email à un spam trap signale aux fournisseurs de messagerie que vous utilisez des listes de mauvaise qualité.

Exemple : Vous achetez une base de données non vérifiée contenant une adresse spam trap de Spamhaus. Dès le premier envoi, votre IP est identifiée et votre réputation chute drastiquement.

À retenir : Les spam traps se retrouvent dans les listes achetées, les vieilles bases non nettoyées et les adresses collectées par scraping. La seule protection efficace est de n’envoyer qu’à des contacts ayant explicitement donné leur accord.

Voir aussi : Blacklist | Réputation d’expéditeur | Délivrabilité

THROTTLING

Définition : Le throttling est une technique de limitation du débit d’envoi des emails. Elle consiste à espacer les envois dans le temps plutôt que d’envoyer tous les messages d’un coup. Cette pratique évite de saturer les serveurs destinataires et de déclencher des blocages temporaires.

Exemple : Vous devez envoyer 50 000 emails. Au lieu de tout envoyer en 10 minutes, votre plateforme emailing étale l’envoi sur 2 heures à raison de 400 emails par minute, ce qui évite les rejets des serveurs de Microsoft ou Google.

À retenir : Le throttling est particulièrement important pour les gros volumes et les nouvelles IPs. Une plateforme emailing professionnelle ajuste automatiquement le débit en fonction des réponses des serveurs destinataires.

Voir aussi : IP warming | Délivrabilité | Greylist

WHITELIST (LISTE BLANCHE)

Définition : Une whitelist est une liste d’expéditeurs considérés comme fiables et dont les emails sont automatiquement acceptés. Un destinataire peut ajouter votre adresse à sa whitelist personnelle pour s’assurer de recevoir vos messages. Certains fournisseurs de messagerie gèrent aussi des whitelists au niveau de leur infrastructure.

Exemple : Votre client ajoute newsletter@votreentreprise.fr à ses contacts dans Outlook. Vos prochains emails échappent aux filtres antispam et arrivent directement en boîte de réception principale.

À retenir : Encouragez vos destinataires à ajouter votre adresse à leurs contacts. Un simple message dans votre email de bienvenue peut considérablement améliorer votre délivrabilité sur le long terme.

Voir aussi : Blacklist | Délivrabilité | Réputation d’expéditeur

Voici la deuxième thématique : Conformité & Légal (8 termes).

CAN-SPAM

Définition : Le CAN-SPAM Act est la loi américaine qui encadre l’envoi d’emails commerciaux depuis 2003. Elle impose des règles comme l’identification claire de l’expéditeur, la présence d’une adresse physique, un objet non trompeur et un mécanisme de désabonnement fonctionnel sous 10 jours.

Exemple : Vous envoyez des campagnes à des prospects américains. Vos emails doivent obligatoirement contenir votre adresse postale et un lien de désabonnement visible, sous peine d’amendes pouvant atteindre 50 000 dollars par email en infraction.

À retenir : Le CAN-SPAM s’applique dès que vous envoyez des emails vers les États-Unis, même depuis la France. En pratique, respecter le RGPD vous met en conformité avec la plupart des exigences du CAN-SPAM.

Voir aussi : RGPD emailing | Opt-out | LCEN

CONSENTEMENT EXPLICITE

Définition : Le consentement explicite est une autorisation claire et sans ambiguïté donnée par une personne pour recevoir des communications commerciales. Ce consentement doit être libre, spécifique, éclairé et univoque. Une case pré-cochée ou un silence ne constituent pas un consentement valide.

Exemple : Sur votre formulaire d’inscription, l’internaute coche volontairement une case avec le texte : « J’accepte de recevoir les offres commerciales de la société X par email ». Cette action constitue un consentement explicite.

À retenir : En B2C, le consentement explicite est obligatoire avant tout envoi commercial. En B2B, l’intérêt légitime peut suffire si le message est en rapport avec l’activité professionnelle du destinataire.

Voir aussi : Opt-in | Double opt-in | RGPD emailing

DOUBLE OPT-IN

Définition : Le double opt-in est un processus d’inscription en deux étapes. Après avoir rempli un formulaire, l’internaute reçoit un email de confirmation contenant un lien sur lequel il doit cliquer pour valider définitivement son inscription. Cette méthode garantit que l’adresse email est valide et appartient bien à la personne.

Exemple : Un visiteur s’inscrit à votre newsletter. Il reçoit immédiatement un email lui demandant de confirmer son inscription en cliquant sur un lien. Tant qu’il n’a pas cliqué, il n’est pas ajouté à votre liste d’envoi.

À retenir : Le double opt-in réduit le nombre d’inscrits mais améliore considérablement la qualité de votre liste. Vous évitez les adresses erronées, les spam traps et les inscriptions malveillantes.

Voir aussi : Single opt-in | Opt-in | Consentement explicite

LCEN

Définition : La LCEN (Loi pour la Confiance dans l’Économie Numérique) est la loi française de 2004 qui transpose la directive européenne sur le commerce électronique. Elle impose notamment l’identification de l’expéditeur, la mention du caractère commercial du message et la possibilité de se désabonner facilement.

Exemple : Vos emails commerciaux doivent clairement identifier votre entreprise (nom, adresse, numéro SIREN) et proposer un lien de désabonnement fonctionnel. Le non-respect de ces obligations peut entraîner des sanctions de la CNIL.

À retenir : La LCEN s’applique à tous les emails commerciaux envoyés depuis la France ou vers des destinataires français. Elle complète le RGPD sur les aspects spécifiques à la prospection électronique.

Voir aussi : RGPD emailing | CAN-SPAM | Opt-out

OPT-IN

Définition : L’opt-in désigne le fait pour un internaute de donner son accord pour recevoir des communications commerciales. C’est le principe fondamental du permission marketing : vous ne pouvez envoyer des emails qu’aux personnes qui ont accepté de les recevoir.

Exemple : Un visiteur remplit le formulaire de contact sur votre site et coche la case « Je souhaite recevoir vos actualités par email ». Il vient de faire un opt-in et vous pouvez légitimement l’ajouter à votre liste de diffusion.

À retenir : En B2B, l’opt-in n’est pas toujours obligatoire si vous pouvez justifier d’un intérêt légitime. Mais une base construite sur l’opt-in génère toujours de meilleures performances qu’une base de prospection froide.

Voir aussi : Opt-out | Double opt-in | Consentement explicite

Pour aller plus loin : Emailing et protection des données : on vous explique simplement

OPT-OUT

Définition : L’opt-out est le mécanisme qui permet à un destinataire de se désinscrire d’une liste de diffusion. Tout email commercial doit obligatoirement contenir un lien de désabonnement fonctionnel. La demande de désinscription doit être prise en compte rapidement, sans conditions ni obstacles.

Exemple : Un destinataire clique sur le lien « Se désabonner » en bas de votre newsletter. Il est immédiatement retiré de votre liste et ne recevra plus vos prochaines campagnes sur cette adresse.

À retenir : Ne compliquez jamais le désabonnement (pas de login requis, pas de délai excessif). Un opt-out difficile génère des plaintes spam qui nuisent bien plus à votre réputation qu’une désinscription propre.

Voir aussi : Opt-in | Feedback loop | RGPD emailing

RGPD EMAILING

Définition : Le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) est le règlement européen qui encadre la collecte et le traitement des données personnelles depuis 2018. En email marketing, il impose le consentement ou l’intérêt légitime, le droit d’accès et de rectification, et la possibilité de suppression des données.

Exemple : Un contact vous demande quelles données vous détenez sur lui et exige leur suppression. Vous devez être en mesure de lui fournir ces informations et d’effacer ses données de tous vos systèmes dans un délai raisonnable.

À retenir : En B2B, le RGPD autorise la prospection sans consentement préalable si le message est en rapport avec la fonction professionnelle du destinataire. Mais le droit d’opposition doit toujours être respecté dès la première demande.

Voir aussi : Consentement explicite | Opt-in | LCEN

Pour aller plus loin : Emailing et protection des données : on vous explique simplement

SINGLE OPT-IN

Définition : Le single opt-in est un processus d’inscription en une seule étape. L’internaute remplit un formulaire et est immédiatement ajouté à la liste de diffusion, sans email de confirmation. Cette méthode est plus simple mais offre moins de garanties sur la validité des adresses collectées.

Exemple : Un visiteur saisit son adresse email dans votre formulaire de téléchargement de livre blanc. Il est directement ajouté à votre base et reçoit le document sans étape de confirmation supplémentaire.

À retenir : Le single opt-in maximise le nombre d’inscrits mais expose à davantage d’adresses invalides ou mal orthographiées. En prospection B2B, c’est souvent le mode utilisé car la friction doit rester minimale.

Voir aussi : Double opt-in | Opt-in | Consentement explicite

CTR (CLICK-THROUGH RATE)

Définition : Le CTR (Click-Through Rate) ou taux de clic mesure le pourcentage de destinataires qui ont cliqué sur au moins un lien dans votre email, par rapport au nombre total d’emails délivrés. C’est un indicateur clé de l’engagement et de la pertinence de votre contenu.

Exemple : Vous envoyez une campagne à 10 000 contacts. 9 500 emails sont délivrés et 475 destinataires cliquent sur un lien. Votre CTR est de 5% (475 / 9 500).

À retenir : En B2B, un CTR entre 2% et 5% est considéré comme correct. Au-delà de 5%, votre campagne performe bien. En dessous de 1%, revoyez votre contenu ou votre ciblage.

Voir aussi : CTOR | Taux d’ouverture | Conversion

CTOR (CLICK-TO-OPEN RATE)

Définition : Le CTOR (Click-To-Open Rate) ou taux de réactivité mesure le pourcentage de personnes qui ont cliqué parmi celles qui ont ouvert l’email. Contrairement au CTR calculé sur les emails délivrés, le CTOR évalue spécifiquement la performance du contenu auprès des lecteurs engagés.

Exemple : Votre campagne génère 1 000 ouvertures et 150 clics. Votre CTOR est de 15% (150 / 1 000). Ce ratio indique que votre contenu convertit bien les lecteurs en cliqueurs.

À retenir : Le CTOR isole la performance du contenu de celle de l’objet. Un bon taux d’ouverture avec un CTOR faible signale un contenu décevant par rapport à la promesse de l’objet.

Voir aussi : CTR | Taux d’ouverture | Conversion

CONVERSION

Définition : En email marketing, une conversion désigne l’action souhaitée qu’un destinataire effectue après avoir cliqué dans votre email. Cette action varie selon vos objectifs : achat, demande de devis, inscription à un webinar, téléchargement d’un document, prise de rendez-vous.

Exemple : Votre campagne emailing propose le téléchargement d’un livre blanc. Sur 200 cliqueurs, 85 remplissent le formulaire et téléchargent le document. Vous avez généré 85 conversions, soit un taux de conversion de 42,5%.

À retenir : La conversion est l’objectif final de votre campagne. Un bon taux de clic sans conversion indique un problème sur votre landing page ou une inadéquation entre la promesse de l’email et l’offre réelle.

Voir aussi : CTR | Taux de conversion | ROI emailing

Pour aller plus loin : Définition conversion email marketing

DÉSABONNEMENT

Définition : Le désabonnement est l’action par laquelle un destinataire demande à ne plus recevoir vos emails. Le taux de désabonnement mesure le pourcentage de contacts qui se désinscrivent après une campagne. C’est un indicateur de la satisfaction et de la pertinence perçue de vos communications.

Exemple : Sur 10 000 emails délivrés, 25 personnes cliquent sur le lien de désabonnement. Votre taux de désabonnement est de 0,25%.

À retenir : Un taux de désabonnement inférieur à 0,5% est normal. Au-delà de 1%, interrogez-vous sur la fréquence d’envoi, la pertinence du contenu ou la qualité du ciblage. Un désabonnement reste préférable à une plainte spam.

Voir aussi : Opt-out | Feedback loop | Taux d’ouverture

OUVERTURE UNIQUE

Définition : L’ouverture unique comptabilise chaque destinataire qui a ouvert votre email, indépendamment du nombre de fois où il l’a consulté. Si un contact ouvre votre email trois fois, cela compte pour une seule ouverture unique mais trois ouvertures totales.

Exemple : Votre campagne enregistre 1 500 ouvertures totales mais seulement 1 200 ouvertures uniques. Cela signifie que certains destinataires ont ouvert votre email plusieurs fois, signe d’un intérêt marqué.

À retenir : Privilégiez les ouvertures uniques pour calculer votre taux d’ouverture. Le ratio entre ouvertures totales et ouvertures uniques peut révéler des emails particulièrement intéressants que les destinataires relisent.

Voir aussi : Taux d’ouverture | Pixel de tracking | CTR

PIXEL DE TRACKING

Définition : Le pixel de tracking est une image invisible (généralement 1×1 pixel) intégrée dans le code HTML de votre email. Quand le destinataire ouvre l’email et charge les images, le pixel est téléchargé depuis le serveur, ce qui permet d’enregistrer l’ouverture.

Exemple : Votre plateforme emailing insère automatiquement un pixel de tracking dans chaque campagne. Quand Marie ouvre votre email sur son ordinateur avec l’affichage des images activé, le serveur enregistre cette ouverture avec l’heure et l’adresse IP.

À retenir : Le pixel de tracking ne fonctionne que si le destinataire affiche les images. Avec la protection de la vie privée d’Apple Mail (MPP), les ouvertures peuvent être surévaluées. Chez Ediware, notre système de filtrage des robots permet d’obtenir des statistiques plus fiables.

Voir aussi : Taux d’ouverture | Ouverture unique | CTR

Pour aller plus loin : Le taux d’ouverture peut induire en erreur

ROI EMAILING

Définition : Le ROI (Return On Investment) emailing mesure le retour sur investissement de vos campagnes email. Il se calcule en comparant les revenus générés par vos emails aux coûts engagés (plateforme, création, temps passé). L’emailing reste le canal marketing digital avec le meilleur ROI moyen.

Exemple : Votre campagne emailing a coûté 500 euros (plateforme + création). Elle a généré 15 000 euros de ventes. Votre ROI est de 2 900% ((15 000 – 500) / 500 x 100).

À retenir : Le ROI moyen de l’emailing est estimé entre 30 et 40 euros pour 1 euro investi. C’est le canal de marketing direct le plus rentable, à condition de travailler sur des bases de qualité.

Voir aussi : Conversion | Taux de conversion | CTR

TAUX D’OUVERTURE

Définition : Le taux d’ouverture mesure le pourcentage de destinataires qui ont ouvert votre email par rapport au nombre d’emails délivrés. C’est un indicateur de la performance de votre objet, de votre nom d’expéditeur et du moment d’envoi.

Exemple : Vous envoyez une campagne à 5 000 contacts. 4 800 emails sont délivrés et 960 destinataires ouvrent le message. Votre taux d’ouverture est de 20% (960 / 4 800).

À retenir : Depuis iOS 15, Apple précharge les images des emails, ce qui fausse les statistiques d’ouverture à la hausse. Chez Ediware, notre filtrage des robots et fausses ouvertures permet d’obtenir des taux plus représentatifs de l’engagement réel.

Voir aussi : Ouverture unique | Pixel de tracking | CTR

Pour aller plus loin : Robots cliqueurs et fausses ouvertures : le fléau qui fausse vos statistiques

TAUX DE CLIC

Définition : Le taux de clic est synonyme de CTR (Click-Through Rate). Il mesure le pourcentage de destinataires qui ont cliqué sur au moins un lien dans votre email par rapport au nombre d’emails délivrés. C’est l’indicateur principal de l’engagement généré par votre contenu.

Exemple : Sur 8 000 emails délivrés, 320 destinataires cliquent sur un lien. Votre taux de clic est de 4%.

À retenir : Le taux de clic est plus fiable que le taux d’ouverture pour mesurer l’engagement réel. Un clic représente une action volontaire du destinataire, contrairement à une ouverture qui peut être automatique.

Voir aussi : CTR | CTOR | Taux d’ouverture

TAUX DE CONVERSION

Définition : Le taux de conversion mesure le pourcentage de destinataires qui ont réalisé l’action souhaitée (achat, inscription, téléchargement) par rapport au nombre d’emails délivrés ou au nombre de cliqueurs, selon la méthode de calcul choisie.

Exemple : Votre campagne génère 200 clics vers votre landing page. 30 visiteurs remplissent le formulaire de demande de dévis. Votre taux de conversion cliqueurs est de 15% (30 / 200).

À retenir : Définissez clairement votre objectif de conversion avant chaque campagne. Sans objectif mesurable, vous ne pourrez pas évaluer la performance réelle de vos emails au-delà des simples métriques d’engagement.

Voir aussi : Conversion | CTR | ROI emailing

TAUX DE DÉLIVRABILITÉ

Définition : Le taux de délivrabilité mesure le pourcentage d’emails qui ont été acceptés par les serveurs destinataires par rapport au nombre total d’emails envoyés. Il indique la proportion de messages qui n’ont pas généré de bounce, sans garantir qu’ils arrivent en boîte de réception.

Exemple : Vous envoyez 10 000 emails. 9 700 sont acceptés par les serveurs destinataires et 300 reviennent en erreur (bounces). Votre taux de délivrabilité est de 97%.

À retenir : Un taux de délivrabilité de 97% ou plus est attendu sur une base de qualité. Attention : un email délivré peut atterrir en spam. Le taux de délivrabilité ne mesure pas l’arrivée en boîte de réception.

Voir aussi : Délivrabilité | Bounce | Hard bounce

TAUX DE REBOND

Définition : Le taux de rebond (ou bounce rate) mesure le pourcentage d’emails qui n’ont pas pu être délivrés par rapport au nombre total d’emails envoyés. C’est l’inverse du taux de délivrabilité. Un taux de rebond élevé signale des problèmes de qualité de base ou de réputation.

Exemple : Sur 10 000 emails envoyés, 350 reviennent en erreur. Votre taux de rebond est de 3,5%, ce qui est au-dessus du seuil acceptable et nécessite un nettoyage de votre base.

À retenir : Maintenez votre taux de rebond en dessous de 2%. Au-delà, votre réputation d’expéditeur se dégrade. Nettoyez régulièrement votre base et utilisez un service de validation d’emails avant vos envois.

Voir aussi : Bounce | Hard bounce | Soft bounce

A/B TESTING

Définition : L’A/B testing est une méthode qui consiste à envoyer deux versions différentes d’un email à des échantillons de votre liste pour identifier celle qui performe le mieux. Les éléments testés peuvent être l’objet, le nom d’expéditeur, le contenu, le call-to-action ou l’heure d’envoi.

Exemple : Vous testez deux objets sur 20% de votre liste (10% reçoivent la version A, 10% la version B). Après 2 heures, l’objet A affiche 25% d’ouverture contre 18% pour le B. Vous envoyez la version A aux 80% restants.

À retenir : Ne testez qu’un seul élément à la fois pour identifier clairement ce qui fait la différence. Un A/B test fiable nécessite un échantillon suffisant : au moins 1 000 contacts par version pour obtenir des résultats statistiquement significatifs. En B2B, les volumes étant moins importants, l’utilisation d’un test 1/B est rarement judicieux. Mieux vaux envoyer plusieurs variantes d’une campagnes et les optimiser au fil du temps.

Voir aussi : Taux d’ouverture | CTR | Objet

AUTOMATION (MARKETING AUTOMATION)

Définition : Le marketing automation désigne l’automatisation des actions marketing répétitives grâce à des scénarios prédéfinis. En email marketing, cela se traduit par des emails déclenchés automatiquement selon le comportement ou le profil du destinataire, sans intervention manuelle.

Exemple : Un prospect télécharge votre livre blanc. Il reçoit automatiquement un email de remerciement, puis 3 jours plus tard un email présentant une étude de cas, puis 7 jours après une proposition de rendez-vous.

À retenir : L’automation permet de maintenir le contact avec vos prospects au bon moment sans mobiliser vos équipes. Commencez par des scénarios simples (bienvenue, relance) avant d’envisager des workflows complexes.

Voir aussi : Workflow | Scénario automatisé | Trigger email

CAMPAGNE DRIP

Définition : Une campagne drip (ou drip campaign) est une série d’emails automatisés envoyés à intervalles réguliers selon un calendrier prédéfini. Contrairement aux emails déclenchés par une action, les emails drip suivent une séquence temporelle fixe après un point d’entrée initial.

Exemple : Un nouveau contact s’inscrit à votre newsletter. Il reçoit un email de bienvenue à J+0, une présentation de vos services à J+3, un témoignage client à J+7, puis une offre découverte à J+14.

À retenir : Les campagnes drip sont efficaces pour éduquer progressivement vos prospects. Espacez suffisamment vos envois pour ne pas saturer le destinataire : un email tous les 3 à 7 jours est un bon rythme en B2B.

Voir aussi : Séquence email | Lead nurturing | Automation

COLD EMAILING

Définition : Le cold emailing consiste à envoyer un email à un prospect avec lequel vous n’avez eu aucun contact préalable. C’est une technique de prospection B2B qui vise à initier une relation commerciale avec des entreprises qui ne vous connaissent pas encore.

Exemple : Vous identifiez 500 directeurs commerciaux dans votre secteur cible via LinkedIn. Vous leur envoyez un email personnalisé présentant une problématique qu’ils rencontrent et proposant un échange de 15 minutes.

À retenir : Le cold emailing en B2B est autorisé en France si le message est en rapport avec la fonction professionnelle du destinataire. La personnalisation et la pertinence sont essentielles : un cold email générique finit systématiquement en spam ou à la corbeille.

Voir aussi : Emailing B2B | RGPD emailing | Fichier de prospection

EMAIL DE BIENVENUE

Définition : L’email de bienvenue est le premier message envoyé à un nouveau contact après son inscription à votre liste. C’est un email stratégique qui pose les bases de la relation : il confirme l’inscription, présente ce que le contact va recevoir et peut proposer une action immédiate.

Exemple : Un visiteur s’inscrit à votre newsletter B2B. Il reçoit immédiatement un email qui le remercie, lui indique la fréquence d’envoi, lui propose d’ajouter votre adresse à ses contacts et lui offre un guide gratuit en téléchargement.

À retenir : L’email de bienvenue affiche les meilleurs taux d’ouverture (souvent supérieurs à 50%). Profitez de cette attention pour faire bonne impression et inciter à une première action.

Voir aussi : Automation | Trigger email | Séquence email

EMAIL TRANSACTIONNEL

Définition : Un email transactionnel est un message automatique envoyé suite à une action spécifique du destinataire : confirmation de commande, réinitialisation de mot de passe, notification d’expédition, facture. Contrairement aux emails marketing, il ne nécessite pas de consentement préalable.

Exemple : Un client passe commande sur votre site. Il reçoit automatiquement un email de confirmation avec le récapitulatif de sa commande, puis un email de notification quand le colis est expédié.

À retenir : Les emails transactionnels ont des taux d’ouverture très élevés (60% à 80%). Ils représentent une opportunité de renforcer votre image de marque et peuvent inclure des éléments marketing discrets (produits complémentaires, avis clients).

Voir aussi : Trigger email | Automation | Délivrabilité

EMAILING B2B

Définition : L’emailing B2B désigne les campagnes email destinées aux professionnels dans un contexte interentreprises. Il se distingue du B2C par ses cibles (décideurs, acheteurs professionnels), ses contenus (plus informatifs, axés sur le ROI) et son cadre juridique (intérêt légitime possible sans opt-in).

Exemple : Vous envoyez une campagne aux directeurs financiers des PME de votre région pour présenter votre solution de gestion de trésorerie. Le message met en avant les bénéfices concrets : gain de temps, réduction des erreurs, visibilité accrue.

À retenir : En B2B, la qualité du ciblage prime sur le volume. Un message pertinent envoyé à 500 bons contacts génère plus de résultats qu’un email générique envoyé à 10 000 adresses mal qualifiées.

Voir aussi : Cold emailing | Lead nurturing | Fichier de prospection

Pour aller plus loin : Guide complet email marketing B2B

LEAD NURTURING

Définition : Le lead nurturing est une stratégie qui consiste à entretenir la relation avec des prospects pas encore prêts à acheter, en leur envoyant des contenus pertinents au fil du temps. L’objectif est de les accompagner dans leur réflexion jusqu’à ce qu’ils soient mûrs pour une approche commerciale.

Exemple : Un prospect télécharge un comparatif de solutions sur votre site. Pendant les semaines suivantes, il reçoit des emails avec des études de cas, des témoignages clients et des articles approfondissant les critères de choix, jusqu’à une proposition de démonstration.

À retenir : Le lead nurturing est particulièrement efficace en B2B où les cycles de décision sont longs. Segmentez vos prospects par niveau de maturité et adaptez le contenu à chaque étape de leur parcours.

Voir aussi : Campagne drip | Séquence email | Scoring

NEWSLETTER

Définition : Une newsletter est un email périodique envoyé à une liste d’abonnés pour partager des actualités, des contenus informatifs ou des conseils. C’est un outil de fidélisation qui maintient le lien avec votre audience entre deux sollicitations commerciales.

Exemple : Chaque mois, vous envoyez une newsletter à vos 3 000 abonnés avec les dernières tendances de votre secteur, un article de fond de votre blog et une sélection de ressources utiles.

À retenir : Une bonne newsletter apporte de la valeur avant de demander quelque chose. Trouvez le bon équilibre entre contenu informatif et promotion. Respectez une fréquence régulière pour créer une habitude chez vos lecteurs.

Voir aussi : Taux d’ouverture | Désabonnement | Segmentation

RELANCE AUTOMATIQUE

Définition : La relance automatique est un email envoyé automatiquement aux destinataires qui n’ont pas réagi à une campagne précédente (non-ouvreurs ou non-cliqueurs). Elle permet de maximiser l’impact d’un message en lui donnant une seconde chance avec un objet différent.

Exemple : Vous envoyez une campagne le mardi. Le jeudi, les contacts qui n’ont pas ouvert reçoivent automatiquement le même email avec un nouvel objet : « Vous avez manqué notre dernière actualité ? ».

À retenir : La relance des non-ouvreurs peut augmenter significativement la portée de vos campagnes. Changez l’objet et éventuellement l’heure d’envoi pour tester d’autres approches. Limitez-vous à une relance pour ne pas harceler vos contacts.

Voir aussi : Automation | Taux d’ouverture | Scénario automatisé

Pour aller plus loin : L’art de la relance automatique

SCÉNARIO AUTOMATISÉ

Définition : Un scénario automatisé est une suite d’actions marketing (emails, SMS, tâches) qui se déclenchent automatiquement selon des conditions prédéfinies : comportement du contact, date, score, ou appartenance à un segment. C’est le cœur du marketing automation.

Exemple : Un contact clique sur un lien « tarifs » dans votre newsletter. Ce clic déclenche un scénario : envoi d’une plaquette tarifaire à J+1, alerte au commercial à J+3 si pas d’ouverture, puis proposition de rendez-vous à J+7.

À retenir : Commencez par des scénarios simples et linéaires avant d’ajouter des branchements conditionnels. Un scénario trop complexe devient difficile à maintenir et à optimiser.

Voir aussi : Automation | Workflow | Trigger email

SÉQUENCE EMAIL

Définition : Une séquence email est une série d’emails envoyés dans un ordre défini, généralement espacés de quelques jours. Elle peut être temporelle (drip) ou comportementale (déclenchée par des actions). Les séquences structurent le parcours de communication avec vos contacts.

Exemple : Votre séquence d’onboarding comprend 5 emails : bienvenue (J+0), présentation de la plateforme (J+2), conseils pour bien démarrer (J+5), étude de cas (J+10), proposition d’assistance (J+15).

À retenir : Chaque email de la séquence doit avoir un objectif clair et apporter de la valeur. Analysez les taux d’ouverture et de clic de chaque email pour identifier les maillons faibles à optimiser.

Voir aussi : Campagne drip | Lead nurturing | Automation

TRIGGER EMAIL

Définition : Un trigger email (ou email déclenché) est un message envoyé automatiquement suite à une action ou un événement spécifique : inscription, clic, abandon de panier, anniversaire, inactivité. Le déclencheur peut être comportemental, temporel ou lié à une donnée du profil.

Exemple : Un prospect consulte trois fois la page de présentation de votre offre premium sans demander de démo. Ce comportement déclenche l’envoi automatique d’un email proposant un échange avec un conseiller.

À retenir : Les trigger emails sont envoyés au moment où le contact est le plus réceptif, ce qui explique leurs excellentes performances. Identifiez les comportements clés de vos prospects et créez des déclencheurs adaptés.

Voir aussi : Automation | Scénario automatisé | Email transactionnel

WARM-UP DE DOMAINE

Définition : Le warm-up de domaine est le processus qui consiste à établir progressivement la réputation d’un nouveau domaine d’envoi auprès des fournisseurs de messagerie. Comme pour l’IP warming, il s’agit d’augmenter graduellement les volumes pour construire une image d’expéditeur fiable.

Exemple : Vous créez un nouveau domaine newsletter.votreentreprise.fr pour vos campagnes. Pendant les premières semaines, vous envoyez d’abord à vos contacts les plus engagés, en volumes croissants, avant d’élargir à l’ensemble de votre base.

À retenir : Un nouveau domaine sans historique est considéré comme suspect par les filtres antispam. Le warm-up est indispensable pour éviter que vos premiers envois atterrissent en spam.

Voir aussi : IP warming | Domaine d’envoi | Réputation d’expéditeur

WORKFLOW

Définition : En marketing automation, un workflow est un enchaînement d’actions automatisées représenté visuellement sous forme de diagramme. Il définit les conditions de déclenchement, les actions à exécuter, les délais d’attente et les branchements conditionnels selon le comportement des contacts.

Exemple : Votre workflow de qualification des leads comprend : entrée par téléchargement d’un contenu → attente 3 jours → test « a ouvert l’email ? » → si oui, envoi d’une invitation webinar → si non, envoi d’une relance avec nouvel angle.

À retenir : Un bon workflow doit avoir une entrée claire, des conditions simples et une sortie définie. Documentez vos workflows et revoyez-les régulièrement pour les adapter à l’évolution de vos objectifs.

Voir aussi : Automation | Scénario automatisé | Lead nurturing

ALT TEXT

Définition : L’alt text (texte alternatif) est une description textuelle associée à une image dans le code HTML de votre email. Ce texte s’affiche quand les images sont bloquées par le client de messagerie et permet aux lecteurs de comprendre le contenu de l’image sans la voir.

Exemple : Votre email contient une image de votre nouveau produit. Vous ajoutez l’alt text « Nouvelle solution de gestion des stocks – Interface simplifiée ». Si les images sont désactivées, le destinataire voit ce texte à la place de l’image.

À retenir : Beaucoup de clients de messagerie bloquent les images par défaut. Un alt text bien rédigé incite le destinataire à afficher les images et améliore l’accessibilité de vos emails pour les personnes malvoyantes.

Voir aussi : HTML email | Email responsive | Call-to-action

CALL-TO-ACTION (CTA)

Définition : Le call-to-action (ou CTA) est l’élément de votre email qui incite le destinataire à effectuer une action : cliquer sur un bouton, télécharger un document, demander un devis, s’inscrire. C’est le point de conversion de votre message, celui vers lequel tout le contenu doit mener.

Exemple : À la fin de votre email présentant une nouvelle fonctionnalité, un bouton orange affiche « Demander une démonstration ». Ce CTA est visible, explicite et indique clairement ce qui va se passer au clic.

À retenir : Un email efficace ne contient qu’un seul CTA principal. Utilisez un verbe d’action, créez un contraste visuel avec le reste du message et placez votre CTA au-dessus de la ligne de flottaison pour qu’il soit visible sans scroller.

Voir aussi : Conversion | CTR | Taux de clic

EMAIL RESPONSIVE

Définition : Un email responsive est un message dont la mise en page s’adapte automatiquement à la taille de l’écran sur lequel il est consulté. Que le destinataire ouvre l’email sur ordinateur, tablette ou smartphone, le contenu reste lisible et les boutons cliquables.

Exemple : Votre newsletter affiche deux colonnes sur ordinateur. Sur mobile, ces colonnes s’empilent automatiquement en une seule pour faciliter la lecture et éviter au destinataire de zoomer ou de scroller horizontalement.

À retenir : Plus de la moitié des emails sont ouverts sur mobile. Un email non responsive génère des suppressions immédiates et nuit à votre image. Chez Ediware, notre éditeur propose plus de 120 templates responsive français prêts à l’emploi.

Voir aussi : HTML email | Template email | Préheader

Pour aller plus loin : Emailing responsive : les atouts essentiels de notre logiciel

EN-TÊTE (HEADER)

Définition : L’en-tête d’un email est la zone supérieure du message, généralement visible avant de scroller. Elle contient typiquement le logo de l’entreprise, un lien vers la version web du message et parfois un menu de navigation. C’est le premier élément visuel que le destinataire découvre.

Exemple : L’en-tête de votre newsletter affiche votre logo à gauche, la date de l’édition au centre et un lien « Voir dans le navigateur » à droite. Cette zone reste identique d’une campagne à l’autre pour créer une identité visuelle reconnaissable.

À retenir : Gardez votre en-tête compact pour que le contenu principal apparaisse rapidement. Évitez les en-têtes trop hauts qui obligent le destinataire à scroller avant de voir votre message.

Voir aussi : Footer | Template email | Préheader

Définition : Le footer est la zone inférieure de votre email qui contient les informations obligatoires et les liens utilitaires : coordonnées de l’entreprise, lien de désabonnement, lien vers la politique de confidentialité et éventuellement les liens vers les réseaux sociaux.

Exemple : Votre footer affiche le nom de votre entreprise, l’adresse postale, un lien « Se désabonner », un lien « Gérer mes préférences » et les icônes LinkedIn et Twitter de votre société.

À retenir : Le footer n’est pas qu’une obligation légale, c’est aussi un espace de réassurance. Une adresse physique et des coordonnées complètes renforcent la confiance du destinataire et améliorent votre délivrabilité.

Voir aussi : En-tête | Opt-out | LCEN

HTML EMAIL

Définition : Un email HTML est un message formaté avec le langage HTML, permettant d’intégrer des mises en page élaborées, des images, des couleurs et des boutons cliquables. C’est le format standard des emails marketing, par opposition aux emails en texte brut (plain text).

Exemple : Votre campagne promotionnelle utilise un template HTML avec votre charte graphique : logo en en-tête, images produits, boutons colorés pour les CTA et pied de page structuré.

À retenir : Le HTML email a ses contraintes : tous les clients de messagerie n’interprètent pas le code de la même façon. Utilisez un éditeur qui génère un code compatible avec les principaux webmails et logiciels de messagerie pour éviter les problèmes d’affichage.

Voir aussi : Plain text | Email responsive | Template email

OBJET (SUBJECT LINE)

Définition : L’objet d’un email est la ligne de texte qui apparaît dans la boîte de réception avant l’ouverture du message. C’est l’élément déterminant du taux d’ouverture : en quelques mots, il doit capter l’attention et donner envie de lire la suite.

Exemple : Pour annoncer une nouvelle fonctionnalité, plutôt qu’un objet générique « Newsletter de juin », vous optez pour « Gagnez 2h par semaine avec notre nouveau tableau de bord ».

À retenir : Un bon objet est court (40 à 50 caractères pour être visible sur mobile), spécifique et orienté bénéfice. Évitez les mots spam (gratuit, urgent, promotion) et testez plusieurs versions en A/B testing pour identifier ce qui fonctionne auprès de votre audience.

Voir aussi : Taux d’ouverture | Préheader | A/B testing

Pour aller plus loin : Comment rédiger un objet d’email impactant et performant

PERSONNALISATION

Définition : La personnalisation consiste à adapter le contenu d’un email en fonction des données connues sur le destinataire : nom, entreprise, secteur d’activité, historique d’achat, comportement. Elle va du simple prénom dans l’objet jusqu’au contenu entièrement dynamique selon le profil.

Exemple : Votre email commence par « Bonjour Jean-Pierre » et mentionne « En tant que directeur commercial chez Dupont SA, vous êtes sans doute confronté à… ». Ces éléments sont insérés automatiquement grâce aux variables de personnalisation.

À retenir : La personnalisation améliore significativement les taux d’ouverture et de clic. Chez Ediware, vous disposez de variables standards (%nom%, %prenom%) et de 24 variables libres pour personnaliser vos messages dans le corps, l’objet, les URLs et le nom d’expéditeur.

Voir aussi : Segmentation | Objet | A/B testing

PLAIN TEXT

Définition : Un email plain text (ou texte brut) est un message sans mise en forme HTML : pas d’images, pas de couleurs, pas de boutons. Il ressemble à un email tapé manuellement et s’affiche de façon identique sur tous les clients de messagerie.

Exemple : Votre email de prospection est volontairement en plain text : quelques paragraphes courts, une signature simple et un lien vers votre calendrier. Ce format donne l’impression d’un message personnel plutôt que d’une communication de masse.

À retenir : Le plain text est particulièrement efficace en prospection B2B où il passe mieux les filtres antispam et semble plus authentique. Auparavant, il était recommandé d’inclure une version plain text de vos emails HTML pour les clients de messagerie qui n’affichent pas le HTML. La le logiciel emailing d’Ediware gère cette fonctionnalité, même si cela n’est plus indispensable.

Voir aussi : HTML email | Cold emailing | Délivrabilité

PRÉHEADER

Définition : Le préheader (ou pré-en-tête) est le texte qui s’affiche à côté ou en dessous de l’objet dans la boîte de réception. C’est une extension de l’objet qui permet d’ajouter du contexte et d’inciter à l’ouverture. Sans préheader défini, le client de messagerie affiche les premiers mots du contenu de l’email.

Exemple : Votre objet est « Votre invitation au webinar du 15 mars ». Votre préheader complète : « Places limitées – Réservez dès maintenant votre accès gratuit ». Le destinataire voit ces deux éléments avant même d’ouvrir l’email.

À retenir : Ne laissez pas le préheader au hasard. Un préheader bien rédigé peut augmenter votre taux d’ouverture de 10 à 15%. Limitez-le à 40-70 caractères pour qu’il s’affiche entièrement sur mobile.

Voir aussi : Objet | Taux d’ouverture | En-tête

Pour aller plus loin : Au-delà de l’objet : pourquoi le pré-header fait toute la différence

TEMPLATE EMAIL

Définition : Un template email est un modèle de mise en page réutilisable qui définit la structure visuelle de vos campagnes : emplacement du logo, zones de contenu, style des boutons, pied de page. Il garantit la cohérence de votre identité visuelle d’une campagne à l’autre.

Exemple : Vous créez un template pour vos newsletters mensuelles avec un en-tête fixe, trois zones de contenu modulables et un footer standard. Chaque mois, vous n’avez plus qu’à remplacer le contenu sans refaire la mise en page.

À retenir : Un bon template est responsive, compatible avec les principaux clients de messagerie et facilement modifiable. Chez Ediware, notre éditeur propose plus de 120 templates responsive français et permet de créer vos propres modèles personnalisés.

Voir aussi : Email responsive | HTML email | En-tête

TEXTE DE PRÉVISUALISATION

Définition : Le texte de prévisualisation est synonyme de préheader. Il désigne le court extrait de texte visible dans la boîte de réception avant l’ouverture de l’email, juste après l’objet. Ce terme est parfois utilisé pour désigner spécifiquement ce que le destinataire voit, par opposition au code technique du préheader.

Exemple : Dans la boîte de réception Gmail, le destinataire voit : « Ediware – Votre invitation au webinar… Places limitées – Réservez dès maintenant ». La première partie est l’objet, la seconde est le texte de prévisualisation.

À retenir : Optimisez toujours votre texte de prévisualisation en complément de l’objet. Ces deux éléments forment un duo qui détermine si le destinataire ouvre ou ignore votre email.

Voir aussi : Préheader | Objet | Taux d’ouverture

Voici la sixième et dernière thématique : Gestion de liste & Données (13 termes).

BASE DE DONNÉES EMAIL

Définition : Une base de données email est l’ensemble des adresses email et des informations associées (nom, entreprise, fonction, historique) que vous utilisez pour vos campagnes. C’est le capital le plus précieux de votre stratégie email marketing : sa qualité détermine directement vos performances.

Exemple : Votre base de données contient 15 000 contacts B2B avec pour chacun : email, nom, prénom, entreprise, fonction, secteur d’activité, date d’inscription et historique d’engagement (ouvertures, clics).

À retenir : Une base de données se dégrade naturellement de 20 à 30% par an (changements de poste, fermetures d’entreprises). Entretenez-la régulièrement en supprimant les inactifs et en validant les adresses avant vos envois.

Voir aussi : Hygiène de liste | Cleaning | Segmentation

CLEANING (NETTOYAGE DE LISTE)

Définition : Le cleaning (ou nettoyage de liste) consiste à supprimer de votre base les adresses invalides, inactives ou à risque : hard bounces, adresses obsolètes, spam traps potentiels, contacts inactifs depuis longtemps. C’est une opération d’hygiène indispensable pour maintenir votre délivrabilité.

Exemple : Avant une campagne importante, vous passez votre base de 20 000 contacts dans un outil de validation. Résultat : 1 500 adresses invalides sont identifiées et retirées, ce qui vous évite un taux de bounce catastrophique.

À retenir : Nettoyez votre base au moins une fois par an, et systématiquement avant d’utiliser une liste ancienne ou achetée. Chez Ediware, notre service CleanMyList permet de valider vos adresses et d’obtenir un score de qualité pour chaque contact.

Voir aussi : Validation email | Hygiène de liste | Hard bounce

DÉDOUBLONNAGE

Définition : Le dédoublonnage est l’opération qui consiste à identifier et supprimer les adresses email en double dans votre base de données. Un même contact présent plusieurs fois reçoit vos campagnes en double, ce qui génère de l’agacement et des désabonnements.

Exemple : Vous fusionnez deux fichiers prospects issus de salons différents. Le dédoublonnage identifie 450 contacts présents dans les deux fichiers et ne conserve qu’une seule occurrence de chaque adresse.

À retenir : Le dédoublonnage doit être effectué à chaque import de nouveaux contacts. Chez Ediware, la détection des doublons est automatique lors de l’import de fichiers CSV dans la plateforme.

Voir aussi : Import de contacts | Base de données email | Hygiène de liste

ENRICHISSEMENT DE DONNÉES

Définition : L’enrichissement de données consiste à compléter les informations manquantes de vos contacts à partir de sources externes : ajout du numéro de téléphone, de la fonction, du secteur d’activité, de la taille d’entreprise. Ces données supplémentaires permettent une meilleure segmentation et personnalisation.

Exemple : Votre base contient uniquement les emails de vos contacts. En utilisant un service d’enrichissement, vous récupérez pour 70% d’entre eux : nom de l’entreprise, effectif, code NAF, numéro de téléphone et profil LinkedIn.

À retenir : L’enrichissement améliore votre capacité de ciblage et de personnalisation. Chez Ediware, notre base DataProspectspermet d’enrichir vos fichiers avec des données d’entreprises françaises mises à jour quotidiennement.

Voir aussi : Segmentation | Personnalisation | Fichier de prospection

FICHIER DE PROSPECTION

Définition : Un fichier de prospection est une liste de contacts que vous n’avez pas collectés vous-même, achetée ou louée auprès d’un fournisseur de données B2B. Il permet de toucher de nouvelles cibles qui ne vous connaissent pas encore et d’alimenter votre pipeline commercial.

Exemple : Vous souhaitez prospecter les directeurs informatiques des PME industrielles en Île-de-France. Vous achetez un fichier de 2 000 contacts qualifiés avec email, téléphone et coordonnées de l’entreprise.

À retenir : La qualité du fichier de prospection détermine vos résultats. Vérifiez la fraîcheur des données, les sources de collecte et la conformité RGPD.

Voir aussi : Cold emailing | Emailing B2B | Validation email

HYGIÈNE DE LISTE

Définition : L’hygiène de liste désigne l’ensemble des pratiques visant à maintenir une base de données email propre et performante : suppression des bounces, retrait des inactifs, dédoublonnage, validation des adresses. Une bonne hygiène de liste préserve votre réputation d’expéditeur.

Exemple : Chaque trimestre, vous passez en revue votre base : suppression des hard bounces, désactivation des contacts inactifs depuis 12 mois, vérification des adresses douteuses via un service de validation.

À retenir : L’hygiène de liste n’est pas une corvée ponctuelle mais une discipline continue. Intégrez ces pratiques dans votre routine : traitement automatique des bounces, campagnes de réactivation des inactifs, validation avant chaque envoi important.

Voir aussi : Cleaning | Validation email | Réputation d’expéditeur

IMPORT DE CONTACTS

Définition : L’import de contacts est l’opération qui consiste à charger un fichier de destinataires dans votre plateforme emailing. Cette étape comprend généralement le mapping des colonnes (correspondance entre les champs du fichier et ceux de la plateforme), la validation du format et la détection des doublons.

Exemple : Vous exportez 500 nouveaux leads de votre CRM au format CSV. Vous importez ce fichier dans Ediware en indiquant que la colonne A correspond à l’email, la colonne B au nom, la colonne C à l’entreprise, etc.

À retenir : Vérifiez toujours le format de votre fichier avant l’import (encodage UTF-8, séparateur point-virgule pour les CSV français). Chez Ediware, l’import valide automatiquement les adresses et détecte les doublons avec votre base existante.

Voir aussi : Dédoublonnage | Base de données email | Validation email

LISTE DE DIFFUSION

Définition : Une liste de diffusion est un groupe de contacts regroupés pour recevoir une même communication. Vous pouvez créer plusieurs listes selon vos besoins : clients, prospects, partenaires, inscrits newsletter. Chaque contact peut appartenir à une ou plusieurs listes.

Exemple : Vous gérez trois listes distinctes : « Clients actifs » (2 000 contacts), « Prospects qualifiés » (5 000 contacts) et « Inscrits webinars » (800 contacts). Certains contacts appartiennent à plusieurs listes selon leur historique avec votre entreprise.

À retenir : Structurez vos listes de façon logique et maintenez-les à jour. Trop de listes devient ingérable, pas assez empêche un ciblage fin. Trouvez le bon équilibre selon votre activité et vos types de communication.

Voir aussi : Segmentation | Base de données email | Import de contacts

SCORING

Définition : Le scoring est une technique qui attribue un score à chaque contact de votre base en fonction de son profil et de son comportement. Ce score reflète le niveau d’intérêt ou de maturité du contact et permet de prioriser les actions commerciales ou d’adapter les communications.

Exemple : Votre système de scoring attribue des points selon les actions : +10 pour une ouverture d’email, +25 pour un clic, +50 pour un téléchargement de livre blanc, +100 pour une demande de contact. Les leads dépassant 150 points sont transmis aux commerciaux.

À retenir : Le scoring est particulièrement utile en B2B où les cycles de vente sont longs. Il permet de concentrer les efforts commerciaux sur les contacts les plus engagés et d’automatiser le nurturing des autres.

Voir aussi : Lead nurturing | Segmentation | Automation

SEGMENTATION

Définition : La segmentation consiste à diviser votre base de contacts en groupes homogènes selon des critères définis : données démographiques, secteur d’activité, comportement d’achat, engagement email. Elle permet d’envoyer des messages plus ciblés et donc plus performants.

Exemple : Plutôt qu’un email unique à toute votre base, vous créez trois segments : « PME industrie » (message axé productivité), « ETI services » (message axé ROI), « Grands comptes » (message axé personnalisation). Chaque segment reçoit un contenu adapté.

À retenir : Un email segmenté génère en moyenne 50% de clics en plus qu’un email de masse. Commencez par des segmentations simples (secteur, taille, engagement) avant d’affiner avec des critères comportementaux.

Voir aussi : Personnalisation | Liste de diffusion | Scoring

Pour aller plus loin : Segmentation en marketing : capitaliser sur les avantages et atténuer les inconvénients

SUPPRESSION LIST

Définition : Une suppression list (ou liste de suppression, aussi appelée liste repoussoir) regroupe les adresses email à exclure systématiquement de vos envois : désabonnés, plaintes spam, demandes RGPD, hard bounces, contacts interdits. Cette liste est automatiquement consultée avant chaque campagne pour éviter d’envoyer à ces adresses.

Exemple : Un contact demande la suppression de ses données conformément au RGPD. Son adresse est ajoutée à votre liste repoussoir. Même si cette adresse réapparaît dans un fichier de prospection, elle sera automatiquement exclue de vos envois.

À retenir : La liste repoussoir est une protection légale et technique indispensable. Elle vous évite d’envoyer à des contacts qui ont explicitement refusé vos communications ou qui nuiraient à votre délivrabilité.

Voir aussi : Opt-out | RGPD emailing | Hard bounce

VALIDATION EMAIL

Définition : La validation email est le processus qui vérifie si une adresse email est valide, active et capable de recevoir des messages. Elle comprend plusieurs niveaux de contrôle : syntaxe, existence du domaine, vérification du serveur MX, détection des adresses jetables et des spam traps.

Exemple : Avant d’envoyer une campagne à un nouveau fichier de 5 000 contacts, vous passez les adresses dans un service de validation. Résultat : 4 650 adresses valides, 200 invalides, 100 à risque et 50 adresses jetables à exclure.

À retenir : La validation email est un investissement rentable : elle évite les bounces qui dégradent votre réputation. Chez Ediware, notre service CleanMyList.email exploite l’historique de milliards d’envois pour attribuer un score de qualité (0-100) à chaque adresse.

Voir aussi : Vérification email | Cleaning | Hard bounce

VÉRIFICATION EMAIL

Définition : La vérification email est synonyme de validation email. Elle désigne l’ensemble des contrôles effectués pour s’assurer qu’une adresse email est valide et peut recevoir des messages. Le terme « vérification » est parfois utilisé pour désigner le contrôle en temps réel lors de la saisie dans un formulaire.

Exemple : Sur votre formulaire d’inscription, la vérification email en temps réel détecte immédiatement les erreurs de saisie. Si un visiteur tape « jean.dupont@gmial.com », le système suggère la correction « gmail.com » avant validation.

À retenir : Intégrez la vérification email à vos formulaires pour éviter de collecter des adresses erronées dès le départ. C’est plus efficace que de nettoyer votre base après coup. Notre service CleanMyList propose une API de vérification en temps réel.

Voir aussi : Validation email | Cleaning | Import de contacts

Catégories
Plateforme Email Marketing B2B Premium France

Robots cliqueurs et fausses ouvertures : le fléau silencieux qui fausse vos statistiques emailing

TL;DR

Les robots cliqueurs (antivirus, firewalls, filtres anti-spam) génèrent de faux clics et ouvertures dans vos campagnes emailing, gonflant artificiellement vos statistiques. En B2B, ce phénomène est particulièrement impactant car les volumes sont plus restreints. Depuis 2021, Apple Mail Privacy Protection amplifie le problème côté ouvertures. Pour retrouver des métriques fiables, Ediware propose un filtre optionnel combinant une règle temporelle et une base d’IP de robots identifiés.

Introduction

Vous analysez les performances de votre dernière campagne emailing et constatez un taux de clics inhabituellement élevé. Bonne nouvelle ? Pas si vite. Ces clics ne proviennent pas forcément de vos destinataires.

Depuis plusieurs années, les professionnels de l’email marketing font face à un phénomène peu médiatisé mais aux conséquences bien réelles : les interactions générées par des robots. Ces programmes automatisés, intégrés aux solutions de sécurité des entreprises, cliquent sur les liens de vos messages pour en vérifier la légitimité. Résultat : vos statistiques sont gonflées artificiellement et ne reflètent plus l’engagement réel de vos contacts.

En septembre 2021, Apple a lancé une fonctionnalité qui a bouleversé la mesure des ouvertures email : Mail Privacy Protection, intégrée à iOS 15, iPadOS 15 et macOS Monterey.

Le principe est simple. Lorsqu’un utilisateur active cette option, Apple télécharge automatiquement le contenu des emails images et pixel de tracking compris sur ses propres serveurs proxy. Ce téléchargement se fait en arrière-plan, que le destinataire ouvre réellement l’email ou non.

Concrètement, pour l’expéditeur, cela signifie que quasiment tous les emails envoyés vers des utilisateurs Apple Mail avec MPP activé apparaissent comme « ouverts ». Selon une étude Omeda portant sur 2 milliards d’emails, les taux d’ouverture uniques sont passés de 15% à 29% dans les six mois suivant le lancement de MPP soit quasiment un doublement.

Et le phénomène ne se limite pas aux adresses iCloud. MPP affecte tous les comptes email (Gmail, Yahoo, adresses professionnelles) dès lors qu’ils sont consultés via l’application Apple Mail. Avec environ 50% des emails ouverts sur des clients Apple selon Litmus, l’impact sur les statistiques globales est considérable.

1.3 POURQUOI LE B2B EST PARTICULIÈREMENT TOUCHÉ

Si vous envoyez des campagnes B2B, vous êtes en première ligne face à ce problème. Et pour deux raisons principales.
La première tient aux volumes. En B2C, une campagne peut toucher des dizaines de milliers de destinataires, majoritairement sur des boîtes mail grand public comme Gmail ou Outlook. Or, les algorithmes de ces fournisseurs de messagerie sont assez avancés pour qu’il ne soit pas nécessaire de cliquer sur les liens : ils ont d’autres sources d’informations pour apprécier la légitimité d’un message.

En B2B, les volumes sont beaucoup plus petits. Vos campagnes ciblent quelques centaines voire quelques milliers de contacts, repartis sur une multitude de domaines différents. Et ces différents domaines, ces entreprises, emploient massivement des solutions de sécurité pour leurs emails qui, elles, vérifient à chaque fois les liens.

La seconde raison est mathématique. Deux faux clics sur 100 emails envoyés, c’est une statistique bien plus aberrante que 10 faux clics sur 10.000 emails. En B2B, chaque interaction robot se ressent beaucoup plus dans vos KPI.
Conséquence : là où un marketeur B2C peut se dire que les bots n’ont pas tant que ça d’impact sur ses stats globales, un marketeur B2B se dit que ses stats sont forcément impactées et pas qu’un peu. Et les décisions qu’il prend sur la base de ces données le sont tout autant.

2. Les conséquences concrètes pour votre stratégie marketing

2.1 DES MÉTRIQUES DEVENUES PEU FIABLES

Le taux d’ouverture a longtemps été l’indicateur phare de l’email marketing. Facile à comprendre, simple à suivre, il permettait de juger de l’attractivité d’un objet ou de mesurer l’engagement d’une base de contacts. Depuis l’arrivée de Mail Privacy Protection et à la juste l’apparition de robots cliqueurs, cet indicateur a perdu une grande partie de sa valeur.

Quand Apple sera-t-elle Mail Privacy Protection, pourquoi nous ne saurons jamais qui a réellement ouvert un mail ou qui n’en aura que faire en automatisant l’opération de préchargement des images des mails reçus. Quand un antispam va forcer tous les liens d’un mail pour s’assurer qu’il n’y a aucun risque, le taux de clics de l’expéditeur de l’email ne reflétera plus l’intérêt réel des destinataires pour le contenu qu’il a envoyé.

Le piston n’est pas seulement que les chiffres soient gonflés. C’est toute la fiabilité de vos data comportementales qui peut être remise en question. Un contact sera peut-être considéré comme « actif » alors qu’il n’interviendra jamais dans une conversation. Un autre pourra sembler très impliqué alors que seul un bot a cliqué à sa place.

2.2 DES DÉCISIONS MARKETING FAUSSÉES

Des statistiques inexactes mènent forcément à de mauvaises décisions. Et le problème se pose à plusieurs degrés.

Votre segmentation en premier lieu. Si vous segmentez vos contacts par degré d’engagement actifs, tièdes, inactifs les clics frauduleux ont tendance à embrouiller les limites entre ces différents segments. Des contacts réellement désintéressés se retrouvent dans vos segments « engagés », mais vous leur continuez à envoyer des emails qu’ils n’ouvrent jamais.

Vos scénarios d’automatisation, eux aussi. Un workflow qui se déclenche sur une action de clic sur un lien précis peut parfois se lancer alors qu’il n’a pas lieu d’être. Votre prospect reçoit une relance par email voire un coup de fil alors qu’il n’a manifesté le moindre intérêt pour votre offre. Cela ne fait perdre du temps à vos équipes, mais ne vous rends pas service non plus…

Enfin, la mesure de vos campagnes s’en trouve biaisée. Comment savoir si un nouvel objet d’email est plus performant qu’un autre lorsque des ouvertures d’emails « ouvertures » sont en partie fictives? Comment déceler les contenus qui créent réellement de l’engagement lorsque des robots cliquent indifféremment sur tous vos liens?

2.3 UN IMPACT SUR LA GESTION DE BASE

Au-delà de ces décisions marketing du quotidien, les robots cliqueurs impactent aussi la gestion de votre base de contacts sur le long terme.

Une des meilleures pratiques les plus citées en email marketing : nettoyer régulièrement sa base en retirant les contacts inactifs (ceux qui n’ouvrent ni ne cliquent sur vos emails depuis plusieurs mois). Cela a plusieurs vertus : la première améliore votre délivrabilité, la deuxième concentre vos envois sur des contacts réellement intéressés.

Mais comment définir les vrais inactifs si des robots cliquent à leur place? Un contact qui aurait dû être supprimé de votre base est encore considéré comme actif et continue à recevoir vos campagnes. Votre base finit par être peuplée de contacts fantômes, vos taux d’engagement réels s’en trouvent dilués, et votre délivrabilité peut en prendre un coup.

Le désabonnement en est un autre exemple. Parmi les plateformes de mailing, certaines proposaient un désabonnement en un seul clic, sans étape de confirmation. Utile pour l’utilisateur, mais problématique si un robot a cliqué sur le lien par erreur. Des destinataires pouvaient ainsi se retrouver désabonnés sans l’avoir voulu. C’est aussi pour cela que beaucoup de routeurs ont désormais une étape de confirmation pour s’assurer que le destinataire veut vraiment se désabonner.

3. Comment détecter les interactions non humaines?

3.1 LES SIGNAUX RÉVÉLATEURS

Quel que soit leur degré de sophistication, les robots laissent des traces. Certains de leurs comportements trahissent le fait qu’ils sont automatisés et non humains. Les détecter permet notamment d’identifier les faux clics et les fausses ouvertures dans vos statistiques.

Le premier indice, c’est la vitesse. Un humain n’ira pas cliquer sur un lien le plus souvent dans la minute qui suit la réception d’une newsletter. Il faut d’abord que le mail arrive, que la notification apparaisse, que l’on trouve le message en question, qu’on jette un œil à l’objet, qu’on décide de l’ouvrir, qu’on défile voire qu’on survole pour rentrer son contenu puis enfin qu’on clique. Cela prendrait au minimum plusieurs secondes voire plusieurs minutes ou heures dans la très grande majorité des cas. Un clic qui surviendrait quelques millisecondes après la délivrance de la newsletter est assurément le fait d’un robot.

Le deuxième indice se situe dans la façon dont sont réalisés les clics. Un vrai lecteur de newsletter clique en général sur un ou deux liens qui l’intéressent et jamais sur tous les liens d’un même mail. Il clique sur ce qui l’intéresse souvent on remarque chez les pros du mailing en question qu’il s’agit du bouton d’appel à l’action le plus visible/impactant. Un robot lui peut cliquer sur tous les liens souvent dans l’ordre dans lequel ils apparaissent dans le code HTML du mail. Ce comportement séquentiel exhaustif est une très bonne indication d’automatisme.

Troisième indice : un clic sans ouverture avant le coup de clic. Logiquement pour cliquer sur un lien présent dans une newsletter il faut d’abord la recevoir et l’ouvrir. Si votre outil vous dit qu’il y a eu un clic mais qu’aucune ouverture associée n’a été enregistrée c’est pour le moins douteux. Néanmoins, il faut garder à l’esprit que ce troisième indice n’est pas toujours 100% fiable car certaines messageries peuvent bloquer le chargement des images (dont celles utilisé pour le tracking) tout en autorisant le clic sur des liens.

3.2 LES EMPREINTES TECHNIQUES

Au delà de la façon dont ils consomment les campagnes emailing les robots laissent des traces techniques que vos plateformes emailing préférées peuvent exploiter pour tenter de les identifier.

La première empreinte est celle du user-agent. Il s’agit d’une chaîne de caractères qui identifie le navigateur ou l’application utilisée pour aller d’un point A (sur internet) vers un point B (une url à visiter). Les solutions de sécurité comme Barracuda, Proofpoint ou Cisco utilisent parfois des user-agent spécifiques qui permettent de les identifier. Lorsqu’il est possible d’identifier ces user-agents spécifiques il suffit de les filtrer pour exclure les clics qui en résultent.

La deuxième empreinte est l’adresse IP. Les robots de sécurité utilisent souvent les mêmes serveurs, donc les mêmes IP ou les mêmes plages IP. En identifiant ces sources au fil du temps, il devient possible d’avoir un référentiel et de filtrer les interactions issues de ces IP.

Le problème, c’est que les robots évoluent. Les éditeurs de solutions anti-spam ont compris que leurs robots étaient identifiés et contournés y compris par des acteurs malveillants. Ils ont donc durci leurs méthodes. Aujourd’hui, de nombreux robots ne s’annoncent plus via leur user-agent. Ils imitent le comportement d’un navigateur classique, changent d’identité à chaque requête, et deviennent bien plus difficiles à repérer.

3.3 LES TACTIQUES DE PIÉGEAGE

Face à des robots qui se font passer pour des humains, certaines plateformes ont développé des tactiques pour les démasquer.

L’une des plus répendues consiste à placer dans l’email un lien invisible par exemple, un pixel transparent contenant un lien cliquable. Ce lien n’apparaît pas à l’œil nu pour un destinataire humain, qui n’a donc aucune raison de cliquer dessus. En revanche, un robot qui analyse le code HTML du message le détectera et cliquera dessus. Tout clic sur ce lien piège révèle la présence d’un robot et permet d’exclure l’ensemble de ses interactions.

Une autre technique repose sur la détection de modifications d’URL. Certains antispams modifient les paramètres des liens de tracking avant de les vérifier. Ces modifications génèrent des erreurs ou des incohérences que les plateformes peuvent détecter et utiliser pour identifier les clics automatisés.

Ces méthodes fonctionnent, mais elles ont leurs limites. Les robots les plus récents apprennent à éviter les pièges. Ils ignorent les liens sur des éléments trop petits ou transparents, ils ne modifient plus les URLs. La course entre les robots de sécurité et les systèmes de détection est permanente, et aucune solution n’est infaillible à 100%.

4. Les solutions pour retrouver des statistiques fiables

4.1 CE QUE FONT LES PLATEFORMES EMAILING

La plupart des plateformes emailing ont mis en place des mécanismes de filtrage, tant la menace est importante. Chaque prestataire a ses recettes, mais toutes visent à détecter les clics et ouvertures effectués par des robots ou scripts afin de les exclure de compteurs pour des statistiques plus réalistes.

Sur des user-agents à la recherche de signatures de robots et scripts, sur des listes d’adresses IP utilisées par des plateformes de sécurité email, sur des comportements à l’heure ou bien des empreintes techniques : il y a de multiples façons pour les plateformes emailing de mettre en place des filtres de clics et ouvertures potentiellement frauduleux.

Il est intéressant de noter que Mailchimp annonçait au départ qu’elle ne chercherait pas à filtrer les clics et ouvertures de robots : trop compliqué à mettre en œuvre. Depuis, ils ont changé d’avis et sont maintenant dans la tendance. A priori, si on n’en parle plus, c’est que tout le monde y passe… 🙂

Tout le monde n’est pas sur le même pied d’égalité. Certaines plateformes en font un argument fort en étant ultra transparentes sur leurs méthodes. D’autres en parlent en catimini dans une foire aux questions sans y mettre énormément de cœur à l’ouvrage. Vous aurez donc tout intérêt à poser la question directement avant de signer quel prestataire met en place des méthodes de filtrage pour nettoyer des statistiques de clics et ouvertures robots? Et la réponse vous éclairera sans doute sur le sérieux (ou non!) de la solution

4.2 LA SOLUTION EDIWARE

Chez Ediware, nous ne pouvions pas fermer les yeux sur le sujet. Notre plateforme intègre un filtre qui, en combinant deux approches, permet de détecter et d’exclure des statistiques des clics et ouvertures non humaines.

La première approche est temporelle. Nous filtrons par défaut les clics et ouvertures réalisés dans les six secondes qui suivent la réception du message. En effet, six secondes c’est le minimum que l’on peut mettre pour qu’un humain puisse entendre une sonnerie ou une vibration, se décider à consulter sa boite email, ouvrir l’email en question, parcourir le mail en question et enfin cliquer sur un lien… et encore! six secondes c’est vraiment le minimum auquel on peut prétendre! Si une personne vous pose la question des six secondes : ne vous sentez pas obligé de lui laisser entendre que ce ne sont la plupart du temps pas de véritables humains qui cherchent à vous faire comprendre les choses mais des robots d’un bien triste genre.

La deuxième approche est source based. Nous maintenons une liste de plusieurs centaines de milliers d’adresses IP et de nom de domaines (403 000 en décembre 2022 en constante augmentation) que nous utilisons pour identifier la provenance des clics et ouvertures. Ces sources correspondent à des robots ou des scripts que nous voulons détecter et exclure de nos statistiques : des IP fournies par des solutions de sécurité email et des plateformes de livraison d’email, mais aussi des IP localisées à des hôtels, des cafés ou des aéroports où les clients du service Ediware se connectent et cliquent dans leurs emails…

Nous proposons ce filtre en option car certains utilisateurs préfèrent avoir accès à la totalité des données brutes. Mais pour les utilisateurs à la quête de statistiques d’engagement fiables et exploitables, ce filtre leur permet de les retrouver 🙂

Notre but n’est pas de faire comme d’autres et de regonfler artificiellement les taux d’ouverture et de clic pour faire plaisir à nos clients. Le nôtre est simplement de fournir à nos clients des indicateurs sur lesquels ils peuvent s’appuyer pour prendre de bon choix marketing.

4.3 ADOPTER D’AUTRES INDICATEURS DE PERFORMANCE

Au-delà du filtre de sélection, la montée en puissance des robots cliqueurs et de Mail Privacy Protection doit amener à repenser le mode de mesure de l’efficacité des campagnes d’emailing.

Le taux d’ouverture, à ranger dans la catégorie des indicateurs vanity, doit désormais être largement relativisé. Il reste utile pour comparer des campagnes entre elles sur une même base, mais il ne signifie plus grand chose en valeur absolue. Mieux vaut se concentrer sur des métriques d’engagement moins sujettes aux interactions automatisées.

Le taux de clic reste pertinent, à condition cependant que votre plateforme soit en mesure de filtrer efficacement les clics des robots. Mais le plus fiable des indicateurs reste la conversion : combien de destinataires ont réellement effectué l’action souhaitée à la suite d’une campagne email? Visite de votre site, téléchargement d’un livre blanc, demande de devis, achat : des actions concrètes que ne peut pas simuler un robot.

Pour pouvoir suivre les conversions liées à vos campagnes d’emailing, n’oubliez pas d’ajouter des paramètres UTM à vos liens. Cela vous permettra, dans votre outil d’analytics, d’identifier le trafic issu de vos campagnes emailing et de suivre son comportement jusqu’à la conversion.

Enfin, n’oubliez pas les indicateurs qualitatifs : les réponses directes à vos emails, les demandes entrantes qui font référence à votre campagne, le feedback de vos commerciaux. Ces signaux faibles sont parfois plus révélateurs de l’impact réel de vos messages que n’importe quel taux de clic.

5. Recommandations pratiques

Voici plusieurs pistes à explorer pour retrouver des statistiques lisibles et fiables.
Demandez à votre prestataire. Vous utilisez peut-être une solution emailing, adressez-vous au support : quelles sont les méthodes utilisées pour filtrer les clics ou ouvertures robots? Vous pouvez citer des user-agents à filter, des bases d’IP, des pense-bêtes temporels… ou pas question. Une réponse détaillée est plutôt rassurante. Une réponse vague, qui élude la question, doit vous mettre la puce à l’oreille.
Observez vos chiffres de la bonne manière. Quel est normalement le taux de clic sur un mailing B2B? Vous le trouvez nettement plus élevé sur une de vos campagnes, alors commencez à vous poser des questions. Regardez un peu plus loin : y a t-il des entreprises dont les domaines de messagerie se retrouvent frappés par les robots? Les interactions ont-elles lieu à des heures logiques? Tous les liens étaient-ils censés avoir le même nombre de clics? Ou peut-être y a t-il beaucoup d’utilisateurs uniques différents et curiosité, chacun d’eux a cliqué sur tous les liens du mail. Tout ceci peut laisser à penser qu’il y a pollution robotique.
Ne vous fiez pas qu’aux taux d’ouverture.Si vous êtes passés par Mail Privacy Protection, vous vous êtes peut-être rendu compte que cet indicateur perdait un peu de son sens. Voyez plutôt ça comme un standard de comparaison entre différentes campagnes, mais pas comme un point complètement objectif de l’engagement des destinataires.
Privilégiez les conversions Que s’est-il passé après qu’un destinataire ait cliqué sur un des liens de mon mailing? Actualisez : Combien de visites sur mon site numériques ont été généré proinaumentlement suite à un clic sur un lien de mon mail? Et sur ces visites, combien de visiteurs différents m’ont contacté, ont demandé à être recontacté, ont demandé un devis,…? Voici des indicateurs plus vraissemblablement liés à votre succès et plus écoulables pour votre suivi de campagne.
Si vous êtes chez Ediware et que vous pratiqué de l’emailing B2B : Pensez à activer le filtrage des interactions robots pour bénéficier de statistiques utilisables.
Ne tenez pas uniquement compte des statistiques de vos campagnes emailing. Elles ne comprennent qu’une partie de l’histoire. Confrontez-les à ce qui se passe sur votre site, dans votre CRM, au ressenti de vos commerciaux. Cela vous permettra de mieux comprendre ce qui marche réellement.

Questions fréquentes

QU’EST-CE QU’UN ROBOT CLIQUEUR EN EMAILING?

Un robot cliqueur est un programme automatisé qui interagit avec les emails avant ou à la place du destinataire humain. Ces robots sont généralement intégrés aux solutions de sécurité des entreprises (antivirus, antispam, firewalls) et cliquent sur les liens pour vérifier qu’ils ne mènent pas vers des sites malveillants.

POURQUOI LES ANTISPAMS CLIQUENT-ILS SUR LES LIENS DE MES EMAILS?

Pour protéger les utilisateurs. En cliquant sur les liens avant que le destinataire ne le fasse, les solutions de sécurité vérifient que les URLs ne mènent pas vers des sites de phishing, des pages infectées par des virus ou des arnaques. C’est une mesure de protection légitime, mais qui a pour effet secondaire de fausser les statistiques des expéditeurs.

QU’EST-CE QUE APPLE MAIL PRIVACY PROTECTION ET QUEL EST SON IMPACT?

Mail Privacy Protection (MPP) est une fonctionnalité lancée par Apple en septembre 2021. Elle précharge automatiquement le contenu des emails images et pixel de tracking compris sur les serveurs d’Apple, que le destinataire ouvre ou non le message. Résultat : les emails apparaissent comme « ouverts » même s’ils n’ont jamais été lus, ce qui gonfle artificiellement les taux d’ouverture.

COMMENT SAVOIR SI MES STATISTIQUES SONT FAUSSÉES PAR DES ROBOTS?

Plusieurs indices peuvent vous alerter : des taux de clics anormalement élevés, des clics enregistrés quelques secondes seulement après l’envoi, tous les liens d’un email cliqués de manière uniforme, ou des clics provenant massivement de certains domaines d’entreprise. Si votre plateforme le permet, analysez les horaires et les sources des interactions pour repérer les anomalies.

LE TAUX D’OUVERTURE EST-IL ENCORE UN INDICATEUR FIABLE?

Sa fiabilité a fortement diminué depuis le lancement de Mail Privacy Protection. Il reste utile pour comparer des campagnes similaires entre elles, mais sa valeur absolue n’a plus grande signification. Mieux vaut le compléter voire le remplacer par des indicateurs de clics filtrés et surtout de conversion.

COMMENT EDIWARE FILTRE-T-IL LES FAUX CLICS?

Ediware propose un filtre optionnel qui combine deux mécanismes. Le premier est temporel : les clics et ouvertures enregistrés dans les six secondes suivant la réception sont automatiquement ignorés. Le second repose sur une base de plusieurs centaines d’adresses IP et hostnames de robots identifiés, dont les interactions sont exclues des statistiques.

LES ROBOTS CLIQUEURS NUISENT-ILS À MA DÉLIVRABILITÉ?

Non, pas directement. Les robots cliqueurs ne sont pas là pour vous pénaliser, mais pour protéger les destinataires. Si vous respectez les bonnes pratiques d’emailing, leur présence n’affecte pas votre réputation d’expéditeur. En revanche, ils faussent vos statistiques, ce qui peut vous amener à prendre de mauvaises décisions et ces mauvaises décisions, elles, peuvent affecter votre délivrabilité à terme.

QUELLES MÉTRIQUES PRIVILÉGIER À LA PLACE DU TAUX D’OUVERTURE?

Concentrez-vous sur le taux de clics (à condition qu’il soit filtré des robots), et surtout sur les conversions : visites sur votre site, téléchargements, demandes de contact, ventes. Ces indicateurs mesurent des actions réelles que les robots ne peuvent pas simuler. Les paramètres UTM vous permettront de suivre ces conversions dans votre outil d’analytics.

Conclusion

Les robots cliqueurs et les mécanismes de protection de la vie privée comme Apple MPP ne sont pas des menaces pour l’email marketing. Ce sont des évolutions logiques, portées par des préoccupations légitimes de sécurité et de confidentialité. Mais elles ont une conséquence directe : les statistiques d’ouverture et de clics ne peuvent plus être prises pour argent comptant.

Pour les professionnels du B2B, où les volumes sont restreints et chaque interaction compte, cette réalité impose de s’adapter. Cela passe par le choix d’un logiciel emailing qui traite sérieusement le problème, par l’activation des filtres disponibles, et par une évolution des indicateurs de pilotage vers des métriques de conversion plus fiables.

Chez Ediware, nous avons fait le choix de la transparence. Notre filtre optionnel permet à nos utilisateurs de retrouver des statistiques proches de la réalité, sans artifice. Parce qu’une bonne décision marketing repose toujours sur des données fiables.

Catégories
Plateforme Email Marketing B2B Premium France

Logiciel emailing B2B : pourquoi les alternatives françaises surpassent Mailchimp

En résumé : Mailchimp reste le leader des logiciels d’emailing, mais son positionnement B2C et newsletters en font un mauvais choix pour de la prospection B2B en France. Les offres alternatives françaises apportent de vrais plus : IP dédiées pour une meilleure délivrabilité, support téléphonique en français, data center local en France (et donc simple pour le RGPD), tarification à l’usage sans minimum de consommation ni abonnement. En B2B, cela donne plus directement : ouvertures plus élevées, plus de retours sur investissements.

Si vous tapez « logiciel emailing » dans Google, vous verrez que Mailchimp arrive très souvent en première position des solutions conseillées. Et comme cela fait déjà un certain temps que c’est le cas, cela à créer un réflexe : beaucoup de boite françaises vont se dire « bon ben, il faut plutôt que je me pose la question…mais en même temps, si tout le monde l’utilise c’est qu’il doit bien y avoir une raison ».

Le problème c’est que cette « excellente raison » à tendance à oublier un détail : Mailchimp a été créé pour des créateurs de newsletters ou bien des e-commerçants B2C…pas pour une PME française qui cherche à joindre un décideur par email afin de lui vendre ses services.

Résultat monsieur le DG, bonjour l’Agence Web : vous avez une solution « top des tops » à votre dispo, mais vous n’avez jamais le moindre email qui arrive dans votre boite principal, vous attrapez du « VOUS DEVEZ SIGNER POUR NOUS AIDER » plutôt qu’un chérubin galvanisé par votre lancement et vos shots de red bull, et puis vos gars du marketing, ben avez-vous conscience que les données de vos clients sont sur des serveurs américains, délocalisés.

Si vous êtes une PME qui fait de la prospection BtoB en France, ça devient des problèmes, des soucis, des tracas…des galères en somme.Les solutions sous pavillon Français existent. Elle font mieux. Écoutez pourquoi, elles méritent d’être testées.

1. Le mythe Mailchimp : pourquoi ce logiciel emailing ne convient pas au B2B français

Si vous êtes e-commerçant ou si vous vendez des services à des particuliers, Mailchimp est LA solution de référence pour envoyer des newsletters à vos abonnés. Mais la prospection B2B, c’est autre chose. Et Mailchimp n’est pas armé pour ça.

Un logiciel créé pour le B2C américain

Créé en 2001 à Atlanta, Mailchimp est une solution taillée pour les e-commerçants : vous récupérez des abonnés à vos newsletters via des formulaires, vous leur envoyez des newsletters régulières, vous mettez en place des automatismes autour de leurs achats… La prospection B2B ne ressemble à rien de tout ça.

Le piège des IP mutualisées.

Avec Mailchimp, vous n’avez pas d’adresse IP pour vous, mais vous utilisez la même que des milliers d’autres utilisateurs. Alors, si l’un d’eux envoie du spam, et bien l’adresse IP perd en « réputation » et vos e-mails finissent aussi dans les spams, même si vous bossez bien. Avec Mailchimp, il faut être très très propre et payer un lourd supplément pour avoir une IP rien qu’à vous. Chez les autres, c’est gratos et elles le sont toutes!

Un service client inexistant le jour où ça coince

Perte de votre mot de passe? Vous avez une question au sujet de votre compte? Pas de panique! Le service client Mailchimp est là pour ça. Vous avez des problèmes d’envoi ou sur vos résultats de campagnes d’emailings? Z’êtes tout seul mon ami :/

Le problème des données personnelles

Vos fichiers de prospection contiennent des données personnelles de professionnels français. Avec Mailchimp, ces données sont stockées aux États-Unis. Depuis l’invalidation du Privacy Shield, cette situation crée une zone grise juridique que beaucoup d’entreprises préfèrent éviter, surtout dans les secteurs réglementés.

2. Les 5 critères qui font la différence dans un logiciel emailing B2B

Choisir un outil d’emailing pour vos campagnes de prospection B2B ne se résume pas à comparer les prix ou le nombre de modèles disponibles. Certains critères ont une influence directe sur vos résultats.

La délivrabilité : le critère invisible qui change tout

Un email qui n’arrive pas en boîte de réception est un email qui n’existe pas. La délivrabilité est l’un des enjeux majeurs de l’emailing. En grande partie, elle repose sur la réputation de l’adresse IP utilisée pour l’envoi. Si vous disposez d’une IP dédiée, vous êtes le seul à envoyer des emails dessus, vous êtes le seul à faire votre réputation. Si vous êtes sur une IP mutualisée, la réputation de votre fournisseur d’emailing et l’ensemble des utilisateurs de la plateforme a une influence sur la vôtre. En B2B, où les volumes d’emails sont moins importants mais où la qualité des échanges est déterminante, choisir une IP dédiée est un vrai gage de qualité. Les solutions d’emailing pro intègrent également des noms de domaine spécifiques pour les liens présents dans vos emails afin que ceux-ci ne soient pas identifiés comme du spam par les serveurs de messagerie.

Le support humain et en français

La prospection par email est une pratique qui a beaucoup de subtilités techniques : la configuration des DNS, le management des erreurs de réception, l’optimisation des objets, la lecture des statistiques… Et comme dans beaucoup de domaines techniques, le jour où « ça » ne fonctionne pas, le problème est toujours survenu la veille au soir! Dans ces cas-là, pouvoir appeler ou recevoir un email de la part de quelqu’un qui comprend votre problématique client et qui en plus le résout en français, c’est du temps gagné de fou. Et du temps, en prospection, c’est de l’argent. Le support par chat en anglais ou le forum on ne sait jamais pourquoi ne remplit jamais ces P2B ++

L’hébergement des données en France

Héberger ses données en France est une sécurité accrue pour l’entreprise et pour ses clients. D’abord, dans un cadre européen et en accord avec le RGPD, cela limite l’impact des lois extra-territoriales comme le Cloud Act aux Etats-Unis. Ensuite, cela simplifie les choses avec vos prospects car vous pouvez leur dire facilement et clairement que leurs informations restent chez nous, sur le sol européen, et que vous n’êtes pas une société américaine. Ou que vous ne reversez pas vos données de prospection à des tiers à l’autre bout du monde… Pour certains secteurs comme la santé, la finance ou l’administration en général, cela est devenu même un critère impératif!

La flexibilité tarifaire

L’abonnement mensuel avec engagement, c’est très bien pour ceux qui envoient des volumes à peu près constants. Mais c’est loin d’être l’idéal pour la prospection B2B. En effet, cette dernière a souvent un caractère cyclique : très active notamment en période de développement commercial, elle s’essouffle au repos des commerciaux ou pendant les vacances. Un système de crédits d’emails à consommer sans jamais perdre la moindre enveloppe permet d’adapter ses frais à sa réalité… Sans payer pour des envois que l’on ne réalise pas.

Les fonctionnalités spécifiques au B2B

La gestion automatique des captchas, la relance des soft bounces, le scoring des contacts selon leur réactivité … Ces fonctionnalités n’intéressent pas les gestionnaires de newsletter B2C. Pourtant, elles sont nécessaires pour maximiser le rendement d’une campagne de prospection où chaque contact compte.

3. Ce que les logiciels emailing français apportent en plus

Au-delà des critères techniques, les éditeurs français de solutions d’emailing ont développé une expertise spécifique au marché hexagonal. Cette connaissance du terrain se traduit par des avantages concrets.

Une expertise du marché français

Chacun a ses petites habitudes et c’est encore plus vrai des professionnels français qui y vont tous de leur petite touche. Les meilleurs horaires pour être lu, les tournures de phrases qui fonctionnent, les secteurs où ça marche plus qu’ailleurs… Un éditeur français a l’expérience des campagnes de prospection BtoB dans l’hexagone depuis au moins 2 ans (voire beaucoup plus!). Chez Ediware, ça fait 20 ans que nous observons des milliers de campagnes BtoB par an. Depuis, nous n’avons fait que développer et enrichir notre logiciel avec les envies et besoins de nos clients.

Une volonté d’accompagner au-delà du support technique

Il y a l’utilisateur, le client ou l’abonné, puis il y a le client… La différence entre un logiciel d’emailing et un PICKECO (Partenaire Idéal Chez Ediware + agence / consultant)? L’accompagnement! Car, dans notre belle région qu’est la France, en général, l’échange, c’est sacré! Et bien sûr, nos clients se sentent bien accompagnés. Chez les éditeurs tricolores, ce n’est pas la tradition, non plus, de laisser en roue libre un néophyte : On ne lance pas une campagne de prospection efficace par hasard ou égotiquement testé un outil depuis 3 min sur YouTube! Non, on offre un rendez-vous d’accueil, on enseigne à l’équipe, on donne des conseils gracieusement, on travaille ensemble… On est bien chez nous! Quand on démarre avec une nouvelle solution d’emailing, Pong! Vous avez quelqu’un au bout du fil / sur WhatsApp / email / en visio etc. qui vous pose ses questions et vous soutient.

Une infrastructure adaptée à la prospection

Les logiciels d’emailing français spécialisés B2B ont pensé leur infrastructure autour des contraintes de la prospection. Gestion des quotas par adresse, reconnaissance des e-mails en twins pour éviter le double envoi, gestion du rejet de la réponse d’absence, extraction en live des destinataires ayant ouvert votre mail : ces fonctionnalités existent parce que nous vivons quotidiennement avec des clients en période de prospection!

Des intégrations avec l’écosystème existant

Un logiciel emailing ce n’est pas le messie. En tout cas, il ne travaille pas seul en tout cas. Il faut qu’il puisse communiquer avec votre CRM, avec vos outils de gestion commercial, avec vos bases de contact… etc. Les éditeurs de solutions d’emailing tricolores s’efforcent de connecter leur produits aux solutions les plus populaires pour chaque métier ou chaque taille d’entreprise. Et puis, quand les connecteurs d’intégration suffisent pas, il est toujours possible de faire un développement sur-mesure. Chez Ediware, la connexion via Zapier permet d’accéder à plus de 1 000 applications, et notre API permet d’avoir des synchronisations sur-mesure avec n’importe quel logiciel!

4. Tableau comparatif : Mailchimp vs logiciel emailing français B2B

Pour visualiser concrètement les différences, voici un comparatif sur les critères qui comptent vraiment en prospection B2B.

Critère Mailchimp Logiciel emailing français B2B
IP dédiées Option payante avec conditions Incluses par défaut
Support téléphonique français Non disponible Inclus sans surcoût
Hébergement des données États-Unis France (RGPD natif)
Modèle tarifaire Abonnement mensuel Crédits sans expiration
Gestion des captchas B2B Non supportée Automatique
Relance des soft bounces Manuelle Automatisée
Accompagnement délivrabilité Documentation en ligne Expert dédié
Templates français Limités 120+ templates adaptés
Personnalisation avancée Jusqu’à 8 variables Jusqu’à 26 variables par contact
Développements sur mesure Non disponibles Possibles selon besoins

Ce tableau ne dit pas que Mailchimp est un mauvais logiciel emailing. Il montre simplement que les priorités diffèrent. Mailchimp optimise l’expérience pour un créateur de newsletter qui veut tout gérer seul, rapidement, à moindre coût. Un logiciel emailing français B2B optimise les résultats pour une entreprise qui veut maximiser le retour sur investissement de sa prospection, quitte à bénéficier d’un accompagnement humain.

Le choix dépend de votre usage. Pour de la prospection B2B en France, les avantages d’une solution française sont difficiles à ignorer.

5. Comment choisir son logiciel emailing B2B : les questions à se poser

Avant de sélectionner un logiciel emailing pour votre prospection, prenez le temps de clarifier vos besoins réels. Voici les questions qui orientent vers le bon choix.

Quel est votre volume d’envoi et sa régularité ?

Si vous envoyez des campagnes toutes les semaines avec des volumes constants, un abonnement mensuel peut convenir. Si votre prospection est plus irrégulière, avec des pics lors de lancements ou de salons, un système de crédits sans expiration évitera de payer pour des mois creux.

Quelle est votre autonomie technique ?

Certaines équipes maîtrisent parfaitement la configuration DNS, l’analyse des logs de délivrabilité et l’optimisation des campagnes. D’autres préfèrent se concentrer sur leur cœur de métier et déléguer la technique. Dans le second cas, un logiciel emailing avec accompagnement intégré sera plus adapté qu’une plateforme self-service.

Vos données sont-elles sensibles ?

Secteur médical, juridique, financier, marchés publics : certains contextes imposent ou recommandent fortement un hébergement des données en France. Vérifiez ce point avant de vous engager, car migrer un historique de campagnes et de statistiques prend du temps.

Avez-vous besoin d’intégrations spécifiques ?

Listez les outils avec lesquels votre logiciel emailing devra communiquer : CRM, ERP, base de données interne, site web. Vérifiez que les connecteurs existent ou que l’éditeur propose des développements sur mesure si nécessaire.

Quel niveau de support attendez-vous ?

Un chat en anglais suffit-il ? Ou préférez-vous pouvoir décrocher votre téléphone et parler à quelqu’un qui connaît votre dossier ? La réponse à cette question élimine souvent la moitié des options.

Questions fréquentes

QUEL EST LE MEILLEUR LOGICIEL EMAILING GRATUIT ?

Les logiciels emailing gratuits comme Mailchimp ou Brevo proposent des versions limitées en volume et fonctionnalités. Pour tester, ils conviennent. Pour une prospection B2B sérieuse, leurs restrictions deviennent vite bloquantes : pas d’IP dédiée, support minimal, fonctionnalités avancées réservées aux plans payants. Mieux vaut investir dans un outil adapté dès le départ.

QUELLE DIFFÉRENCE ENTRE LOGICIEL EMAILING ET PLATEFORME EMAILING ?

Les deux termes désignent la même chose : un outil pour créer, envoyer et analyser des campagnes email. « Logiciel emailing » est plus utilisé dans les recherches Google, « plateforme emailing » suggère davantage une solution hébergée en ligne (SaaS). Aujourd’hui, la quasi-totalité des solutions sont accessibles via navigateur, sans installation.

UN LOGICIEL EMAILING FRANÇAIS EST-IL AUTOMATIQUEMENT RGPD COMPLIANT ?

L’hébergement en France facilite la conformité RGPD, mais ne suffit pas. Le logiciel doit aussi proposer la gestion du consentement, le traitement des demandes de suppression, et la traçabilité des traitements. Les éditeurs français intègrent généralement ces fonctionnalités nativement, car ils y sont confrontés au quotidien depuis 2018.

PEUT-ON FAIRE DE LA PROSPECTION B2B AVEC MAILCHIMP ?

Techniquement oui, mais Mailchimp décourage cette pratique. Ses conditions d’utilisation privilégient l’envoi à des contacts opt-in. Les fonctionnalités spécifiques à la prospection B2B manquent, et le risque de suspension de compte existe si vos taux de plainte augmentent. Un logiciel emailing conçu pour le B2B sera plus adapté et plus sécurisant.

COMBIEN COÛTE UN LOGICIEL EMAILING PROFESSIONNEL ?

Les tarifs varient selon le modèle : de 20 à 500 euros par mois en abonnement, ou quelques dixièmes de centimes par email en système de crédits. Pour comparer, calculez votre coût réel par email envoyé en incluant les options indispensables comme les IP dédiées. Un logiciel apparemment moins cher peut revenir plus onéreux une fois les suppléments ajoutés.

COMMENT MIGRER VERS UN NOUVEAU LOGICIEL EMAILING ?

La migration comprend le transfert de vos listes de contacts, la recréation de vos templates, et la reconfiguration de vos paramètres d’envoi (DNS, authentification). Les éditeurs français proposent généralement un accompagnement à la migration, avec import de vos données et formation de vos équipes. Comptez une à deux semaines pour une transition complète.

Pour conclure

Le réflexe Mailchimp est compréhensible : c’est le logiciel emailing le plus visible, avec une interface soignée et une version gratuite attractive. Mais la visibilité marketing ne garantit pas l’adéquation avec vos besoins.

Pour une entreprise française qui fait de la prospection B2B, les critères de choix sont spécifiques : délivrabilité maximale grâce aux IP dédiées, support réactif en français, données hébergées en conformité avec le RGPD, et fonctionnalités pensées pour la conquête de nouveaux clients plutôt que pour la fidélisation d’abonnés existants.

Les logiciels emailing français spécialisés B2B répondent à ces exigences parce qu’ils ont été construits autour d’elles. Leur expertise du marché hexagonal, leur accompagnement personnalisé et leur infrastructure optimisée pour la prospection font la différence là où elle compte : dans vos taux d’ouverture, vos taux de réponse, et finalement votre retour sur investissement.

Chez Ediware, nous accompagnons les entreprises françaises dans leur prospection email depuis 2002. Notre logiciel emailing combine la puissance technique d’une infrastructure professionnelle avec la proximité d’une équipe disponible par téléphone. Si vous souhaitez évaluer ce qu’un logiciel emailing français peut apporter à votre développement commercial, nos experts sont là pour en discuter.

Catégories
Email Marketing B2B : Stratégies et Best Practices

Bilan 2025 – ce qui a changé dans l’email-marketing cette année

L’année 2025 restera dans les mémoires comme celle où l’email-marketing a dû se réinventer sous la pression réglementaire et technique. Après des années d’avertissements et de recommandations, les fournisseurs de messagerie sont passés à l’action. Google et Yahoo ont imposé leurs nouvelles exigences dès février 2024, Microsoft les a rejoints en avril 2025. La CNIL française a lancé en juin une consultation publique sur les pixels de suivi qui pourrait bouleverser les pratiques de mesure d’audience.

Certains ont immédiatement crié à la mort de l’emailing. D’autres ont adapté leurs pratiques et continuent d’obtenir d’excellents résultats. Car contrairement à ce que les prophètes de malheur annonçaient, les statistiques de la DMA France restent stables : 18,15% de taux d’ouverture moyen, 5,35% de taux de clics. L’emailing n’est pas mort, il s’est juste professionnalisé.

Voici un bilan factuel de ce qui a réellement changé en 2025 dans l’email-marketing, et surtout ce qu’il faut retenir pour aborder 2026 dans les meilleures conditions. Sans catastrophisme, sans langue de bois. Juste les faits, leurs impacts concrets, et les actions à mettre en place.

En 2025, l'email-marketing s'est professionnalisé sous la pression technique et réglementaire. Authentication SPF/DKIM/DMARC obligatoire chez Google, Yahoo et Microsoft. Projet CNIL sur les pixels de suivi nécessitant probablement un consentement explicite. La réputation de domaine supplante celle de l'IP. Les statistiques restent stables (18,15% d'ouverture) : seules les mauvaises pratiques sont pénalisées.

Les nouvelles exigences de Google, Yahoo et Microsoft sont devenues la norme

Février 2024 marque un tournant. Google et Yahoo, qui annonçaient depuis des mois l’arrivée de nouvelles exigences pour les expéditeurs d’emails, passent à l’application. Pas de manière brutale, mais progressive. D’abord des erreurs temporaires sur un petit pourcentage d’emails non conformes. Puis, à partir d’avril 2024, des rejets de plus en plus systématiques. En juin 2024, l’obligation du one-click unsubscribe devient effective.

En avril 2025, Microsoft rejoint officiellement le mouvement avec des exigences similaires pour Outlook.com, Hotmail et Live.com. Le message est clair : ce qui était considéré comme des bonnes pratiques devient obligatoire. L’authentification email n’est plus un « nice to have », c’est un prérequis pour atteindre les boîtes de réception.

Les exigences sont simples à énoncer mais techniques à mettre en œuvre. SPF, DKIM et DMARC doivent être correctement configurés. Le one-click unsubscribe doit être présent dans tous les emails marketing. Le taux de plainte doit rester sous la barre des 0,3%. Et interdiction formelle d’utiliser une adresse @gmail.com ou @yahoo.com comme expéditeur, sous peine de voir ses messages systématiquement rejetés.

Ces nouvelles règles concernent officiellement les « bulk senders », c’est-à-dire ceux qui envoient plus de 5000 emails par jour vers Gmail ou Yahoo. Mais dans les faits, tous les expéditeurs sont concernés. Car ce qui est obligatoire aujourd’hui pour les gros volumes le deviendra demain pour tout le monde.

L’impact sur le terrain a été immédiat et brutal pour certains. Les entreprises qui utilisaient des plateformes généralistes sans configuration technique appropriée ont vu leurs taux de délivrabilité s’effondrer. Les emails sont arrivés en spam, quand ils n’ont pas été purement et simplement bloqués. Les plateformes elles-mêmes ont dû adapter leurs infrastructures en urgence.

Les plateformes spécialisées en prospection B2B, comme Ediware, qui proposaient déjà des IPs dédiées avec configuration SPF, DKIM et DMARC par défaut, ont bénéficié d’un avantage considérable. Leurs clients n’ont eu aucune action à mener, tout était déjà en place. Pas de suspension de compte, pas de chute de délivrabilité, pas de panique.

Un autre changement majeur passe presque inaperçu : la réputation de domaine devient plus importante que la réputation d’IP. Les fournisseurs de messagerie ont compris que les IPs partagées, notamment dans le cloud, rendaient la réputation IP peu fiable. Le domaine, lui, est lié à l’identité de marque. Il est stable, traçable, vérifiable. C’est lui qui devient l’indicateur principal de confiance.

Pour 2026, trois actions sont indispensables. Vérifiez votre configuration DMARC avec Google Postmaster Tools. Si vous utilisez encore une IP partagée sur une plateforme généraliste, envisagez sérieusement de migrer vers une infrastructure dédiée. Et surveillez votre taux de plainte comme le lait sur le feu : au-dessus de 0,3%, vous entrez en zone rouge.

L’année 2025 a séparé ceux qui faisaient de l’emailing professionnellement et ceux qui improvisaient. Les seconds ont payé le prix fort. Les premiers continuent tranquillement leur activité, avec les mêmes résultats qu’avant, voire meilleurs grâce à l’élimination d’une partie de la concurrence.

Le projet de recommandation CNIL sur les pixels de suivi bouleverse les pratiques

Le 12 juin 2025, la CNIL française lance une consultation publique qui fait l’effet d’une bombe dans l’écosystème de l’email-marketing. Son projet de recommandation sur les pixels de suivi dans les courriels propose d’appliquer les mêmes règles de consentement qu’aux cookies web. Autrement dit : consentement explicite obligatoire pour tracker qui ouvre vos emails.

La consultation se clôture le 24 juillet 2025. La CNIL examine actuellement les contributions reçues et devrait adopter une version définitive de sa recommandation d’ici la fin de l’année ou début 2026. Cette démarche n’est pas une lubie administrative. Elle répond au nombre croissant de plaintes de citoyens qui se sentent « espionnés » par les emails qu’ils reçoivent.

Un pixel de suivi, pour rappel, est une image invisible de 1 pixel par 1 pixel intégrée dans un email. Lorsque le destinataire ouvre le message, cette image se charge depuis un serveur distant. Ce chargement permet de savoir que l’email a été ouvert, à quelle heure, sur quel appareil, depuis quelle localisation. C’est la base du taux d’ouverture tel que nous le connaissons depuis vingt ans.

Le projet de recommandation de la CNIL est clair : ces pixels sont des traceurs, au même titre que les cookies. Ils sont donc soumis à l’article 82 de la loi Informatique et Libertés. Concrètement, cela signifie qu’il faudrait obtenir le consentement explicite du destinataire avant d’utiliser un pixel pour savoir s’il a ouvert votre email.

L’information préalable devient obligatoire. Le destinataire doit savoir qu’un traceur est présent dans l’email, à quelles fins il est utilisé, qui y a accès. La possibilité de refuser doit être aussi simple que celle d’accepter. Et le choix du destinataire doit être enregistré pour ne pas le solliciter à nouveau dans les emails suivants.

La CNIL prévoit toutefois des exceptions. Les pixels strictement nécessaires à la délivrabilité, à la sécurité, ou à un service explicitement demandé par l’utilisateur ne nécessiteraient pas de consentement. Le débat porte sur la définition de « strictement nécessaire ». Une statistique globale de délivrabilité est-elle nécessaire ? Probablement oui. Savoir précisément qui a ouvert à quelle heure pour scorer un prospect ? Là, c’est moins évident.

L’impact économique potentiel est considérable. C’est d’ailleurs pour cette raison que la CNIL a lancé un questionnaire complémentaire pour évaluer les conséquences sur les modèles d’affaires. Le taux d’ouverture est depuis des décennies la métrique de référence de l’email-marketing. Les campagnes sont optimisées sur cette base, les scénarios automatisés se déclenchent sur des ouvertures, les scores de leads intègrent cette donnée.

Le secteur B2B est particulièrement concerné. Contrairement au B2C où l’opt-in pour recevoir des emails est généralisé depuis le RGPD, la prospection B2B fonctionne historiquement en opt-out. On contacte des professionnels sur leur email professionnel, ils peuvent se désinscrire s’ils ne sont pas intéressés. Ajouter un consentement pour le pixel de suivi introduit une couche de complexité supplémentaire dans des pratiques déjà encadrées.

Ce qui va probablement changer dans les mois qui viennent : le tracking nominatif nécessitera un consentement. Savoir que « Jean Dupont de l’entreprise X a ouvert mon email mardi à 14h37 » demandera son accord explicite. En revanche, les statistiques agrégées et anonymisées resteront probablement autorisées sans consentement. Savoir que « ma campagne a généré 18% d’ouvertures » ne pose pas le même problème de vie privée.

La méthode proposée par la CNIL pour recueillir le consentement est pragmatique : envoyer un premier email sans pixel de suivi, contenant un lien vers une page où le destinataire peut choisir explicitement d’accepter ou de refuser le tracking. L’absence de réponse sera considérée comme un refus. Ce premier email pourrait aussi intégrer ce choix dans un centre de préférences plus large.

Pour les entreprises qui font de l’email-marketing, le moment est venu d’anticiper. Commencez dès maintenant à habituer vos contacts à l’idée du choix. Intégrez des formulaires de préférences dans vos emails. Proposez explicitement à vos destinataires de choisir ce qu’ils reçoivent et comment vous suivez leurs interactions.

Développez des KPIs alternatifs au taux d’ouverture. Le taux de clics est beaucoup plus fiable et moins impacté par ces évolutions. Les conversions, le chiffre d’affaires généré, la valeur vie client sont des indicateurs business bien plus pertinents que le simple fait de savoir si un email a été ouvert.

Exploitez davantage les données déclaratives. Les centres de préférences, les enquêtes, les formulaires permettent de collecter des informations avec consentement explicite. C’est de la donnée de meilleure qualité que le tracking invisible, et elle sera toujours autorisée.

En prospection B2B, les statistiques globales par campagne resteront probablement votre outil principal. Vous pourrez toujours savoir qu’une campagne a généré 22% d’ouvertures et 6% de clics. Vous pourrez toujours identifier les cliqueurs pour les relancer. C’est le tracking individuel systématique qui risque de nécessiter un consentement.

La recommandation définitive de la CNIL n’est pas encore adoptée. Les débats sont en cours. Mais une chose est certaine : le tracking invisible et systématique dans les emails a vécu. L’année 2026 sera celle de la transparence et du consentement explicite. Autant s’y préparer dès maintenant.

La réputation de domaine supplante la réputation d’IP

Les nouvelles exigences de Google et Yahoo ont envoyé un message qui va bien au-delà de la simple authentification technique. Elles marquent un changement de paradigme dans la manière dont les fournisseurs de messagerie évaluent la fiabilité d’un expéditeur. La réputation d’IP, qui régnait en maître depuis vingt ans, cède progressivement sa place à la réputation de domaine.

Ce basculement n’est pas un caprice. Il répond à une réalité technique incontournable : les IPs partagées, notamment celles des services cloud, ont rendu la réputation IP de moins en moins fiable comme indicateur isolé. Votre délivrabilité dépend des comportements de milliers d’autres utilisateurs qui partagent la même IP. Un seul spammeur dans le lot, et c’est toute l’IP qui est pénalisée.

Le domaine, lui, est directement lié à l’identité de marque. Il est stable, vérifiable, traçable. Quand vous envoyez un email depuis contact@votreentreprise.com, le domaine « votreentreprise.com » devient votre signature. Les fournisseurs de messagerie peuvent construire une réputation durable autour de ce domaine, indépendamment des IPs utilisées pour l’envoi.

Cette évolution change profondément la stratégie de délivrabilité. Améliorer sa réputation de domaine améliore mécaniquement tous les autres indicateurs : taux de placement en boîte de réception, visibilité dans les onglets prioritaires, traitement par les filtres anti-spam. C’est l’effet de levier le plus puissant dans l’email-marketing moderne.

DMARC, l’un des trois piliers de l’authentification obligatoire, place justement le domaine au cœur du système. Cette politique permet aux propriétaires de domaines de définir comment les fournisseurs de messagerie doivent traiter les emails qui échouent les vérifications SPF ou DKIM. C’est une déclaration publique : « Voici comment authentifier les emails envoyés depuis mon domaine, et voici ce qu’il faut faire des emails qui ne respectent pas ces règles. »

La configuration technique devient donc stratégique. Votre enregistrement SPF doit lister les serveurs autorisés à envoyer depuis votre domaine. Votre signature DKIM doit être correctement configurée sur votre serveur d’envoi. Votre politique DMARC doit indiquer clairement vos intentions. Tout cela se passe au niveau du domaine, dans vos enregistrements DNS.

La cohérence entre domaine d’envoi et domaine de tracking prend une importance nouvelle. Si vous envoyez depuis contact@votreentreprise.com mais que tous vos liens pointent vers un domaine de tracking générique fourni par votre plateforme, vous créez une incohérence. Les fournisseurs de messagerie sont de plus en plus attentifs à ces détails. Un domaine de tracking personnalisé, cohérent avec votre domaine d’envoi, renforce votre crédibilité.

La multiplication des sous-domaines d’envoi est une autre pratique à éviter. Chaque sous-domaine construit sa propre réputation. Si vous envoyez tantôt depuis newsletter@votreentreprise.com, tantôt depuis marketing@votreentreprise.com, tantôt depuis info@votreentreprise.com, vous fragmentez votre réputation. Mieux vaut concentrer vos envois sur un nombre limité de domaines et construire méthodiquement leur réputation.

Une IP dédiée reste importante, contrairement à ce que certains ont pu comprendre de ces évolutions. Elle vous donne le contrôle total de votre réputation d’envoi. Mais elle ne suffit plus. L’IP et le domaine travaillent ensemble. L’IP apporte la stabilité technique, le domaine apporte l’identité de marque. Les deux sont complémentaires.

La construction d’une réputation de domaine prend du temps. Six à douze mois minimum pour établir une réputation solide. Il faut de la régularité dans les envois, de la qualité dans les pratiques, de la cohérence dans l’authentification. C’est un actif qui se construit progressivement, campagne après campagne.

Google Postmaster Tools devient votre meilleur allié dans cette démarche. Cet outil gratuit vous permet de suivre la réputation de votre domaine telle que Google la perçoit. Vous y voyez votre spam rate, votre réputation globale, vos problèmes d’authentification, votre réputation d’IP également. C’est le tableau de bord indispensable pour piloter votre délivrabilité en 2025.

Pour 2026, retenez ces trois principes. Votre domaine est votre signature, investissez dans sa réputation comme vous investiriez dans votre marque. Assurez la cohérence entre tous vos domaines d’envoi et de tracking. Et construisez cette réputation dans la durée, avec des pratiques irréprochables, mois après mois.

La réputation d’IP reste importante, mais elle n’est plus la star du spectacle. Elle est devenue le second rôle, pendant que le domaine prend le devant de la scène. Les entreprises qui l’ont compris en 2025 ont déjà plusieurs mois d’avance. Les autres devront rattraper leur retard en 2026.

L’éco-responsabilité s’invite dans l’email-marketing

Une tendance inattendue a émergé en 2025 dans le monde de l’email-marketing : la conscience écologique. L’emailing, longtemps perçu comme un canal quasi gratuit et sans impact environnemental, se retrouve sous le feu des projecteurs pour sa consommation énergétique. Chaque email envoyé, stocké, transmis et lu consomme de l’énergie. Multiplié par les milliards d’emails échangés quotidiennement, l’impact devient significatif.

Les entreprises les plus avancées ont commencé à intégrer cette dimension dans leur stratégie emailing. Pas par pur altruisme, mais parce que les pratiques éco-responsables rejoignent souvent les bonnes pratiques de délivrabilité et d’efficacité commerciale. Envoyer moins mais mieux, c’est à la fois écologique et rentable.

Les templates s’allègent. Fini les emails de 500 Ko avec dix images haute résolution. Les entreprises optimisent le poids de leurs messages pour réduire la bande passante nécessaire à leur transmission.

D’ailleurs, utiliser des emojis dans vos objets d’emails permet de capter l’attention sans alourdir vos messages.

Un email de 80 Ko au lieu de 300 Ko, c’est quatre fois moins de données à transmettre, quatre fois moins d’énergie consommée par le réseau. Et accessoirement, un chargement plus rapide sur mobile et moins de rejets par les serveurs de messagerie.

Les images sont compressées, redimensionnées à leur taille d’affichage réelle.

Attention également aux GIF animés qui posent des problèmes spécifiques avec Outlook et peuvent considérablement alourdir vos emails.

Pourquoi envoyer une image de 2000 pixels de large qui sera affichée à 600 pixels ? Les formats modernes comme WebP permettent des compressions bien supérieures au JPEG traditionnel. Les emails deviennent plus légers sans perdre en qualité visuelle.

Le nettoyage régulier des bases de contacts devient une pratique standard. Les adresses inactives depuis six mois, celles qui n’ont jamais ouvert un seul email, celles qui génèrent systématiquement des bounces, sont supprimées ou mises en quarantaine. Résultat : moins d’emails envoyés dans le vide, moins de serveurs sollicités inutilement, moins d’énergie gaspillée.

Cette pratique a un double avantage. Elle réduit l’impact environnemental, certes. Mais elle améliore surtout drastiquement la délivrabilité. Les fournisseurs de messagerie pénalisent les expéditeurs qui continuent d’envoyer à des contacts désengagés. Nettoyer sa base, c’est protéger sa réputation d’expéditeur.

Certaines entreprises vont plus loin et expérimentent des emails avec date d’expiration. Le message contient un mécanisme qui le supprime automatiquement après un certain délai. Une promotion valable une semaine n’a plus besoin d’être stockée pendant des années dans les serveurs de messagerie. Cette pratique reste marginale en 2025, mais elle illustre la réflexion en cours sur le stockage infini des données.

La segmentation devient un argument écologique. Envoyer 10 000 emails non ciblés dont 9 000 seront supprimés sans être lus, c’est du gaspillage. Envoyer 1 000 emails parfaitement ciblés avec un taux d’engagement élevé, c’est plus efficace commercialement et plus responsable écologiquement. Qualité contre quantité, encore et toujours.

L’argument marketing commence à porter. Quelques entreprises pionnières communiquent sur leurs pratiques d’email éco-responsable. « Nous optimisons nos emails pour réduire leur impact carbone. » « Nous nettoyons régulièrement nos listes pour ne contacter que les personnes réellement intéressées. » Cette communication trouve un écho auprès d’une partie du public, sensible aux enjeux environnementaux.

Pour 2026, quatre actions concrètes émergent. Optimisez le poids de vos templates, avec un objectif de moins de 100 Ko par email. Nettoyez vos bases tous les six mois en supprimant les inactifs chroniques. Segmentez vos envois pour réduire le volume global tout en améliorant la pertinence. Et si cela correspond à votre positionnement, communiquez sur votre démarche éco-responsable.

L’éco-responsabilité en email-marketing n’est pas un gadget de communication. C’est la convergence entre conscience environnementale et bonnes pratiques professionnelles. Les emails légers se chargent mieux, les bases propres délivrent mieux, la segmentation convertit mieux. L’écologie rejoint l’efficacité commerciale.

Cette tendance restera-t-elle marginale ou se généralisera-t-elle ? Difficile à prédire. Mais une chose est certaine : les entreprises qui réduisent leur volume d’envois pour se concentrer sur la qualité obtiennent de meilleurs résultats. Que ce soit par conviction écologique ou par pragmatisme commercial, le résultat est le même. Moins d’emails, mieux ciblés, plus performants.

Le retour aux fondamentaux : qualité et pertinence

Au milieu de tous ces changements techniques et réglementaires, une évidence s’impose en regardant les statistiques 2025 : l’email-marketing n’a pas souffert. Les chiffres publiés par la DMA France restent remarquablement stables. Taux d’ouverture moyen de 18,15%, taux de clics de 5,35%. Pratiquement identiques aux années précédentes.

Cette stabilité est d’autant plus remarquable que le nombre d’emails envoyés continue d’augmenter. 139,87 milliards d’emails routés en France en 2021, soit une hausse de plus de 12% par rapport à l’année précédente. Les internautes reçoivent en moyenne 7,44 emails par jour. La sollicitation augmente, mais les performances restent stables. Comment l’expliquer ?

La réponse tient en un mot : professionnalisation. Les nouvelles exigences techniques et réglementaires n’ont pas pénalisé les bonnes pratiques. Elles ont éliminé les mauvaises. Les entreprises qui faisaient déjà de l’emailing de qualité continuent d’obtenir les mêmes résultats, voire de meilleurs résultats grâce à la réduction de la concurrence spam.

Celles qui abusaient du mass-mailing non ciblé, qui achetaient des fichiers de mauvaise qualité, qui ne nettoyaient jamais leurs bases, qui ne configuraient pas correctement leur authentification, ont vu leurs performances s’effondrer. Leurs emails n’arrivent plus en boîte de réception. Leurs comptes sont suspendus. Leur réputation est détruite.

Le marché s’est assaini. Les entreprises performantes en 2025 sont celles qui ont compris une évidence : la qualité bat toujours la quantité. Envoyer 1000 emails parfaitement ciblés génère plus de résultats que 10 000 emails envoyés au hasard. Cette vérité était déjà vraie avant, mais les nouvelles contraintes l’ont rendue incontournable.

Le contenu à valeur ajoutée reste le meilleur levier de performance. Un livre blanc, une étude sectorielle, un guide pratique génèrent des taux d’engagement incomparablement supérieurs à un message commercial direct. Cette pratique n’a pas changé en 2025, elle s’est juste généralisée. Les entreprises qui persistent à envoyer « Découvrez notre offre, contactez-nous » obtiennent des résultats médiocres.

La segmentation fine n’a jamais été aussi importante. Elle fait partie des fondamentaux de la délivrabilité en emailing B2B qui garantissent l’arrivée en boîte de réception. Envoyer le même message à toute sa base était déjà inefficace il y a cinq ans. C’est devenu suicidaire en 2025. Les fournisseurs de messagerie analysent l’engagement par segment. Si vous envoyez systématiquement à des contacts qui n’ouvrent jamais, votre réputation se dégrade. La segmentation n’est plus un luxe, c’est une nécessité technique.

La personnalisation réelle fait la différence. Pas la simple insertion du prénom dans l’objet, qui ne trompe plus personne. La vraie personnalisation : adapter le contenu au secteur d’activité, à la problématique spécifique, à l’historique d’interaction. Les données enrichies des fichiers de qualité (comme ceux de DataProspects) permettent cette personnalisation à grande échelle.

Le suivi des clics et des conversions devient plus important que l’obsession du taux d’ouverture. Avec Apple Mail Privacy Protection qui fausse les statistiques d’ouverture depuis 2021, et la future recommandation CNIL qui pourrait compliquer le tracking, les taux d’ouverture deviennent une métrique de moins en moins fiable. Les clics, eux, restent traçables et pertinents. Les conversions encore plus.

Les entreprises performantes changent de logique. Elles ne mesurent plus le succès d’une campagne au nombre d’ouvertures, mais au chiffre d’affaires généré, au nombre de leads qualifiés créés, au taux de transformation final. Ces indicateurs business sont infiniment plus pertinents que les métriques vanité.

L’exploitation des données comportementales se systématise. Identifier les cliqueurs, les téléchargeurs, les ouvreurs multiples, et organiser leur remontée vers les équipes commerciales. Cette pratique existait avant 2025, mais elle se généralise. Les entreprises qui laissent leurs prospects chauds dans la plateforme sans les exploiter perdent un avantage compétitif considérable.

Le scoring comportemental permet d’affiner le ciblage en continu. Un contact qui ouvre régulièrement mais ne clique jamais n’a pas le même potentiel qu’un contact qui clique systématiquement. Un contact qui télécharge un livre blanc puis visite votre site est beaucoup plus chaud qu’un simple ouvreur. Ces nuances permettent de prioriser les efforts commerciaux.

Les nouvelles contraintes techniques et réglementaires ont forcé un retour aux fondamentaux. Qualité du fichier, pertinence du contenu, finesse de la segmentation, exploitation des données comportementales. Ces pratiques ne sont pas nouvelles, elles sont juste devenues obligatoires pour survivre.

Pour 2026, quatre priorités se dégagent. Privilégiez les KPIs de conversion aux métriques vanité. Investissez dans la production de contenus à forte valeur ajoutée. Mettez en place un scoring comportemental pour cibler de plus en plus finement. Organisez l’exploitation systématique des cliqueurs plutôt que d’attendre passivement les conversions.

La leçon de 2025 est claire : l’email-marketing ne récompense plus l’improvisation. Il récompense la méthode, la qualité, la pertinence. Les entreprises qui l’ont compris continuent d’obtenir d’excellents résultats. Les autres disparaissent progressivement des boîtes de réception, éliminées par les filtres anti-spam et les nouvelles exigences techniques.

L’emailing n’est pas mort. Il s’est juste débarrassé de ceux qui le pratiquaient mal.

Questions fréquentes sur les changements 2025 en email-marketing

QUELLES SONT LES NOUVELLES EXIGENCES OBLIGATOIRES DE GOOGLE ET YAHOO EN 2025 ?

SPF, DKIM et DMARC doivent être configurés pour tous les expéditeurs de plus de 5000 emails par jour. Le one-click unsubscribe est obligatoire depuis juin 2024. Le taux de plainte doit rester sous 0,3%. Microsoft a rejoint ces exigences en avril 2025 pour Outlook, Hotmail et Live.

QUE PRÉVOIT LE PROJET DE RECOMMANDATION CNIL SUR LES PIXELS DE SUIVI ?

La CNIL propose d’appliquer aux pixels de suivi les mêmes règles qu’aux cookies : consentement explicite obligatoire pour tracker nominativement qui ouvre vos emails. Les statistiques agrégées et anonymisées resteraient probablement autorisées sans consentement. La recommandation définitive est attendue fin 2025 ou début 2026.

LA RÉPUTATION DE DOMAINE REMPLACE-T-ELLE LA RÉPUTATION D’IP ?

La réputation de domaine devient plus importante que celle de l’IP, mais les deux restent complémentaires. Le domaine est lié à l’identité de marque et permet aux fournisseurs de messagerie d’évaluer la fiabilité sur le long terme. Une IP dédiée reste recommandée pour garder le contrôle de sa réputation d’envoi.

COMMENT SE PRÉPARER AUX CHANGEMENTS DE 2026 ?

Vérifiez votre configuration DMARC avec Google Postmaster Tools. Développez des KPIs alternatifs au taux d’ouverture (clics, conversions, CA généré). Mettez en place des centres de préférences pour recueillir le consentement au tracking. Nettoyez régulièrement vos bases de contacts inactifs.

LES PERFORMANCES DE L’EMAIL-MARKETING BAISSENT-ELLES EN 2025 ?

Non. Les chiffres DMA France 2021 montrent une stabilité : 18,15% de taux d’ouverture moyen et 5,35% de clics. Le volume d’envois augmente même de 12% par an. Les nouvelles contraintes pénalisent uniquement les mauvaises pratiques, pas l’email-marketing de qualité.

QU’EST-CE QU’UN PIXEL DE SUIVI DANS UN EMAIL ?

Un pixel de suivi est une image invisible de 1×1 pixel intégrée dans un email. Son chargement depuis un serveur distant permet de savoir si l’email a été ouvert, à quelle heure, sur quel appareil et depuis quelle localisation. C’est la base technique du taux d’ouverture.

L’ÉCO-RESPONSABILITÉ A-T-ELLE UN IMPACT RÉEL SUR L’EMAILING ?

Oui. Optimiser le poids des emails (objectif moins de 100 Ko) améliore la délivrabilité et réduit la consommation énergétique. Nettoyer les bases d’inactifs protège la réputation d’expéditeur. La segmentation fine réduit le volume global tout en améliorant les résultats. Écologie et efficacité convergent.

Faut-il abandonner le taux d’ouverture comme métrique ?

Pas totalement, mais il faut le relativiser. Apple Mail Privacy Protection fausse les statistiques depuis 2021. Le futur cadre CNIL pourrait compliquer le tracking nominatif. Privilégiez les clics, les conversions et le chiffre d’affaires généré : ce sont des indicateurs business plus fiables et durables.

Pour conclure

L’année 2025 restera comme une année charnière pour l’email-marketing. Authentication obligatoire avec Google, Yahoo et Microsoft. Projet de recommandation CNIL sur les pixels de suivi. Basculement de la réputation d’IP vers la réputation de domaine. Émergence de la conscience écologique. Autant de changements qui ont redessiné le paysage de l’emailing en quelques mois.

Pourtant, malgré ces bouleversements, l’email-marketing reste debout. Les statistiques le prouvent : les taux d’ouverture et de clics sont stables, le volume d’envois continue d’augmenter, les entreprises investissent toujours massivement dans ce canal. Le catastrophisme ambiant était infondé. L’email ne meurt pas, il se professionnalise.

Pour aborder 2026 dans les meilleures conditions, quatre priorités s’imposent. La conformité technique n’est plus optionnelle. SPF, DKIM, DMARC correctement configurés, IP dédiée si vous envoyez plus de quelques milliers d’emails par mois, surveillance de votre taux de plainte. Ces éléments techniques conditionnent votre capacité à atteindre les boîtes de réception.

La recommandation CNIL sur les pixels de suivi arrivera dans les prochains mois. Anticipez-la dès maintenant. Développez des KPIs alternatifs au taux d’ouverture : clics, conversions, chiffre d’affaires généré. Exploitez davantage les données déclaratives via des centres de préférences. Habituez vos contacts à choisir comment vous les suivez. Le tracking invisible a vécu, la transparence devient la norme.

La réputation de domaine se construit sur le long terme. Six à douze mois minimum pour établir une réputation solide. Investissez dans cette construction comme vous investiriez dans votre marque. Assurez la cohérence entre vos domaines d’envoi et de tracking. Surveillez votre réputation via Google Postmaster Tools. Votre domaine est votre signature, traitez-le comme tel.

Le retour aux fondamentaux n’est pas un slogan, c’est une nécessité. Qualité du fichier, pertinence du contenu, finesse de la segmentation, exploitation des données comportementales. Ces pratiques étaient déjà recommandées avant 2025. Elles sont devenues obligatoires pour obtenir des résultats. Les nouvelles contraintes n’ont fait qu’éliminer ceux qui ne les appliquaient pas.

L’écosystème Ediware, avec DataProspects pour les fichiers nettoyés et enrichis, CleanMyList pour la validation, et la plateforme Ediware pour le routage avec IP dédiée et support technique, est parfaitement aligné avec ces évolutions. Les clients qui utilisent cet écosystème intégré n’ont pas eu à subir les bouleversements de 2025. Tout était déjà en place : authentication configurée, réputation de domaine construite, fichiers de qualité, support technique proactif.

L’année 2026 ne sera pas plus simple que 2025. La recommandation CNIL sur les pixels sera adoptée et devra être appliquée. Les fournisseurs de messagerie continueront de durcir leurs exigences. La pression réglementaire ne diminuera pas, elle augmentera. Mais ces évolutions ne pénalisent que les mauvaises pratiques.

Les entreprises qui font de l’email-marketing de qualité continueront d’obtenir d’excellents résultats. Celles qui investissent dans des fichiers propres, qui produisent du contenu à valeur ajoutée, qui segmentent finement, qui exploitent intelligemment les données comportementales, n’ont aucune inquiétude à avoir. Leur canal fonctionne, leurs campagnes performent, leurs leads se transforment.

L’email-marketing ne meurt pas. Il élimine progressivement ceux qui le pratiquent mal. 2025 a accéléré cette sélection naturelle. 2026 la poursuivra. Les entreprises qui ont compris cette évolution ont déjà plusieurs longueurs d’avance. Les autres ont encore quelques mois pour rattraper leur retard.

Le message est simple : professionnalisez votre approche ou disparaissez des boîtes de réception. Il n’y a plus de troisième voie.