L’emailing n’est pas mort

Depuis 2007 nous voyons des articles de presse et des blogueurs qui posent l’email aux réseaux sociaux (Facebook en tête) et qui annoncent que l’email est dépassé. Mais il a un énorme avantage : il ne dépend d’aucune organisation comme les réseaux sociaux et il est universel.

L’email est loin d’être obsolète pour une utilisation en B-to-B, malgré son ancienneté. Les salariés des entreprises utilisent l’email depuis les années 90 et son utilisation a été généralisée au début des années 2000.
Si les usages des particuliers changent régulièrement; les messageries instantanées comme Snapchat ont pris des parts de marché, notamment chez les plus jeunes; les modes de communication sont relativement stables pour les professionnels. Correspondre par email avec ses collègues, ses clients ou ses fournisseur est tout à fait naturel en entreprise.

C’est un outil de communication efficace qui a l’avantage d’être beaucoup moins intrusif que le téléphone et plus formel que la messagerie instantanée. Avec un email, il reste une trace écrite d’une communication alors que ce n’est pas le cas avec Slack ou un coup de fil. Avec l’essor du télétravail sur à la crise sanitaire des années 2020, le nombre d’email échangé a explosé.

Il est donc certain que l’email restera le mode de communication principal en entreprise pour encore plusieurs décennies. Les statistiques donnent 3,9 milliard d’utilisateurs d’email dans le monde, contre 40 millions d’utilisateurs de Facebook. Prospecter par email permet donc de contacter potentiellement la quasi-totalité des professionnels (et la totalité de ceux qui ont un travail de bureau).

Le point négatif, c’est que les professionnels sont très sollicités par email. Comme c’est un canal de prospection bon marché, il est largement utilisé et un email de communication peut être facilement noyé dans la masse. Sans compter les problèmes de délivrabilité (le fait qu’un email arrive en boite de réception), qui dégradent également les performances. Il n’est pas pare d’entendre des marqueteurs se plaindre que les retours suite à une campagne emailing baissent chaque année.

Il est vrai que les gens sont très sollicités. Il y a une déperdition plus grande qu’il y a 10 ans, aussi bien sur le taux de mails aboutis, que sur les ouvertures et les clics. Et les nouvelles contraintes réglementaires, toujours plus nombreuses, augmentent également  la complexité de la réalisation des campagnes email-marketing.

Mais il y a toujours des gens intéressés.

Et chez Ediware, chiffres à l’appui, nous sommes persuadés que le canal de prospection B2B par email reste et restera pour longtemps le canal d’outbound marketing (marketing sortant) le plus rentable.

Les professionnels vont continuer à utiliser l’email comme moyen de communication privilégié. Les réseaux sociaux vont continuer à se développer, mais pas forcément au détriment de l’email-marketing. Plutôt en complément.

Il faut simplement faire plus d’efforts qu’avant et optimiser tous les aspects de sa stratégie email-marketing pour sortir du lot malgré le nombre de mails reçus par les internautes en constante augmentation.

La DMA (Data Marketing Association, anciennement Syndicat National de la Communication Directe) a publié les chiffres des 15 routeurs principaux sur la France en 2021. Ces 15 sociétés prestataires de routage emailing ont communiqué leurs chiffres tant en prospection qu’en fidélisation. Ediware a participé à cette étude comme tous les ans.

  • 139,87 milliards d’email ont été envoyés, soit une augmentation de 12,01% par rapport à l’année précédente.
  • Les internautes reçoivent une moyenne de 7,44 emails par jour
  • Le taux moyen d’ouverture sur ces 139,87 milliards d’emails est de 18,15%
  • Le taux moyen de clics sur ce même volume est de 5,35%
  • Le routage emailing est un canal dont le retour sur investissement est le plus élevé parmi toutes les actions marketing. L’email est considéré, par les marketers, comme le principal canal stratégique (91%) avant les médias sociaux (83%).

La publication de la DMA France sur les chiffres e-routeurs 2021 est ici.

Si l’on compare l’évolution du taux d’ouverture sur les dernières années :

Année   
Volume d’emails pour l’étude
(en milliards)
Taux d’ouverture moyen
Taux de clic moyen
2016
131
18,65%
6,41%
2017
133,79
17,20%
5,24%
2018
131,3
18,15%
5,51%
2019
128,25
17,40%
5,63%
2020
143,65
18,01%
5,30%
2021
139,87
18,15%
5,35%

(chiffres de l’étude e-routeurs publiée chaque année par la DMA France)

On constate que les performances des campagnes emailing sont restées stables sur les dernières années. La sur-sollicitation des internautes et les contraintes réglementaires n’ont pas fait baisser les performances des campagnes email-marketing.

L’enquête « Marketer email tracker » de la DMA UK arrive aux mêmes conclusions :

« L’email-marketing reste le canal principal pour la majorité des responsables marketing (75%), bien que les réseaux sociaux (55%) et la publicité en ligne (35%) sont efficace pour appuyer les campagnes d’acquisition ».

Cette même étude indique que malgré l’adoption du RGPD, le retour sur investissement des campagnes email-marketing reste globalement stable chaque année. Et ce malgré l’augmentation du nombre de mails reçu par chaque internaute. Cela s’explique par la généralisation des bonnes pratiques dans les entreprises pour se conformer aux contraintes règlementaires. Ces bonnes pratiques viennent compenser la baisse du rendement induit par la sollicitation croissante des destinataires.

Nos engagements

Signal Spam
SNCD
SNCD développement durable
Privacy Protection Pact