En résumé
L’emailing désigne l’envoi groupé d’emails à une liste de destinataires dans un cadre commercial ou marketing. Canal le plus rentable du marketing digital avec un ROI moyen de 36€ pour 1€ investi, il reste incontournable en B2B comme en B2C. Sa réussite repose sur une base qualifiée, un contenu pertinent, une bonne délivrabilité et le respect du RGPD.
Introduction
Chaque jour, des milliards de mails professionnels sont échangés à travers le monde. Mails de confirmation de commande, newsletters, offres promotionnelles, relances commerciales. L’email est présent dans la boîte de réception de tous les salariés depuis plus de 20 ans. Et malgré les annonces de sa mort périodique, il n’est pas prêt de disparaître, bien au contraire.
Chaque jour, des milliards de mails professionnels sont échangés à travers le monde. Mails de confirmation de commande, newsletters, offres promotionnelles, relances commerciales. L’email est présent dans la boîte de réception de tous les salariés depuis plus de 20 ans. Et malgré les annonces de sa mort périodique, il n’est pas prêt de disparaître, bien au contraire.
L’email reste le canal de communication marketing qui génère le plus de retours pour le moins de frais. La preuve en est chaque année par le biais des études de cas : pour 1€ dépensé, une campagne d’emailing bien ficelée rapporte en moyenne 36€ (source Statista). Aucun autre levier marketing ne parvient à se hisser à ce niveau de performance.
Mais que recouvre réellement la notion d’emailing? Quelles sont les différentes typologies de campagnes d’emails courants? Quelles sont les bonnes pratiques à adopter et les résultats que l’on peut en attendre? Autant de questions auxquelles nous allons tenter de répondre. Nous verrons dans un premier temps ce qui différencie l’email marketing des autres formes de communication digitale, les bonnes pratiques à suivre pour espérer réussir ses campagnes d’emailing, ainsi que les principaux KPIs que tout marketer se doit de suivre afin de mesurer la performance de ses campagnes.
L’email reste le canal de communication marketing qui génère le plus de retours pour le moins de frais. La preuve en est chaque année par le biais des études de cas : pour 1€ dépensé, une campagne d’emailing bien ficelée rapporte en moyenne 36€. Aucun autre levier marketing ne parvient à se hisser à ce niveau de performance.
Mais que recouvre réellement la notion d’emailing? Quelles sont les différentes typologies de campagnes d’emails courants? Quelles sont les bonnes pratiques à adopter et les résultats que l’on peut en attendre? Autant de questions auxquelles nous allons tenter de répondre. Nous verrons dans un premier temps ce qui différencie l’email marketing des autres formes de communication digitale, les bonnes pratiques à suivre pour espérer réussir ses campagnes d’emailing, ainsi que les principaux KPIs que tout marketer se doit de suivre afin de mesurer la performance de ses campagnes.
Définition de l’emailing
L’emailing consiste à adresser un même email à un ensemble de destinataires. On parle également d’email marketing ou de campagne email. Le concept est simple : au lieu d’écrire un mail à une seule personne, on adresse un même message à plusieurs centaines, milliers ou même millions de contacts en seulement quelques clics.
Au premier abord, cela pourrait paraître évident. Pourtant, il ne faut pas confondre l’emailing et l’email individuel que vous envoyez à un collègue ou à un client. Le mail individuel est un message que l’on peut qualifier de conversationnel ou one-to-one. L’emailing est un mail de masse qui passe par une plateforme dédiée qui va orchestrer l’envoi, faire un suivi des statistiques et s’assurer que tout est fait en accord avec la loi.
Et puis, si vous vous dites » Tiens, et si j’essayais d’envoyer une campagne mails via Outlook ou Gmail? » et que vous mettez en copie cachée 50, 100, 300 personnes, c’est tout simplement une idée à ne pas faire. Les services mails n’aiment pas ce genre de pratiques et vous sanctionneront très vites. Sans compter que cela ne vous permettra pas de savoir si vos destinataires ont ouvert votre message, s’ils ont cliqué sur un des liens contenus dans le mail, etc.
Pourquoi utiliser une plate forme « emailing »? Parce que cela va vous permettre de disposer d’outils complémentaires pour construire votre base de contact mais aussi de vous permettre de rédiger vos messages en HTML, de personnaliser votre contenu selon la cible, de programmer vos campagne, mais surtout, de suivre vos statistiques. Taux d’ouverture, de clic, de désabonnement… Autant de chiffres qui vous permettront de progresser au fil du temps
Aujourd’hui, l’emailing est utilisé principalement dans deux contextes. En B2C, les marques l’utilisent pour envoyer des mails à leurs clients : offres promotionnelles, newsletter, programme de fidélité… En B2B, l’emailing est devenu l’une des techniques de prospection & de nurturing les plus efficace. En effet, les professionnels consultent leur boite mail plusieurs fois par jour. Autant dire qu’un mail bien ciblé, avec un contenu à forte valeur perçue, a beaucoup de chance d’être lu.
Les différents types d’emailing
On distingue différents types d’emails marketing. En effet, selon la finalité, le format, le contenu et la fréquence d’envoi peuvent être très différents. Voici les différentes grandes familles que vous serez amené à côtoyer.
La newsletter
La newsletter est sans doute la forme d’emailing la plus connue. Son but : entretenir une relation avec une audience, informer, la fidéliser. Ainsi, une société publiant régulièrement du contenu sur son blog pourra envoyer une newsletter mensuelle pour relayer les articles qu’elle a écrit au cours du mois. Un e-commerçant pourra utiliser ce canal pour mettre en avant ses nouveautés ou des utilisations de ses produits.
La newsletter se caractérise avant tout par sa régularité. Elle peut être hebdomadaire, bimensuelle ou mensuelle et créer ainsi un rendez-vous avec son lecteur. A ce jour, le contenu contient rarement de l’information commerciale. Il s’agit bien souvent d’informer et/ou de former en apportant de la valeur, et de se positionner comme expert d’une thématique donnée. Il ne s’agit de faire de la vente dans l’immédiat, mais plutôt de participer à la création d’un besoin/faisant murir la réflexion de l’acheteur potentiel.
En BtoB, la newsletter est un excellent vecteur de diffusion de contenus comme les études de cas, les retours d’expérience ou les actualités du secteur. Les professionnels ont tendance à apprécier tout contenu leur permettant de se former et/ou de progresser dans leur domaine d’activité.
L’email de prospection
Cet email est un email à objectif 100% commercial. Le but premier de l’email de prospection est de générer des demandes entrantes, donc du chiffre d’affaires. Il s’agit de contacter des prospects qui ne nous connaissent pas encore ou très peu, afin de leur présenter une offre qui pourrait les intéresser.
En BtoB, ce type de mail est soumis à des règles strictes par le RGPD, mais reste autorisé sous conditions. Il est tout à fait possible de contacter des personnes pour qui l’offre que vous proposez présente un intérêt, et ce, sans leur avoir demandé leur accord préalablement. Par exemple, un éditeur de logiciel de comptabilité peut prospecter des experts-comptables. Par contre, il ne ferait pas de mal à ces professionnels de la finance en leur proposant un programme de coaching sportif.
Ce type de mail fonctionne en BtoB. C’est le constat que nous faisons tous les jours chez Ediware avec nos clients. Mais il ne s’improvise pas. Il demande du travail en amont : un ciblage précis, un message adapté à sa cible, un argument de vente clair. Envoyer un mail générique à une liste de contacts achetée au hasard, c’est l’assurance de se faire haïr des destinataires et d’avoir une réputation d’expéditeur totalement ruiné.
L’email promotionnel
L’email promotionnel a pour objectif de déclencher directement une vente. Ventes privées, soldes, offres promotionnelles du type « 10% de réduction sur votre 1ère commande », opérations de Noël, Black Friday, Fête des Mères… Vous y verrez tout un tas d’offres vendu par un copywriting percutant en « 2 clics 3€ Livraison Offerte » » + bouton call-to-action pour acheter ici! pour profiter de l’offre! » … etc.
Si l’on a tendance à penser que cette forme d’email marketing est efficace, il appartient d’opérer avec la plus grande parcimonie. Si vous bombarder quotidiennement vos contacts avec des campagnes promotionnelles, ils finiront bien évidemment par vous détester. Leur taux d’ouverture s’effondrera et taux de désinscription à vos listes de diffusion s’envolera. Mieux vaut réserver ces campagnes à des moments dédiés de l’année (fête des mères, noir vendredi, Noël, lancement de produit, fin de stock,..) / Saison et juxtaposées avec un peu de contenu à valeur ajouté!
Le timing est également un paramètre à ne pas négliger. Une campagne promotionnelle lancée au bon moment, auprès d’un contact ayant montré un intérêt pour votre offre récemment, donnera des résultats largement plus efficaces qu’une campagne envoyée à la va-vite, à une base non segmentée.
L’email transactionnel
L’email transactionnel a une place à part. Il n’est pas vraiment dans la case « marketing » au sens strict, mais il est indissociable de la relation client. Il s’agit de tous les emails qui sont envoyés automatiquement suite à une action de l’internaute : validation de commande, avis de livraison, réinitialisation du mot de passe, facture.
Dans la plupart des cas, ces emails ont des taux d’ouverture exceptionnels, souvent supérieurs à 80%. Normal : le destinataire les attend. Pourtant, c’est une cible que l’on a souvent tendance à oublier. Une confirmation de commande peut contenir en footer des recommandations de produit. Un avis de livraison peut terminer sur un « Suivez-nous sur les réseaux sociaux ».
Parfois, il est difficile de poser la frontière entre l’email transactionnel et l’email marketing. Le tout est que l’aspect promotionnel ne soit pas majoritaire sur l’information attendue par le destinataire.
L’email de relance
Le dernier type d’emails concerne la réactivation. Avec le temps, une partie de votre base de contacts s’inactive. Des personnes qui, à une époque, ouvraient vos emails et y réagissaient, d’autres qui n’ont jamais terminé leur parcours d’achat après avoir rempli leur panier.
L’email de relance va tenter de rallumer la flamme auprès de ces contacts. Pour les inactifs, on pourra envoyer un mail du type « Vous nous manquez » avec un code promo pour les motiver à revenir. Pour les abandons de panier, une relance quelques heures après l’abandon, pourquoi pas avec un code promo, suffira parfois à déclencher la commande.
Ces emails automatisés, envoyés suite aux actions du contact, font partie des scénarios de marketing automation les plus rentables. Ils s’adressent à des personnes qui ont déjà manifesté une forme d’intérêt. La moitié du travail est déjà faite.
Pourquoi les entreprises ont tout intérêt à se tourner vers l’emailing?
Malgré le nombre croissant de canaux de communication, l’emailing reste un levier plébiscité par les marketeurs pour de multiples raisons. Zoom sur celles-ci.
Une rentabilité parmi les plus belles du marché
En chiffres, cela donne quoi? Selon les études de la Data and Marketing Association (DMA), le marketing par email doit être l’un des plus performants avec 38€ de chiffre d’affaires généré par euro investi. Le tout à un coût de diffusion extrêmement faible.
Envoyer un email ne coûte que quelques cents voire moins à l’heure. Le tout est bien ciblé puisque les destinataires ont donné leur consentement pour recevoir vos emails ou correspondent parfaitement à votre cible. Le marketing par email est également extrêmement personnalisable, ce qui booste les taux de conversion.
En B2B, le ressenti est le même. Selon les études e-routeurs publiées chaque année par la DMA France, le canal email reste considéré comme le plus stratégique par 91% des marketeurs, devant les réseaux sociaux à 83%.
Un canal 100% sous contrôle, et 100% mesurable
C’est peut-être le plus grand oublié des avantages du marketing par email. Si vous travaillez votre audience sur Facebook, Instagram ou LinkedIn, vous n’en êtes jamais le propriétaire. Ces plateformes peuvent changer leurs algorithmes du jour au lendemain, réduire la portée organique de vos publications, voire fermer votre compte. Vous êtes à la merci de leurs décisions.
Avec l’email, c’est différent. Votre liste de contacts vous appartient, elle fait partie du patrimoine de l’entreprise, comme votre base clients dans votre CRM. Personne ne peut vous l’enlever et personne ne décidera à votre place qui verra vos emails.
L’autre avantage, c’est la mesurabilité. Chaque campagne permet de récolter tout un tas de statistiques : Combien d’emailings ont été ouverts? Combien de destinataires ont cliqué? Sur quels liens? Combien de désinscriptions? etc. Autant d’informations qui permettent de mesurer ce qui fonctionne (ou pas) et de chercher à améliorer ses résultats. Essayez d’obtenir le même niveau de détail pour une campagne d’affichage ou un spot radio.
Des tarifs ultra accessibles
Comparé aux autres canaux d’acquisition, le marketing par email reste très abordable. Pas besoin de plusieurs milliers d’euros pour se faire la main. Une petite société peut démarrer des campagnes avec quelques centaines d’euros par an, plateforme comprise.
Le modèle économique des outils de marketing par email oscille entre une facturation d’un abonnement mensuel qui dépend de la taille de la base et un système de crédits sans engagement comme chez Ediware. Vous payez ce que vous consommez, sans abonnement qui court même quand vous n’envoyez rien.
Une des raisons pour lesquelles l’emailing est souvent le premier levier digital des TPE et PME? Le ticket d’entrée est très bas, les résultats visibles très vite. On peut démarrer petit et s’étoffer au fur et à mesure.
Comment réussir une campagne emailing?
Disposer d’une plateforme emailing ne suffit pas. Encore faut-il savoir s’en servir. Voici les bases qu’il faut maitriser pour obtenir des résultats.
Constituer une base de contacts qualifiée
Tout commence par la base de données. Pas de destinataires, pas de campagne. Mais attention : la quantité ne fait pas tout. Mieux vaut 1 000 contacts bien ciblés que 50 000 adresses piochées à l’arrache.
En B2C, c’est simple : il faut que la personne donne son consentement explicite avant que vous lui envoyiez des emails commerciaux. On appelle ça l’opt-in. Un formulaire d’inscription sur votre site, une case à cocher au moment d’un achat… Le contact doit avoir fait une démarche volontaire.
En B2B, c’est un peu différent. Le RGPD autorise la prospection par email auprès de professionnels sans consentement préalable à condition que le message soit en rapport avec leur activité. On parle d’intérêt légitime. Un fournisseur de matériel médical peut cibler des médecins. Un éditeur de logiciel de gestion peut démarcher des DAF.
Mais dans tous les cas, évitez d’acheter des bases d’emails auprès de prestataires peu recommandables. Ces fichiers contiennent souvent des adresses en partie obsolètes, des adresses pièges à spams, voire des contacts qui n’ont jamais existé. Résultat des courses : votre réputation d’expéditeur prend un coup et vos emails finissent en spam, y compris ceux que vous envoyez à vos vrais clients.
En B2B, des bases comme celle de DataProspects permettent d’accéder à des contacts qualifiés, qu’on met à jour régulièrement, et qui sont conformes au RGPD. C’est un budget… mais c’est la garantie de travailler sur des données fiables.
Travailler l’objet et le preheader
L’objet, c’est la première chose que voit le destinataire d’un email. En quelques fractions de secondes il décide si oui ou non il le lit. Tout se joue à ce moment.
L’objet a intérêt à être court. Visez 50 caractères maximum pour qu’on puisse le lire en entier sur un mobile. Il doit donner envie d’en savoir plus… sans tout dire. Evitez les formulations trop commerciales, les MàJUSCULES,TROP DE!!!!, points d’exclamation, etc. Tous ces signaux qui font tourner les filtres anti-spam et exaspèrent les destinataires.
Le preheader c’est le texte qui apparaît juste à côté de l’objet dans la liste des emails. Sur mobile, c’est souvent là qu’on le voit avant même d’ouvrir l’email. Beaucoup de marketeurs le négligent alors qu’il constitue une 2e chance d’accrocher le destinataire. Servez-vous en pour compléter l’objet… mais pas pour répéter la même chose.
Testez plusieurs versions. Les plateformes emailing permettent de faire de l’A/B testing. Le principe : on envoie 2 versions d’objet à un échantillon de la base… puis on choisit d’envoyer à tout le monde la n°1 ou la n°2 selon lequel a obtenu le meilleur taux d’ouverture.
Faire un contenu pertinent et responsive
Une fois l’email ouvert, il faut retenir. Le contenu devra répondre à une attente du lecteur. Quelque chose qui l’intéresse, l’informe utilement, le fait avancer, etc.
Sur le fond, c’est autant le fond que la forme qui comptent. Sur mobile, les emails trop longs… qui découragent la lecture. Allez à l’essentiel. Une accroche claire, un call-to-action visible. Vous avez beaucoup de choses à raconter? Faites plusieurs mailings, mais ne diluez pas.
Le design doit être responsive, c’est-à-dire qu’il doit pouvoir s’adapter automatiquement à la taille de l’écran. Plus de la moitié des emails sont aujourd’hui lus sur des smartphones. Si votre message ne s’affiche pas bien sur un mobile, il finit bien souvent à la poubelle. Des logiciels emailing comme celui d’Ediware vous offrent déjà des templates responsive, donc inutile de passer des heures à chercher la mise en page parfaite.
Pensez aussi à l’équilibre entre le texte et les images. Un email qui ne serait constitué que d’images impliquerait plusieurs problèmes. Certain clients mail n’affichent pas les images par défaut. Les filtres anti-spam ne font pas confiance aux emails qui n’ont aucun texte. Et en plus, si les images ne se chargent pas, le message est tout simplement illisible.
Respecter la loi (RGPD)
Le RGPD encadre très strictement la façon de recueillir et d’utiliser les données personnelles, et cela inclut les adresses email. Et si vous ne respectez pas les règles, cela peut coûter très cher. C’est donc mieux d’en être informé.
En B2C, il faut absolument le consentement de la personne avant de lui envoyer des emails commerciaux. Et ce consentement doit être plus qu’une simple case cochée rapidement. Il doit être libre, spécifique, éclairé et sans ambiguïté. Et vous devez être en mesure de prouver que le contact vous a donné l’autorisation de le solliciter.
En B2B, on peut envoyer des emails de prospection sans consentement préalable si on s’appuie sur notre intérêt légitime… mais dans certaines limites bien tracées. L’offre doit correspondre à l’activité pros de la personne à qui vous vous adressez. Dans chaque email, il doit toujours y avoir un lien qui permet de se désinscrire. Et les données ne doivent pas être conservées indéfiniment.
En tout cas, chaque email doit permettre au destinataire de se désinscrire facilement et simplement. Un clic, sans avoir à se justifier. Les plateformes d’envoi gèrent automatiquement les désinscriptions et font le ménage dans la liste de contacts.
Travailler la délivrabilité
La délivrabilité, c’est la capacité à ce que vos emails parviennent effectivement dans la boîte de réception des destinataires. Parce qu’entre le moment où vous cliquez sur » envoyer » et le moment où on peut lire votre message, beaucoup de choses peuvent mal tourner. Filtres anti-spam, blocages par des fournisseurs de messagerie, adresses invalides…
Premier point : l’authentification technique. Les protocoles SPF, DKIM et DMARC permettent aux serveurs de messagerie de vérifier que vous êtes bien celui que vous prétendez être et que vous avez le droit d’envoyer ces emails. Si vous ne l’avez pas configurée, beaucoup vous traiteront comme des spams. Les plateformes sérieuses la font automatiquement.
Second point : la réputation d’envoyeur. Les fournisseurs d’accès à Internet comme Orange, les services de messagerie comme Gmail ou Yahoo, attribuent une note à chaque expéditeur en fonction de son historique. Trop de plaintes, trop d’emails envoyés vers des adresses qui n existent pas et cette note chute. Vos emails finissent en boîte spam.
Troisième point : la qualité de votre base. Des adresses qui n’existent plus, des adresses pièges à spam, des contacts qui n’ont plus ouvert un de vos mails depuis des années ne sont jamais bons pour vos statistiques d’envoi et encore moins pour votre réputation. Il faut donc nettoyer sa base régulièrement. Des outils comme CleanMyList.email peuvent s’avérer utiles. Ils permettent de vérifier avant envoi si les adresses sont valides mais aussi de repérer les contacts à risque.
Les indicateurs essentiels à suivre
Parmi les nombreux avantages de l’email marketing, figure la formidable capacité à tout mesurer.
Chaque campagne génère une multitude de données qui permettent d’en analyser les résultats et d’évaluer des axes d’amélioration. Encore faut-il savoir ce que l’on doit regarder!
Taux d’ouverture
Le taux d’ouverture indique le pourcentage de destinataires qui ont ouvert votre e-mail. Ainsi, si vous envoyez 1000 e-mailings et que 200 destinataires ouvrent les e-mails reçus, votre taux d’ouverture est de 20%.Il s’agit de la métrique la plus suivie et souvent, la première que l’on va regarder.
Ce taux reflète en grande partie la qualité de votre objet ainsi que la confiance/curiosité pour votre marque. Un expéditeur connu chez le destinataire et un objet percutant ou intriguant génèrent des ouvertures. Un expéditeur inconnu associé à un objet quelconque passe en général inaperçu.
Les moyennes varient suivant les secteurs. En B2B, un taux d’ouverture compris entre 15 et 25 % correspond à une performance acceptable. Les newsletters apportant beaucoup de valeur peuvent dépasser les 30 %. Les e-mailings de prospection à froid tournent plutôt autour de 10-15 %.Par ailleurs, un point important : depuis 2021, les ouvrants sur des clients mails Apple et autres solutions préservant la vie privée impactent les mesures d’ouverture. Il se peut donc que vous constatiez des ouverturestout au long de la journée alors même que vous n’avez pas forcément envoyé de campagne du jours. Le taux d’ouverture reste pertinent pour comparer vos differentes campagnes entre elles, mais il faut désormais un policier avec.
Taux de clic
Le taux de clic indique le pourcentage de destinataires qui ont cliqué au moins une fois sur un des liens de votre e-mail. C’est une métrique plus fiable que le taux d’ouverture car elle montre un vrai engagement. En effet, celui qui clique, non seulement a ouvert l’e-mail, mais en plus a trouvé le contenu assez intéressant pour aller plus loin.
On peut distinguer parfois le taux de clic global, calculé sur la totalité des destinataires, et le taux de réactivité, calculé uniquement sur les ouvreurs. Ce dernier indicateur permet d’évaluer la qualité du contenu, indépendamment de la performance de l’objet.
En B2B, un taux de clic compris entre 2 et 5 % correspond à une situation normale. Ce taux dépendra beaucoup de la nature du message et de la visibilité de votre call to action. Plus clair et visible sera votre bouton, généralement plus vous obtiendrez de clics. Un e-mail présentant un seul lien bien mis en valeur obtiendra généralement plus de clics qu’un e-mail présentant 10 liens éparpillés.
Taux de conversion
Le taux de conversion ira plus loin que le simple clic. Il indiquera le pourcentage de destinataires qui auront réalisé la(s) action(s) attendue(s) suite à la consultation de la page sur laquelle ils ont été redirigés après le clic. L’action attendue peut être un achat, une demande de devis, une inscription à un webinar, le téléchargement d’un document…
Cette métrique demande à aller plus loin dans la traçabilité. Il faut être en mesure de relier le clic dans l’e-mail avec l’action concrète effectuée sur le site web. Les plateformes d’emailing permettent généralement d’automatiser ça avec l’ajout de paramètres de tracking sur les URL. Il est ensuite possible de suivre les conversions dans Google Analytics ou d’autres outils d’analyse.
Le taux de conversion est l’indicateur qui montrera le retour sur investissement réel de votre action. En effet, un e-mail peut avoir un très beau taux d’ouverture et de clic, mais s’il ne génère aucune conversion, alors on peut légitimement penser que sa seule finalité été de servir à quelque chose.
Taux de rebond et taux de désinscription
Les rebonds correspondent aux e-mails qui n’ont pas pu être délivrés. On distingue les rebonds » hard « , définitifs, provoqués par une adresse e-mail invalide ou inexistante, et les rebonds » soft « , temporaires, causés par exemple par une boîte e-mail pleine ou un serveur momentanément indisponible.
Un taux de rebond élevé est un des signaux alarmes. Au delà de 2-3%, la qualité de votre base de données pose problème. Les fournisseurs d’accès surveillent ce taux. Trop de rebonds et ils commencent à bloquer vos envois.
Le taux de désinscription correspond à la proportion de personnes qui se désabonnent après réception d’un e-mail. Un taux de désinscription inférieur à 0,5% est satisfaisant. Au delà c’est que quelque chose ne va pas. Soit vous envoyez trop souvent, soit le contenu ne correspond pas aux attentes, soit la base n’était pas qualifiée au départ.
Ces deux métriques sont des indicateurs à surveiller d’autant plus qu’ils impactent votre réputation d’expéditeur et donc votre délivrabilité future.
Emailing et marketing automation
Jusqu’à présent, nous avons principalement évoqué des campagnes à l’unité. Vous décidez de lancer une campagne, vous la créez, vous la programmez, elle part. Mais l’emailing peut également être un processus automatique, sans sollicitation de votre part à chaque envoi.
Le marketing automation, c’est la possibilité d’envoyer des emails automatiquement, en lien avec la situation ou le profil du destinataire. Un internaute télécharge un livre blanc sur votre site? Il reçoit automatiquement un email de remerciement, puis une série d’emails sur le même sujet. Un prospect n’a pas ouvert vos 3 derniers emails? Un scénario de réactivation va automatiquement se déclencher. Un client n’a pas commandé depuis 6 mois? On va lui envoyer automatiquement une offre pour le réactiver…
Ces scénarios, une fois qu’ils sont mis en place, tournent sans arrêt. Ils travaillent pour vous 24h/24, 7j/7. Le gain de temps est énorme, surtout si vous faites partie d’une équipe marketing réduite, et qu’on ne peut pas tout faire à la main.
L’autre avantage, c’est que c’est ultra pertinent. Un email envoyé automatiquement suite à une action bien précise, c’est généralement le bon moment. Le contact vient tout juste de s’intéresser à ce que vous proposez, il est réceptif. C’est bien plus puissant qu’un envoi de masse auquel on aurait pensé un mardi matin…
Il y a plein de scénarios qui sont les plus basiques, et qui sont très simple à mettre en place. L’email de bienvenue, qui est envoyé automatiquement suite à une inscription. La séquence de nurturing, qui permet d’accompagner un prospect dans sa phase de réflexion avec des contenus « pédagogiques ». La relance de panier abandonné pour les e-commerçants. L’email d’anniversaire avec une réduction personnalisée.
Il y a des scénarios un peu plus évolué qui permettent d’aller un peu plus loin. On peut brancher un système de scoring qui va prendre en compte l’engagement du contact, puis selon le niveau d’intérêt, envoyer soit des propositions commerciales à des prospects chauds, soit continuer à envoyer du contenu à des prospects tièdes. Et tout ça sans qu’un commercial ne soit obligé d’intervenir.
Chez Ediware, notre solution permet de construire ces scénarios de relance automatique, mais aussi de les lier à d’autres outils grâce à Zapier. On peut connecter plus de 1000 applications pour automatiser des process qui iraient du formulaire de contact jusqu’à la synchronisation avec votre CRM.
Pourquoi choisir une plateforme emailing française?
Le marché des plateformes emailing est loin d’être saturé par les acteurs. Des solutions américaines comme Mailchimp, ou des alternatives européennes se partagent une bonne partie du marché. Pourtant, choisir une solution made in France, c’est avoir des avantages bien réels, que beaucoup d’entreprises ont tendance à sous-estimer.
Première raison : la proximité, et la qualité du support. Vous êtes lundi soir, vous avez un bug pour envoyer votre newsletter, est-ce que vous préférez vous prendre la tête à essayer de vous comprendre avec un robot / un support anglophone et mal-aimable? Ou alors on peut vous dépanner gentiment dans la langue de Molière? Chez les plateformes internationales, on vous propose souvent de l’aide… par chat, par email, en anglais, dans un délai qui varie, et qui revient souvent à « nous vous répondrons par email… ». Chez Ediware, c’est inclus dans l’abonnement, c’est du dépannage par téléphone avec une vraie personne… et gratuitement!
Deuxième raison : la data. Le RGPD c’est bien, mais cela devra pas être un frein à votre business et stratégie emailing. Depuis l’abrogation du Privacy Shield, le transfert de données hors Union Européenne est devenu plus compliqué. Le souci, c’est que vos données… elles partent sur des serveurs, qui eux, sont basés aux Etats-Unis. Et jusqu’à nouvel ordre, ce pays-ci, c’est assez loin de l’Union Européenne en terme de législation sur la protection des données. Et puis il y a l’autre réalité : beaucoup de vos destinataires sont bel et bien basés en Europe, et vous devez pouvoir la respecter. Avec une solution française, vos données stockées pour que vous puissiez envoyer des emails, restent chez nous : en France, ou au pire en Europe. La conformité, c’est dans l’ADN.
Troisième raison : le marché local. Le B2B, c’est pas une science exacte, et encore moins en France. Entre les lois, les bonnes pratiques et les attentes des pros, y’a pas à discuter, nos chers marketers ont une course de plus à gagner : » Comment je crée une campagne email B2B qui fonctionne avec des décideurs Français? » Et bien d’emblée, une plateforme pensée et conçue pour le marché français, va intégrer en natif et même par défaut que : » Les Français sont sensibles aux belles templates, mais aiment bien connaître la vérité, les tutos sont en français, et puis merde les marketeurs vont donner autre chose en jupytehébergé et bien le dire clairement et précisément « , Et ça, c’est bien tous les détails qui font que les marketeurs Français ne se sentent plus comme des abonnés à un club anglais, s’il vous plait!
Alors, on peut parler sur le marché depuis 2002 chez Ediware. Plus de 20 années d’expérience derrière nous sur le marché du B2B, une des plus belles infrastructures techniques pour l’envoi d’emails (des IP dédiées et beaucoup de process pour vous), une équipe Ediware 100% basée en France, qui aime son rôle d’accompagnateur pour ses clients. Sans oublier : un écosystème inclus dans l’abonnement, incluant la solution où on envoie les emailings, une base de données B2B pour trouver des contacts comme DataProspects, et une solution pour vérifier l’email de ces contacts, CleanMyList. Tout ce qu’il faut pour faire des campagnes qui cartonnent!
Questions fréquentes
C’est quoi l’emailing exactement ?
L’emailing désigne l’envoi groupé d’emails à une liste de destinataires dans un cadre commercial ou marketing. Contrairement à l’email individuel, il nécessite une plateforme spécialisée pour gérer les envois, suivre les statistiques et respecter la réglementation. On parle aussi d’email marketing.
Quelle est la différence entre emailing et newsletter ?
La newsletter est un type d’emailing parmi d’autres. Elle vise à informer et fidéliser avec un contenu éditorial régulier. L’emailing englobe aussi les emails promotionnels, transactionnels, de prospection ou de relance. Chaque format répond à un objectif différent.
L’emailing est-il toujours efficace en 2026 ?
Oui, l’emailing reste le canal marketing digital avec le meilleur retour sur investissement. Les études montrent un ROI moyen de 36€ pour 1€ investi. Les taux d’ouverture restent stables malgré la sur-sollicitation des internautes, à condition de respecter les bonnes pratiques.
Peut-on faire de la prospection par email en B2B ?
Oui, le RGPD autorise la prospection B2B sans consentement préalable sous certaines conditions. L’offre doit être en rapport avec l’activité professionnelle du destinataire. Un lien de désabonnement doit figurer dans chaque message. C’est ce qu’on appelle l’intérêt légitime.
Comment éviter que mes emails arrivent en spam ?
Plusieurs facteurs entrent en jeu. Authentifiez vos envois avec SPF, DKIM et DMARC. Maintenez une base de contacts propre en supprimant les adresses invalides. Évitez les objets trop commerciaux et les contenus uniquement composés d’images. Utilisez une plateforme professionnelle avec une bonne réputation d’expéditeur.
Quel taux d’ouverture viser pour mes campagnes ?
En B2B, un taux d’ouverture entre 15 et 25% est considéré comme correct. Les newsletters à forte valeur ajoutée peuvent atteindre 30% ou plus. Ces moyennes varient selon le secteur et la qualité de la base de contacts. Comparez surtout vos campagnes entre elles pour mesurer votre progression.
Faut-il acheter des bases d’emails pour prospecter ?
Évitez les bases vendues à bas prix par des sources douteuses. Elles contiennent souvent des adresses obsolètes ou piégées qui ruinent votre délivrabilité. En revanche, des bases de données professionnelles B2B comme DataProspects proposent des contacts qualifiés, mis à jour régulièrement et conformes au RGPD.
Quelle plateforme emailing choisir ?
Le choix dépend de vos besoins. Pour le B2B français, privilégiez une solution avec support en français, hébergement des données en Europe et expertise du marché local. Vérifiez aussi les fonctionnalités de personnalisation, les capacités d’intégration avec vos outils existants et le modèle tarifaire.
L’essentiel à retenir
L’emailing n’est pas mort. Alors que l’on n’a cessé de le prédire, il reste et de loin le canal le plus rentable et le plus sûr pour communiquer avec ses clients ou prospects. Et les chiffres sont là pour le confirmer chaque année.
Il doit son succès à plusieurs choses. Un coût à l’envoi qui est presque négligeable. Une audience sur laquelle vous avez le contrôle totalement contrairement aux réseaux sociaux. Des statistiques dans le moindre détail possible pour mesurer et optimiser chaque campagne. Une puissance de personnalisation qui permet de faire parvenir le bon message à la bonne personne au bon moment.
Cela dit, l’e-mailing ne doit pas être pris à la légère. Les résultats dépendent de la qualité de votre base de contacts, de la pertinence ressenti par vos destinataires de vos messages, du respect des règles en matière de délivrabilité et également des règles du jeu en matière de règlementation. Les temps du mass-mailing où l’on shootait dans le tas sont révolus. C’est désormais la qualité qui fait la différence.
Vous souhaitez vous lancer dans vos premières campagnes ou travailler l’amélioration de vos performances? Ediware, c’est plus de 20 ans d’expérience au service des entreprises françaises, porté par une plateforme complète, un support client aux petits soins et une expertise forte en Marketing B2B. On vous montre tout lors d’une démo?







